Chili : repénaliser l’avortement n’entraîne pas une hausse de la mortalité maternelle

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités

Publié le : 09/01/2015

Le docteur Elard Koch, directeur de recherche à l'Institut Melisa, a publié récemment une étude consacrée à l'évolution de la mortalité maternelle avant et après le repénalisation de l'avortement au Chili.
Il constate que le nombre de morts maternelles a connu une baisse de 69.2%, passant de 41.3 à 12.7 pour 100.000 femmes depuis 1989, date à laquelle le Chili a repénalisé l'avortement. Ce pays connaît désormais un taux de mortalité maternelle inférieur à celui des Etats-Unis et il affiche le deuxième meilleur taux pour l'ensemble des Amériques. C'est une tendance continue depuis 1960.
Cette étude, qui met l'accent sur le travail de prévention réalisé au Chili depuis de nombreuses années, semble donc nettement contredire l'argument couramment avancé du lien entre l'interdiction de l'avortement et la mort de nombreuses femmes qui y recourraient dans la clandestinité et dans des conditions d'hygiène insuffisantes.
Source : Melisa Institute


 


Articles similaires

Pays-Bas : avortements tardifs réalisés dans les hôpitaux belges

Pays-Bas : avortements tardifs réalisés dans les hôpitaux belges

- Avortement

L'avortement tardif (au-delà de 24 semaines et en cas de graves anomalies foetales) et l'euthanasie de nouveau-nés porteurs d'un handicap sont dépénalisés aux Pays-Bas en vertu de la « Directive de non-poursuite des cas d'euthanasie sans requête et des avortements tardifs » de 2007. La procédure utilisée pour les euthanasies de nouveau-nés est connue sous le nom de Protocole de Groningen (cf. le dossier IEB : L'euthanasie des nouveau-nés et le Protocole de Groningen).

Chaque année, la Commiss...

Lire la suite

L’avortement d’un enfant presque à terme est bien possible

L’avortement d’un enfant presque à terme est bien possible

- Avortement

En droit belge, il est possible d'avorter un enfant à la veille de sa naissance.
Nouveau Flash Expert

Un examen de la loi nous apprend que « Au-delà de 12 semaines, l'interruption volontaire de grossesse ne pourra être pratiquée que lorsqu'il est certain que l'enfant à naître sera atteint d'une affection d'une particulière gravité ET reconnue comme incurable au moment du diagnostic ». La loi ne fixant pas de limite maximale au-delà de 12 semaines pour ces cas, l'interruption volontaire de gr...

Lire la suite

Maroc : élargissement de la loi sur l’avortement

Maroc : élargissement de la loi sur l’avortement

- Avortement


Jusqu'à présent, au Maroc, la pratique de l'avortement n'était dépénalisée que dans le cas où la santé de la femme était en danger. Depuis plusieurs mois, cependant, certaines associations ont accentué la pression sur l'opinion publique et le monde  politique pour réclamer un élargissement des conditions d'accès à l'avortement en vue de lutter contre « l'avortement clandestin et non médicalisé ». C'est ainsi que le 15 mai dernier, un communiqué annonçait que l'avortement pourrait dans un aven...

Lire la suite