Portugal : une grand-mère portera l’enfant de sa fille

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Gestation pour autrui

Actualités

Publié le : 12/09/2017

C'est en juillet 2016 que le Portugal a voté une loi autorisant sous certaines conditions la Gestation Pour Autrui (GPA). Une première requête vient d'être approuvée par le conseil portugais de la procréation médicalement assistée : une femme d'une cinquantaine d'années va donc porter l'enfant de sa fille qui a dans le passé subi une ablation de l'utérus, avant laquelle les médecins avaient toutefois prélevé et congelé ses ovocytes.

 

La GPA au Portugal est strictement limitée aux femmes qui souffrent d'une absence ou d'un dysfonctionnement de l'utérus qui empêche la grossesse de façon définitive. Ainsi elle est réservée aux couples hétérosexuels et homosexuels féminins mariés. Dans le cas d'un couple homosexuel féminin, les deux femmes doivent prouver leur incapacité médicale à mener une grossesse. La loi précise que la GPA est réservée aux « couples », et donc ne la permet pas aux femmes seules.

De plus, la mère porteuse ne peut recevoir aucune compensation financière. Le couple s'engage tout de même à payer tous les coûts financiers, justificatifs à l'appui, encourus directement la grossesse.

 

Enfin, seule la GPA « totale » est autorisée, c'est-à-dire que la mère porteuse ne donne pas ses ovocytes. Elle s'engage, également, à limiter le contact au strict minimum avec le bébé afin d'éviter tout risques psychologiques et affectifs, sauf si la mère porteuse fait partie de la famille. Dans ce cas-là elle pourra garder contact avec le bébé. Enfin, dans le cas de la GPA, les parents génétiques sont dès la naissance considérés comme les vrais parents de l'enfant. 


Articles similaires

Des entreprises américaines de vente d’enfants s’invitent pour la cinquième fois à Bruxelles

Des entreprises américaines de vente d’enfants s’invitent pour la cinquième fois à Bruxelles

- Gestation pour autrui

A Bruxelles, les 21 et 22 septembre prochains, des entreprises américaines et canadiennes proposeront sur catalogue un éventail de femmes qui acceptent de porter un enfant contre rémunération pour le remettre ensuite aux commanditaires à la naissance. Des adultes belges et étrangers verront ainsi s'offrir la possibilité de commander la gestation et la délivrance d'un enfant pour un prix situé entre 80.000 et 150.000 euros. C'est la cinquième année de suite que ces organisations promeuvent en ...

Lire la suite

CEDH : pas obligatoire de transcrire à l’état civil l’acte de naissance d’un enfant porté par autrui

CEDH : pas obligatoire de transcrire à l’état civil l’acte de naissance d’un enfant porté par autrui

- Gestation pour autrui

Ce mercredi, la Cour européenne des droits de l'homme a rendu son premier avis consultatif, qui concerne la gestation pour autrui : pour la Cour, le droit au respect de la vie privée de l'enfant requiert que le droit national permette la reconnaissance d'un lien de filiation entre l'enfant et la mère d'intention, mais ne requiert pas que cette reconnaissance se fasse par la transcription sur les registres d'état civil de l'acte de naissance établi à l'étranger. (Voir le Bulletin de l'IEB qui s...

Lire la suite

Portugal : véto présidentiel à la gestation pour autrui

Portugal : véto présidentiel à la gestation pour autrui

- Gestation pour autrui

Alors que le Parlement portugais avait voté le 13 mai 2016 une loi élargissant l'accès à la Procréation Médicalement Assistée (PMA) et autorisant la pratique de la Gestation Pour Autrui (GPA) dite « non commerciale » pour des couples confrontés à une infertilité féminine liée à des dysfonctionnements de l'utérus (cf. Bulletin de l'IEB ), le Président de la République a opposé un veto à la promulgation de cette loi le 7 juin dernier. Marcelo Rebelo de Sousa s'oppose en effet aux dispositions de...

Lire la suite