Belgique : auditions d’experts sur la GPA au sénat

Publié le : Thématique : Début de vie / Gestation pour autrui Actualités Temps de lecture : 1 min.

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Trois propositions de loi ont été déposées au cours des derniers mois en vue d'encadrer la pratique de la gestation pour autrui (GPA) en Belgique.
Il n'est nullement question d'interdire la GPA mais bien d'encadrer cette pratique déjà en vigueur dans 4 centres de procréation en Belgique.
L'une des propositions de loi s'intéresse à l'organisation des « centres de maternité de substitution ». Ce cadre législatif permettrait l'accès à la GPA à tous les couples (hétérosexuels et homosexuels).
On y distingue « la maternité de substitution de haute technologie », qui consiste en l'implantation chez la mère porteuse d'un embryon dont les gamètes proviennent des parents demandeurs, et « la maternité de basse technologie », où la mère porteuse est inséminée artificiellement avec le sperme du père demandeur.
Avant de légiférer, la Commission des Affaires institutionnelles a été chargée des auditions d'une série d'experts, choisis et présentés par les partis politiques. Tous sont favorables à un encadrement.
Des voix s'élèvent pourtant pour s'opposer à cette pratique. Ainsi, certaines féministes voient d'un mauvais oeil l'utilisation du corps de la femme ainsi réduite à un instrument procréatif. Gynécologues et psychologues réaffirment eux aussi que concevoir un enfant en vue de le livrer à un couple commanditaire relève de la méconnaissance ou de l'inconscience des liens qui, inévitablement, se nouent entre la mère et l'enfant durant les 9 mois de la grossesse. La théorie de l'attachement souligne en effet l'impact que peut avoir un arrachement ou un abandon à la naissance pour la mère mais surtout pour le nourrisson.
Dossier de l'IEB: Faut-il légaliser la gestation pour autrui ?

Comparaisons des 3 propositions de loi à l'étude au sénat.


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