Chili et Pérou : résistance à la pression de l‘avortement

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités

Publié le : 10/06/2015

Deux projets de loi ont été déposés respectivement au Pérou et au Chili en faveur d'une dépénalisation de l'avortement. Toutefois, ces deux Etats d'Amérique du Sud voient en leur sein une véritable résistance à cette réforme.
Au Pérou, le 26 mai 2015, le Congrès a largement rejeté le projet de loi déposé par les associations féministes visant à autoriser l'avortement en cas de viol. La législation péruvienne maintient donc la prohibition de l'avortement, considéré sous toutes ses formes comme un crime, à l'exception des cas où la poursuite de la grossesse représente un risque mortel pour la mère.
Au Chili, à l'annonce de la transmission au Parlement d'un projet de loi portant sur la dépénalisation de l'avortement par la présidente du Chili, Michelle Bachelet, de nombreux médecins se sont levés derrière les organisateurs du mouvement “#NadieSobra” (personne n'est de trop) pour mener une campagne vidéo de protestation sous le slogan “#Nocuentenconmigo” (ne comptez pas sur moi).
Invoquant leur objection de conscience, les médecins ont menacé, si cette loi venait à passer, de ne pas l'appliquer au motif qu'ils ont « choisi d'être des professionnels de la santé pour soigner, soutenir et protéger la vie de chacun. »
Comme au Pérou, le Chili dispose déjà d'un protocole médical pour les cas où la grossesse menacerait la vie de la mère.
Lien vers la vidéo chilienne : ICI

 


Articles similaires

Belgique : autour de l’avortement, c’est la liberté d’expression qui est menacée

Belgique : autour de l’avortement, c’est la liberté d’expression qui est menacée

- Avortement

A l'heure où plusieurs lobbies ont entamé récemment une campagne visant à sortir l'avortement du code pénal, la conjonction de deux événements, à savoir un cours de philosophie dispensé à l'Université Catholique de Louvain par le professeur Stéphane Mercier - où ce dernier déployait un argumentaire qualifiant l'avortement de meurtre - et une interview radio de la porte-parole de la Marche pour la Vie, Constance du Bus, a permis de faire surgir, au-delà du débat souvent brimé sur l'avortement, ...

Lire la suite

Avortement : le Honduras ne cède pas aux pressions internationales

Avortement : le Honduras ne cède pas aux pressions internationales

- Avortement

En 1983, le Code Pénal du Honduras avait été assoupli, ouvrant la porte à l'avortement en cas de grossesse mettant la vie de la mère en danger, en cas de viol et lorsque le foetus était porteur d'une malformation.

Deux ans plus tard, en 1985, le législateur est revenu sur ces modifications qu'il a abrogées car jugées contraires à la Constitution établissant le caractère inviolable de la vie, l'enfant à naître étant considéré de la même manière que toute personne humaine née.

Depuis, les pres...

Lire la suite

Chili : repénaliser l’avortement n’entraîne pas une hausse de la mortalité maternelle

Chili : repénaliser l’avortement n’entraîne pas une hausse de la mortalité maternelle

- Avortement

Le docteur Elard Koch, directeur de recherche à l'Institut Melisa, a publié récemment une étude consacrée à l'évolution de la mortalité maternelle avant et après le repénalisation de l'avortement au Chili.
Il constate que le nombre de morts maternelles a connu une baisse de 69.2%, passant de 41.3 à 12.7 pour 100.000 femmes depuis 1989, date à laquelle le Chili a repénalisé l'avortement. Ce pays connaît désormais un taux de mortalité maternelle inférieur à celui des Etats-Unis et il affiche le ...

Lire la suite