Espagne : le Comité de bioéthique soutient la réforme sur l’avortement

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités

Publié le : 12/06/2014

Le Comité de bioéthique espagnol vient de rendre son avis sur le projet de loi visant à limiter le recours à l'interruption volontaire de grossesse  (IVG). Par 9 voix contre 3, le Comité soutient la réforme de la loi sur l'avortementCe projet de loi, précise le Comité, "est plus en conformité avec le droit à la vie" que l'actuelle législation. Le rapport du Comité soutient une loi qui affiche comme priorité la protection de l'enfant à naître quand la loi actuellement en vigueur autorise l'avortement dans les 14 premières semaines de grossesse "sans motif".  
Le Comité demande également à l'exécutif que ce projet de loi prévoit des dispositions d'aides à la maternité pour qu'il puisse donner lieu aux résultats escomptés, à savoir "une diminution du nombre d'avortements". Ces aides devraient concerner la "santé, les services, le fonctionnement du marché du travail, le logement et l'aide  financière".     
Enfin, le Comité demande à ce qu'un soutien soit apporté aux femmes qui ont avorté : "l'information et le soutien aux femmes qui décident d'interrompre définitivement leur grossesse ne doit pas se terminer au moment où cela se produit. La réalité démontre que ces femmes peuvent avoir besoin d'une aide psychologique pour surmonter les conséquences d'une décision que, dans la majorité des cas, elles n'ont pas voulu prendre".
Cet avis consultatif du Comité de bioéthique est l'un des plus attendus car il émane d'experts reconnus.
Source : Genethique.org


Articles similaires

MSF prône la légalisation de l’avortement dans les pays en développement

MSF prône la légalisation de l’avortement dans les pays en développement

- Avortement

Après Amnesty International, c'est au tour de Médecins Sans Frontière Belgique de réaffirmer sa position en faveur de la légalisation de l'avortement dans les pays en développement. Ce 4 mars, l'ONG publiait un long communiqué de presse pour justifier son opinion (« Les avortements non médicalisés : une urgence oubliée »).  

Ainsi, l'organisation soulève que près de 7 millions de femmes dans le monde subissent chaque année les séquelles d'un avortement non médicalisé et qu'environ 22.000 d'en...

Lire la suite

Avortement – Gynécologues, médecins et soignants toujours plus nombreux à s’opposer à la proposition de loi

Avortement – Gynécologues, médecins et soignants toujours plus nombreux à s’opposer à la proposition de loi

- Avortement

A la veille de la reprise des discussions autour de la proposition de loi IVG à la Chambre, c'est désormais au tour de nombreux gynécologues d'exprimer leurs vives inquiétudes face au contenu de cette réforme. Dans une tribune publiée ce jeudi dans les quotidiens Le Soir et Het Laatste Nieuws, neuf gynécologues issus des quatre coins du pays expliquent en quoi cette proposition de loi est non seulement « précipitée » et « prématurée », mais aussi inefficace et même contreproductive dans les me...

Lire la suite

En Nouvelle-Zélande, l’avortement deviendra-t-il un soin de santé ?

En Nouvelle-Zélande, l’avortement deviendra-t-il un soin de santé ?

- Avortement

La Nouvelle-Zélande veut retirer toute restriction légale à l'avortement jusqu'à 5 mois (20 semaines) de grossesse. En août 2019, le Parlement néozélandais a voté en première lecture un projet de loi actuellement en débat pour libéraliser l'avortement. Deux lectures sont encore nécessaires pour promulguer la loi.

La loi néozélandaise considère aujourd'hui l'avortement comme un crime, dépénalisé sous certaines conditions (sur cette question, voir le Flash expert IEB "Faut-il dépénaliser l'avor...

Lire la suite