Sentiments de femmes après l’avortement

Publié le : Thématique : Début de vie / Avortement Actualités Temps de lecture : 1 min.

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Publiée dans le Journal of American Physicians and Surgeons, une étude dirigée par le prof. Priscilla K. Coleman, Ph.D., a tenté d'appréhender à grande échelle les conséquences personnelles vécues par les femmes suite à un avortement.  En 2012 et 2013, 987 femmes se sont portées candidates pour approfondir les aspects positifs et négatifs de leur expérience vécue.
Les réponses aux deux « simples » questions posées, ne reflètent pas, selon les chercheurs, les théories féministes actuelles.

Quel changement positif principal la femme a-t-elle ressenti suite à son avortement ?
245 femmes annoncent désormais pouvoir apporter une aide concrète aux femmes en situation de détresse avant ou après un avortement ; 49 s'impliquent dans des mouvements de défense de la vie. 243 femmes, soit 31,6 %, expriment par contre n'avoir pu retirer aucun bénéfice personnel de leur avortement.

Pour la plupart, ces implications positives n'ont émergé qu'après des années voire décennies de détresse psychologique.

Quel a été l'effet négatif principal de l'avortement ? 187 femmes ressentent surtout la perte d'un enfant ?
114 sont tombées en dépression sévère ; 110 femmes ont principalement éprouvé une grosse culpabilité ; 98 de la haine ou de la colère vis-à-vis d'elles-mêmes ; 86 de la honte et 73 surtout du regret ; 71 femmes ont succombé à une addiction à la drogue ou l'alcool ; 61 ont adopté des comportements autodestructeurs ; 60 femmes ont souffert d'un manque d'estime de soi, 56 d'anxiété et 49 de pensées suicidaires.

Beaucoup disent avoir vécu leur avortement comme un moment-pivot, un basculement dans leur estime d'elle-même, leur personnalité et leurs relations.

Si beaucoup de femmes (73,8%) ont évoqué des pressions extérieures (33,2 % se sentaient émotionnellement liées à leur foetus), la majorité dit avoir assumé son choix. Mais 66 % parmi elles ont ajouté savoir qu'elles commettaient une erreur.

Les auteurs de l'étude constatent qu'on se questionne rarement sur l'influence des services d'avortements facilement accessibles en rapport avec le bien-être émotionnel des femmes. On étudie les facteurs de risques d'un avortement, mais pas ses conséquences, dénoncent-ils.

Les conditions économiques et sociales ont été démontrées déterminantes sur la décision d'avorter aux Etats-Unis. « En tant que société qui donne priorité à la liberté et au choix, nous avons l'obligation éthique d'offrir les structures sociales nécessaires pour rendre le choix à la maternité aussi facile que le recours à l'avortement », conclut l'étude.

 L'étude : ICI


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