Création d’un fonds européen de promotion de l'avortement ?

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités

Publié le : 09/02/2017

Le 23 janvier dernier, le Président Trump a signé un décret stipulant que, pour continuer à percevoir l'aide des fonds de l'USAID (l'agence américaine pour le développement international), les ONG devraient désormais s'engager par écrit auprès de l'Administration Trump à cesser toute activité liée à l'avortement dans des pays où celui-ci est interdit. Ce financement, estimé par ces ONG à 600 millions de dollars sur la durée de son mandat, sera désormais consacré, a affirmé le Vice-Président Mike Pence, à une meilleure prise en charge des femmes durant leur grossesse et leur maternité.

Pour la ministre néerlandaise du Commerce international, de la Coopération et du Développement, Lilianne Ploumen, les organisations précédemment financées par les contribuables américains ne doivent pas subir les conséquences d'un changement de cap.

C'est pourquoi elle a proposé, avec le soutien de la Belgique et du Danemark, la création d'un fonds soutenu par les européens, soit nationalement, soit via les Fonds des Institutions européennes. Ce fond « préviendra donc les femmes et les filles d'être abandonnées, parce qu'elles doivent pouvoir décider pour elles-mêmes si elles veulent des enfants, avec qui et quand », estime-t-elle. « L'immense vide que créera le retrait du financement des États-Unis ne peut être comblé que par une réaction robuste des gouvernements, des organisations de coopération et des donateurs individuels » a-t-elle rajouté.

Parallèlement, les Affaires étrangères belges rapportent que « le vice-Premier ministre belge Alexander De Croo a annoncé que la Belgique organisera une conférence internationale à Bruxelles au printemps. L'objectif est de rassembler des pays, organisations et entreprises privées qui partagent la même vision et qui soutiennent l'Initiative globale de collecte de fonds She Decides », indiquent les Affaires étrangères.

Source : Le Monde, The Washington Post, Site Affaires étrangères Belgique.


Voir aussi Opinion dans LaLibre.be : Pourquoi dépenser 10 millions d'euros pour contrer le décret américain sur l'avortement ?


Articles similaires

France : questionnement de certains députés face au nombre d’avortements

France : questionnement de certains députés face au nombre d’avortements

- Avortement

Les responsables politiques français ont voulu comprendre le phénomène de l'avortement dans leur pays dont le nombre est évalué à 221.000 par an. C'est pourquoi, ils viennent de produire un document de travail « informatif ». Y sont comparées les législations de 8 pays concernant l'avortement : l'Allemagne, la Belgique, l'Italie, la Suède, la Suisse, le Texas aux Etats-Unis, l'Irlande ou la Pologne. 

Les chiffres éveillent la curiosité : comment se fait-il par exemple que l'Italie ait réussi ...

Lire la suite

Extension du "droit" à l'avortement au Luxembourg

Extension du "droit" à l'avortement au Luxembourg

- Avortement

Ce mardi 2 décembre, la Chambre des députés du Grand-Duché de Luxembourg a adopté par 38 voix contre 22, une loi libéralisant une fois de plus l'avortement, après une loi de novembre 2012 qui avait elle-même libéralisé la loi de 1978. Le texte original de 1978 correspondait plus ou moins à la loi française dite Loi Veil. La nouvelle loi étend encore le « droit » à l'avortement, en supprimant notamment la notion de détresse ou encore la deuxième consultation obligatoire pour les femmes souhaita...

Lire la suite

Avortement : le Conseil d'Etat a rendu son avis sur les amendements à la proposition de loi

Avortement : le Conseil d'Etat a rendu son avis sur les amendements à la proposition de loi

- Avortement

La demande d'avis concerne 30 amendements à la proposition de loi 'modifiant diverses dispositions législatives en vue d'assouplir les conditions pour recourir à l'interruption de grossesse'. Cette proposition de loi fut adoptée en deuxième lecture, le 20 décembre 2019, par la Commission de la Justice de la Chambre de Représentants, faisant suite à un premier avis du Conseil d'État. Celui-ci n'avait alors soumis aucune critique sur le texte, hormis concernant l'extension du délit d'entrave, qu...

Lire la suite