Fact-checking : les lois « pro-vie » aux Etats-Unis protègent aussi la vie des femmes enceintes

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités - Etats-Unis

Publié le : 12/08/2022

Auteur / Source : IEB ; Charlotte Lozier Institute (27/7/2022)

Les 23 états des États-Unis d’Amérique dotés de lois qui protègent l’enfant à naître, permettent un traitement médical nécessaire et dans les temps requis pour sauver la vie de la femme enceinte si celle-ci est en danger, notamment en cas de fausse couche ou de grossesse extra-utérine.


A l’heure où ces états sont accusés de mettre la vie des femmes en danger à cause de leurs lois contre l’avortement, l’Institut Charlotte Lozier a publié une analyse juridique et médicale qui résume chacune des lois des 23 états et s’appuye sur les bulletins du Collège Américain des Obstétriciens et Gynécologues relatifs à différents traitements médicaux en cas de grossesses dangereuses pour la vie de la mère. Cette analyse très précise fournit d’ailleurs un état des lieux très utile sur la législation en vigueur à propos de l’avortement aux États-Unis.

 

Le Dr Ingrid Skop, gynécologue-obstétricienne au Texas, et qui a accompagné la naissance de plus de 5 000 bébés et soutenu d’innombrables femmes à travers des grossesses compliquées, dénonce la prétendue confusion qu’aurait entrainée le récent arrêt de la Cour Suprême des Etats-Unis Dobbs v. Jackson Women’s Health Organisation* : « Je me demande si les médecins qui disent qu’ils ne savent plus comment agir dans l’ère Dobbs ont bien lu la loi et s’ils ont lu les bulletins de l’ACOG (ndlr : le Collège précité) qui sont habituellement utilisés comme directives par les gynécologues ». (…) « La loi et les directives médicales sont en accord, on doit prendre soin des femmes qui souffrent de complications dans leur grossesse. »

 

Concrètement, le traitement d’une fausse couche par exemple, nécessite le retrait du fœtus décédé, même si la technique en soi est semblable à celle d’un avortement sélectif.

 

 

*Dans l’arrêt Dobbs v. Jackson Women’s Health Organisation (juin 2022), la Cour suprême déclare que la Constitution américaine ne confère pas de droit à l'avortement, et que le pouvoir de réglementer une telle pratique revient dès lors aux représentants du peuple dans chaque État. (voy. Actualité IEB)


Articles similaires

Avortements à répétition chez les femmes célibataires aux Pays-Bas

Avortements à répétition chez les femmes célibataires aux Pays-Bas

- Avortement

Les femmes néerlandaises qui se font avorter plusieurs fois sont principalement sans relation stable, ont en moyenne 1 enfant et sont âgées de 25 à 35 ans. C'est ce que révèle une étude de l'Association néerlandaise des médecins pratiquant l'avortement (NGvA).

En 2015, plus d'un tiers des 30.803 avortements provoqués aux Pays-Bas concernaient des femmes ayant déjà vécu un avortement auparavant. Parmi elles, 85% avortaient pour la deuxième ou la troisième fois, près de 9% pour la quatrième foi...

Lire la suite

Belgique : l’avortement : exception ou droit des femmes ?

Belgique : l’avortement : exception ou droit des femmes ?

- Avortement

A l'occasion du 26ème anniversaire de la loi Lallemand-Michielsen du 3 avril 1990 dépénalisant l'avortement, certains députés belges, encouragés par la plateforme « Abortion Right ! », renouvellent une tentative d'élargissement et de normalisation de l'avortement.

S'il s'agissait l'an dernier d'étendre le délai de l'avortement au-delà des 12 semaines légales actuelles (cf. : Bulletin de l'IEB ), une nouvelle proposition de loi déposée par les députés fédéraux DéFI Olivier Maingain et Véroniqu...

Lire la suite

Délai d’avortement de 12 à 14 semaines en France : des conséquences néfastes pour les femmes et les médecins

Délai d’avortement de 12 à 14 semaines en France : des conséquences néfastes pour les femmes et les médecins

- Avortement

Le 23 février 2022, l'Assemblée nationale française a adopté une loi allongeant le délai d'avortement de 12 à 14 semaines. Cette loi fait pourtant l'objet d'intenses critiques, tant du point de vue des personnes en faveur d'une prévention de l'avortement que des personnes plus favorables à la pratique de l'avortement. Ces critiques se fondent sur deux éléments : d'une part, l'élargissement s'appuie sur l'idée erronée selon laquelle le délai actuel limiterait injustement l'accès à l'avortement ...

Lire la suite