Pénurie de médecins pratiquant l’avortement ?

Publié le : Thématique : Début de vie / Avortement Actualités Temps de lecture : 1 min.

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C'est dans une publication du Centre d'action laïque (CAL) que le Dr Dominique Roynet, partage sa vision à propos de la pratique de l'avortement en Belgique. " Faire des avortements ne s'improvise pas : outre une expertise de la technique de vacu-aspiration sous anesthésie locale, il faut maîtriser la dimension relationnelle et émotionnelle de cet acte peu banal dans la vie d'une femme, pouvoir travailler en équipe pluridisciplinaire et accepter d'être mal payé. " C'est pourquoi, selon elle, il est "urgent" que d'autres universités que l'ULB s'impliquent dans la formation des jeunes généralistes pratiquant l'avortement, au risque de courir le risque d'une pénurie de médecins, et donc d'en limiter l'accès. Le Dr Roynet dénonce également le recours abusif à l'avortement médicamenteux (méthode qui n'est ni simple ni indolore) pour interrompre des grossesses tardives qui, souligne-t-elle, ne peut constituer une solution de rechange face à la pénurie, en ce qu'elle est irrespectueuse de la fragilité psychologique des femmes.
Dominique Roynet rappelle qu'en Belgique, quelque 15.000 avortements par an sont pratiqués dans des centres extra hospitaliers par environs 80 généralistes, dont la majorité ont 50 ans et plus. " Depuis la génération militante des années '70-'80, la relève a été très mal assurée et la formation 'sur le tas' de quelques médecins motivés a souvent abouti à leur abandon de la pratique ", ajoute-t-elle.
Dans une réponse à une question écrite de Zoé Genot (Ecolo), la ministre Onkelinx a indiqué que " les données transmises font état du fait que le droit à l'avortement n'est pas menacé dans les faits à l'heure actuelle. "Quant au futur, elle s'engage à suivre la situation de près.

Rapport 2011 de la Commission d'évaluation de la loi dépénalisant l'avortement : ICI
Source : La Libre 26/07/2013


 


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