Luxembourg : l’avortement ne devrait plus être justifié par une situation de détresse

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités

Publié le : 13/10/2014

Le 22 novembre 2012, la loi luxembourgeoise sur l'avortement avait été modifiée. Cette réforme facilitait notamment les conditions d'accès à l'avortement en l'autorisant pour une femme faisant état d'une situation de détresse tant physique, psychique, que d'ordre social. Ce texte de loi réformé portait une attention particulière à l'information et au conseil de la femme en établissant une double consultation obligatoire, la première avec un médecin, la seconde avec un conseiller social.
Mais aujourd'hui, la nouvelle coalition au pouvoir veut aller plus loin en retirant l'avortement du Code pénal et en supprimant la seconde consultation obligatoire. Rencontrer un conseiller social, pour parler des alternatives ou des mesures d'aide, serait désormais facultatif, sauf pour les mineures. La notion de détresse serait quant à elle supprimée et une possibilité d'objection de conscience serait instituée pour les médecins et aide-soignants. Le délai légal pour pouvoir recourir à un avortement serait fixé à 12 semaines.


Articles similaires

L’avortement tardif est dangereux pour les enfants issus de grossesses ultérieures

L’avortement tardif est dangereux pour les enfants issus de grossesses ultérieures

- Avortement

Il y a quelques mois, une étude finlandaise a montré des risques aggravés pour les grossesses survenant après un avortement tardif.

L'étude a porté sur les données du registre des naissances et du registre des avortements finlandais. Le panel était ainsi constitué de 418 690 femmes ayant accouché pour la première fois d'un enfant unique entre 1996 et 2013. La grande majorité d'entre elles (87%) n'avaient pas avorté auparavant. 11.1% de ces femmes avaient déjà subi un avortement précoce (avant...

Lire la suite

Foetus de 4 mois (photo) : une majorité politique s'apprête à en autoriser l'avortement

Foetus de 4 mois (photo) : une majorité politique s'apprête à en autoriser l'avortement

- Avortement

Une majorité se dégage au Parlement pour autoriser l'avortement jusqu'à 18 semaines après la conception, soit 4 mois (sur la photo ci-dessus, le foetus a 18 semaines).

C'est ce que proposent le MR, l'Open VLD, Ecolo-Groen, le PS, et DéFi.

Les partis PTB-PVDA et le sp.a vont plus loin : ils veulent permettre l'avortement jusqu'à 20 semaines après la conception, ce qui correspond à la moitié d'une grossesse.

Voir ICI pour un synthèse des différentes propositions de loi.

Pour approfondir : Do...

Lire la suite

MSF prône la légalisation de l’avortement dans les pays en développement

MSF prône la légalisation de l’avortement dans les pays en développement

- Avortement

Après Amnesty International, c'est au tour de Médecins Sans Frontière Belgique de réaffirmer sa position en faveur de la légalisation de l'avortement dans les pays en développement. Ce 4 mars, l'ONG publiait un long communiqué de presse pour justifier son opinion (« Les avortements non médicalisés : une urgence oubliée »).  

Ainsi, l'organisation soulève que près de 7 millions de femmes dans le monde subissent chaque année les séquelles d'un avortement non médicalisé et qu'environ 22.000 d'en...

Lire la suite