L’avortement tardif est dangereux pour les enfants issus de grossesses ultérieures

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Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités

Publié le : 19/03/2020

Auteur / Source : IEB; KC S, Gissler M, Klemetti R.

Il y a quelques mois, une étude finlandaise a montré des risques aggravés pour les grossesses survenant après un avortement tardif.

L'étude a porté sur les données du registre des naissances et du registre des avortements finlandais. Le panel était ainsi constitué de 418 690 femmes ayant accouché pour la première fois d'un enfant unique entre 1996 et 2013. La grande majorité d'entre elles (87%) n'avaient pas avorté auparavant. 11.1% de ces femmes avaient déjà subi un avortement précoce (avant 12 semaines) et 1.8% avait subi un avortement tardif (à partir de 12 semaines).

Tout d'abord, comparées aux femmes n'ayant subi aucun avortement, les grossesses suivant un avortement précoce comportent plus de risques que l'enfant ait un poids faible à la naissance (< 2500g). Les grossesses suivant un avortement tardif comportent encore davantage de risques de naissance extrêmement prématurée (avant 28 semaines de grossesse) ou très prématurée (avant 32 semaines), et de poids à la naissance faible ou très faible (<1500g).

Comparé aux femmes ayant subi un avortement précoce, les grossesses suivant un avortement tardif sont également plus risquées. Il existe 2,3 fois plus de risques d'un accouchement extrêmement prématuré. Après plusieurs avortements tardifs, les risques augmentent encore, comparés aux grossesses après plusieurs avortements précoces : les risques de naissance extrêmement prématurée sont multipliés par 4,1, et ceux d'un poids très faible à la naissance sont 2,6 fois plus élevés.

De même, lorsque l'on compare les avortements médicaux tardifs aux avortements médicaux précoces, l'avortement tardif induit plus de risques pour les grossesses ultérieures. La même observation est faite en ce qui concerne les avortements chirurgicaux.

Ainsi, il apparaît clairement qu'un avortement, quel que soit l'âge gestationnel, n'est pas sans conséquences sur les grossesses ultérieures. De toute évidence, plus on avance dans la grossesse, plus les conséquences négatives s'aggravent. Ces constats devraient inciter les Etats à développer davantage la prévention pour diminuer la prise de risque et proposer une alternative au geste plus ou moins risqué que constitue l'avortement pour la santé de la femme et de son éventuel futur enfant. Il convient au minimum d'informer les femmes de ces risques, et de les en protéger en leur offrant un soutien et un accompagnement tout au long de la grossesse.


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