Prévenir l’avortement face à une grossesse inattendue

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités

Publié le : 25/10/2017

Face à une grossesse inattendue, la femme se trouve souvent seule et démunie, et parfois poussée vers la solution de l'avortement. C'est pour rompre ce cercle de la solitude et de la panique qu'une initiative s'est développée depuis 2009 en Flandre : « Een buddy bij de wieg ».
Les familles démunies socialement et vulnérables peuvent faire appel à un bénévole qui les accompagnera tout au long de la grossesse et jusqu'à ce que l'enfant ait un an. Le « buddy » prend contact chaque semaine avec la famille dont il s'occupe et l'assure d'un soutien émotionnel mais aussi d'une aide pratique. Il permet de rompre l'isolement dans lequel se trouve la famille, apporte une éducation à la santé, aide avec les procédures administratives… En bref, c'est une personne de confiance, un coach pour la famille en question.

Aujourd'hui, ce sont des étudiants en formation en obstétrique à l'Erasmushogeschool à Bruxelles qui vont participer à ce programme et rejoindre les bénévoles déjà sur le terrain.

En ce moment « Een buddy bij de wieg » accompagne 15 familles à Gand. Le projet s'est également implanté à Hasselt, Turnhout, Anvers et Rotterdam, et depuis 2017, d'autres projets démarrent à Sint-Niklaas, Ronse, Bruxelles et Asse.

Une enquête de Katrien Beeckman, de l'UZ Brussel a en effet montré combien les femmes fragilisées reçoivent généralement moins de soins. A Bruxelles, près de 30 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté en 2016 et un enfant sur 5 nait dans une famille où il n'y a aucun salaire. L'aide apportée par les étudiants en obstétrique et autres bénévoles est donc la bienvenue.

Source : solidariteit.be


Articles similaires

Belgique : Commission de contrôle de l'avortement en panne depuis 4 ans

Belgique : Commission de contrôle de l'avortement en panne depuis 4 ans

- Avortement

Dans une question publiée le 28 décembre 2015 et restée sans réponse à ce jour, la députée Anne Dedry (Ecolo-Groen) s'inquiète de la persistance de l'absence de la commission d'évaluation de la loi du 3 avril 1990 relative à l'interruption de grossesse. Cela fait maintenant 4 ans que la Commission n'a pas été reconstituée, faute de candidats, semble-t-il. La députée s'inquiète des conséquences de cette panne de la Commission, induisant qu'aucun suivi des chiffres relatifs à l'avortement ne soi...

Lire la suite

Création d’un fonds européen de promotion de l'avortement ?

Création d’un fonds européen de promotion de l'avortement ?

- Avortement

Le 23 janvier dernier, le Président Trump a signé un décret stipulant que, pour continuer à percevoir l'aide des fonds de l'USAID (l'agence américaine pour le développement international), les ONG devraient désormais s'engager par écrit auprès de l'Administration Trump à cesser toute activité liée à l'avortement dans des pays où celui-ci est interdit. Ce financement, estimé par ces ONG à 600 millions de dollars sur la durée de son mandat, sera désormais consacré, a affirmé le Vice-Président Mi...

Lire la suite

Délai d’avortement de 12 à 14 semaines en France : des conséquences néfastes pour les femmes et les médecins

Délai d’avortement de 12 à 14 semaines en France : des conséquences néfastes pour les femmes et les médecins

- Avortement

Le 23 février 2022, l'Assemblée nationale française a adopté une loi allongeant le délai d'avortement de 12 à 14 semaines. Cette loi fait pourtant l'objet d'intenses critiques, tant du point de vue des personnes en faveur d'une prévention de l'avortement que des personnes plus favorables à la pratique de l'avortement. Ces critiques se fondent sur deux éléments : d'une part, l'élargissement s'appuie sur l'idée erronée selon laquelle le délai actuel limiterait injustement l'accès à l'avortement ...

Lire la suite