Royaume-Uni : la British Medical Association plaide pour la décriminalisation totale de l’avortement

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités

Publié le : 29/06/2017

Dans tout le Royaume-Uni – à l'exception de l'Irlande du Nord - l'avortement est partiellement dépénalisé depuis 1967. Une femme peut avorter jusqu'à la 24ème semaine de grossesse si le médecin consulté juge que la poursuite de celle-ci causerait plus de dommages à la santé physique ou mentale de la mère ou de ses enfants déjà nés qu'en y mettant fin. Dans des cas très particuliers, l'avortement est permis jusqu'au terme de la grossesse, si la vie de la mère est menacée par exemple.

Mi-juin, le rapport annuel des statistiques sur l'avortement dénombrait 190.409 avortements en 2016. L'introduction progressive du Diagnostic Prénatal Non-Invasif sur le marché a fait augmenter de 46% les avortements d'enfants porteurs de trisomie 21, il y en a eu 706 en 2016.

Face à ce problème de santé publique que représente l'avortement, et malgré ses conséquences négatives pour les femmes, la British Medical Association (BMA), à l'issue de son rassemblement annuel, vient de voter en faveur de la décriminalisation totale de l'avortement. La BMA, un organisme puissant réunissant les deux tiers des médecins britanniques (même si, dans ce dossier, seuls 500 d'entre eux ont été appelés à se prononcer) appelle ainsi le gouvernement à retirer l'avortement du code criminel et à le placer dans le code de la santé afin que cet acte soit considéré comme une procédure médicale classique.

Parallèlement à ce vote potentiellement lourd de conséquences, plus d'un millier de médecins et d'étudiants en médecine ont adressé une lettre ouverte au président de la BMA, le Dr Anthea Mowat, afin d'exprimer leur opposition à la Motion 50. En effet, pour eux, une telle motion entacherait gravement la réputation de la BMA ainsi que celle de toute la profession médicale britannique.

Source :The Telegraph


Articles similaires

Une enquête gouvernementale sur les conséquences de l’avortement en Allemagne

Une enquête gouvernementale sur les conséquences de l’avortement en Allemagne

- Avortement

Le Gouvernement allemand vient d'accorder un budget de 5 millions d'euros au Ministre de la santé Jens Spahn (CDU), pour lui permettre de mener à bien une enquête sur les conséquences psychologiques à long terme de l'avortement chez les femmes. Il s'agit d'étudier l'existence des « syndromes post-avortement » et de voir dans quelle mesure ils peuvent affecter les femmes. L'enquête doit se dérouler de 2020 à 2023, à raison de 1.25 million d'euros alloué par an.

Cette décision a entraîné de nom...

Lire la suite

Rapport avortement : impossible de poser un juste diagnostic sur les raisons qui poussent les femmes à avorter

Rapport avortement : impossible de poser un juste diagnostic sur les raisons qui poussent les femmes à avorter

- Avortement

Version complète de l'analyse ICI.

  18 273 avortements ont été déclarés en 2018 d'après le nouveau rapport de la Commission nationale d'évaluation de l'interruption volontaire de grossesse (ci-après : "la Commission"). Ce chiffre a légèrement baissé en 2019 avec 18 027 avortements, ce qui revient à un avortement pour 7,7 naissances et à 8,4 femmes concernées pour 1000 femmes en âge de procréer.

  Près d'un tiers des femmes (7 198) ayant avorté en 2018 ont expliqué leur déma...

Lire la suite

Malte résiste et réaffirme son opposition à l'avortement

Malte résiste et réaffirme son opposition à l'avortement

- Avortement

La Présidente nouvellement élue de Malte, Marie Louise Coleiro Préca,  a déclaré qu'en tant que présidente, jamais elle ne signerait une loi légalisant l'avortement. Elle est d'ailleurs soutenue dans son point de vue par Leo Brincat représentant le parti travailliste (gauche) au Conseil de l'Europe . « En ce qui concerne mon parti ... il n'y a pas de « si » ni de « mais » sur cette question. Le Parti travailliste de Malte a toujours été, est et restera contre l'avortement.»
Malte résiste et de...

Lire la suite