Belgique : auditions d’experts sur la GPA au sénat

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Gestation pour autrui

Actualités

Publié le : 06/03/2015

Trois propositions de loi ont été déposées au cours des derniers mois en vue d'encadrer la pratique de la gestation pour autrui (GPA) en Belgique.
Il n'est nullement question d'interdire la GPA mais bien d'encadrer cette pratique déjà en vigueur dans 4 centres de procréation en Belgique.
L'une des propositions de loi s'intéresse à l'organisation des « centres de maternité de substitution ». Ce cadre législatif permettrait l'accès à la GPA à tous les couples (hétérosexuels et homosexuels).
On y distingue « la maternité de substitution de haute technologie », qui consiste en l'implantation chez la mère porteuse d'un embryon dont les gamètes proviennent des parents demandeurs, et « la maternité de basse technologie », où la mère porteuse est inséminée artificiellement avec le sperme du père demandeur.
Avant de légiférer, la Commission des Affaires institutionnelles a été chargée des auditions d'une série d'experts, choisis et présentés par les partis politiques. Tous sont favorables à un encadrement.
Des voix s'élèvent pourtant pour s'opposer à cette pratique. Ainsi, certaines féministes voient d'un mauvais oeil l'utilisation du corps de la femme ainsi réduite à un instrument procréatif. Gynécologues et psychologues réaffirment eux aussi que concevoir un enfant en vue de le livrer à un couple commanditaire relève de la méconnaissance ou de l'inconscience des liens qui, inévitablement, se nouent entre la mère et l'enfant durant les 9 mois de la grossesse. La théorie de l'attachement souligne en effet l'impact que peut avoir un arrachement ou un abandon à la naissance pour la mère mais surtout pour le nourrisson.
Dossier de l'IEB: Faut-il légaliser la gestation pour autrui ?

Comparaisons des 3 propositions de loi à l'étude au sénat.


Articles similaires

Mères porteuses indiennes : le Consulat de Belgique réagit.

Mères porteuses indiennes : le Consulat de Belgique réagit.

- Gestation pour autrui

Huit pays de l'UE, dont la Belgique, ont demandé aux cliniques indiennes de ne plus accepter les clients européens en quête d'une mère porteuse, rapporte The Times of India. Les consulats de Belgique, de France, d'Allemagne, d'Italie, des Pays-Bas, de Pologne, d'Espagne et de République tchèque ont écrit à une dizaine de cliniques de Bombay la semaine dernière pour leur demander de réorienter leurs citoyens en quête de mère porteuse vers leur consulat avant d'entamer toute procédure. Cette déc...

Lire la suite

Belgique : pour une interdiction totale de la GPA

Belgique : pour une interdiction totale de la GPA

- Gestation pour autrui

Le 13 octobre 2015, Catherine Fonck, présidente du cdH à la Chambre et Dorothée Klein, présidente des Femmes cdH ont publié une tribune dans le journal La Libre Belgique afin de dénoncer l'extension de la pratique des mères porteuses en Belgique et dans le monde, au détriment de la protection des femmes, spécialement les plus démunies.
Si la France a clairement interdit la GPA dans sa législation, la Belgique entretient un flou juridique, qui permet dans la pratique à trois grands hôpitaux bel...

Lire la suite

Belgique : GPA : un  rapport d’information

Belgique : GPA : un rapport d’information

- Gestation pour autrui

Vendredi 11 décembre, le Sénat a accepté à l'unanimité le rapport rédigé par la Commission des affaires institutionnelles sur la Gestation Pour Autrui (GPA).  En vue de préparer ce rapport d'information, qui n'a aucune force légale, la commission compétente a organisé depuis un an, l'audition de 24 experts, identifiés et choisis par les groupes politiques.
Le Rapport a été communiqué au Premier Ministre, au Président de la Chambre et aux Ministres-Présidents et Présidents des Parlements des Co...

Lire la suite