Les échographistes belges s’inquiètent de la décision de la Cour d’Appel de Gand

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Diagnostics prénataux

Actualités

Publié le : 06/02/2012

On se rappelle la condamnation d'un gynécologue de la région de Courtrai à dédommager de 100.000 euros les parents d'un enfant handicapé parce qu'il les avait avertis trop tard du handicap de leur petite fille, les empêchant de procéder à un éventuel avortement.
Cette affaire s'inscrit dans la lignée de plusieurs actions judiciaires et la décision de la Cour est lourde de conséquences, notamment dans l'optique d'une médecine défensive. « Une certaine peur s'installe chez les gynécologues et il est de plus en plus difficile de trouver des échographistes vu les risques liés à la pratique » souligne le Pr Jean-Pierre Schaaps, président du groupement des gynécologues-obstétriciens de langue française de Belgique (GGOLFB).
Le Journal du Médecin pose des questions essentielles : un Etat de droit digne de ce nom peut-il rencontrer une demande de ce type ? Et ceux qui avalisent une telle révolution ont-ils pensé aux conséquences psychologiques pour l'enfant ? Quelle sera sa réaction lorsqu'il découvrira ou apprendra que ses parents ont voulu l'empêcher de vivre et qu'à sa naissance, ils ont réclamé et obtenu indemnité du chef de cette naissance ? Peut-on imaginer atteinte plus profonde à la confiance ?
Se pose aussi la question de savoir si un avortement peut être réalisé jusqu'au jour précédant la naissance. (voir Bulletin de l'IEB)
Dossier complet sur ce sujet :" La naissance handicapée : un préjudice indemnisable ?"


Articles similaires

8 centres belges de génétique proposent un test ADN pour détecter la trisomie

8 centres belges de génétique proposent un test ADN pour détecter la trisomie

- Diagnostics prénataux

Afin de dépister la trisomie et lorsqu'ils soupçonnent une anomalie quelconque, les médecins effectuent généralement une amniocentèse, étant toutefois conscients du risque de 1 % de fausse couche provoquée par cette technique invasive. Depuis 6 mois, le Prof Jani (chef du service de gynécologie-obstétrique au CHU Brugmann) utilise une nouvelle technique. "C'est une prise de sang qu'on envoie dans un laboratoire américain. Celui-ci dispose d'une technique qui permet de détecter l'ADN foetal dan...

Lire la suite

Belgique : le sénateur Mahoux appelle à « poursuivre le débat » sur l'euthanasie

Belgique : le sénateur Mahoux appelle à « poursuivre le débat » sur l'euthanasie

- Euthanasie et suicide assisté

Dans une carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir du 10 décembre, le sénateur Philippe Mahoux, « père » de la loi relative à l'euthanasie en Belgique, appelle à « poursuivre le débat ». Partant du constat que la loi est d'application inégale sur le territoire (selon les données fournies par les différents rapports de la Commission de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie, une écrasante majorité des euthanasies rapportées sont pratiquées en Flandre), le sénateur Mahoux appelle les pou...

Lire la suite

Que veulent faire les Belges de leurs informations génétiques ?

Que veulent faire les Belges de leurs informations génétiques ?

- Génétique

Les analyses génomiques sont de plus en plus accessibles et font toujours plus l'objet de partages voire de commercialisation. Qu'en pensent les citoyens belges ? Le Forum citoyen sur l'utilisation des données du génome, organisé en automne 2018 par la Fondation Roi Baudouin et Sciensano, y a répondu en donnant voix à 32 hommes et 32 femmes de milieux et d'âges divers. L'objectif étant d'en informer l'opinion publique, ceux et celles qui décideront d'un encadrement légal des analyses du génome...

Lire la suite