Des jeunes filles mineures subissent des avortements sans que leurs parents en soient même informés

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités - Belgique

Publié le : 15/03/2009

La loi belge relative à l'interruption volontaire de grossesse n'évoque pas l'âge de la femme. C'est pourquoi les établissements pratiquant l'avortement cherchent à « évaluer », au cas par cas, la maturité de la jeune fille au cours des différents entretiens qui précèdent l'avortement. Ils lui conseilleront généralement de se faire accompagner par un adulte de son choix qui pourra la soutenir psychologiquement et qui veillera à ce qu'elle soit soignée rapidement en cas de complication médicale.

En outre, depuis la loi du 22 août 2002, un mineur d'âge peut exercer lui même son droit à la protection de sa vie privée, notamment en ce qui concerne les informations liées à sa santé et son intimité, à condition que le médecin l'estime apte à apprécier raisonnablement ses intérêts. Par conséquent, une jeune fille qui souhaite avorter et ne veut pas, pour un motif quelconque, que ses parents le sachent, a droit au secret.

On peut se demander s'il est bon de faciliter ainsi l'exclusion des parents d'un dialogue concernant une décision qui peut affecter durablement leur enfant, tant d'un point de vue physique que psychologique.

Source : IEB


Articles similaires

51 avortements par jour dans notre pays

51 avortements par jour dans notre pays

- Avortement

Le nombre d'avortements dans notre pays continue à croître. En 2007, la dernière année pour laquelle les chiffres sont connus, 18.705 femmes ont subi un avortement, ce qui revient à environ 51 avortements par jour. Près de la moitié de ces femmes disent qu'elles n'employaient pas de moyen de contraception. Environ 15% des avortements concernent des jeunes filles âgées de 12 à 19 ans. Une femme sur trois qui avorte a déjà avorté auparavant. Le rapport de la Commission d'Evaluation est télécharg...

Lire la suite

La majorité des avortements sont pratiqués à Bruxelles

La majorité des avortements sont pratiqués à Bruxelles

- Avortement

  A Bruxelles, une grossesse sur quatre se termine par un avortement. Ces chiffres sont respectivement de une sur dix en Flandre et de une sur huit en Wallonie. Selon Hanan Ben Abdeslam, du centre d'expertise «Volle Maan », ce chiffre particulièrement élevé pour la Capitale s'explique par le fait que des facteurs religieux, culturels mais aussi financiers freinent le recours à la contraception. De plus, la fertilité reste un sujet tabou dans différentes cultures étrangères. Cela explique pourq...

Lire la suite

Les avortements forcés continuent en Chine

Les avortements forcés continuent en Chine

- Avortement

La « politique des deux enfants » a de nouveau fait une victime en Chine : une femme enceinte de son troisième enfant a été forcée d'avorter après qu'on la menace d'envoyer son frère en camp d'internement.

Bien qu'étendue à deux enfants depuis le 1er janvier 2016, la « politique de l'enfant unique » chinoise (instaurée en 1979) expose les femmes à un choix « imposé » à partir du troisième enfant : avorter ou bien régler des amendes dissuasives et subir des menaces. (Voir Bulletin de l'IEB)

E...

Lire la suite