Bruxelles: les manifestantes pro-avortement reconnaissent la réalité de l’enfant.

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités

Publié le : 12/09/2018

La Caravane des femmes a déambulé le dimanche 9 septembre à Bruxelles. Les 1.650 manifestantes « exigent qu'une femme enceinte puisse décider en toute liberté de poursuivre ou non sa grossesse », et d'ajouter « La loi doit reconnaître le droit de chaque femme à décider elle-même si elle souhaite ou non avoir des enfants, quand en avoir et avec qui ».

Le visage de l'enfant apparaît donc dans la revendication. Il ne s'agit plus d'un amas de cellules humaines. L'enfant est nommé et rejoint la réalité de son existence.

Malgré cela, les manifestantes s'opposent à la proposition de loi de la majorité gouvernementale, qui règlementerait l'avortement, tout en gardant des sanctions pénales en cas de non-respect des conditions légales. Ceci est inadmissible pour la Caravane des femmes.

Sans la libéralisation totale de l'avortement, elles estiment ne pas être des « citoyennes à part entière » puisqu'elles n'auraient pas « le droit de décider elles-mêmes si elles veulent ou non poursuivre une grossesse ».

 

Citoyennes à part entière, plusieurs le seront puisque il a été décidé d'une sanction administrative pour avoir organisé en avril dernier, en marge de la Marche pour la Vie  à Bruxelles, une contre-manifestation non autorisée.

 

La police avait dû intervenir face à l'agressivité des contre-manifestantes. Aujourd'hui, certaines risquent une sanction administrative « qui peut monter jusqu'à 350 euros » et la Ville de Bruxelles a entamé des poursuites judiciaires « pour entrave méchante à la circulation, notamment des bus et des trams ». « Ces personnes doivent le savoir : elles ont le droit de manifester mais ici, elles ont enfreint une série de règles. Nous leur avons proposé une médiation mais elles l'ont refusée. C'est leur droit ! Elles iront maintenant devant le fonctionnaire-sanctionnateur et pourront faire valoir leurs droits », a expliqué Philippe Close, le bourgmestre de la ville.


Articles similaires

L’avortement est-il devenu un droit  ?

L’avortement est-il devenu un droit ?

- Avortement

Se joignant aux autres partis politiques, le cdH (Georges Dallemagne) et le CD&V (Roel Desyn) viennent de co-signer le texte de la Résolution relative à la santé et aux droits sexuels et reproductifs dans le cadre des « Objectifs du Millénaire post-2015 », déposée par Karine Lalieux et consorts.

On y lit notamment que  les signataires considèrent l'avortement comme étant un droit : « l'accès aux moyens contraceptifs ainsi que le droit à l'avortement font partie intégrante des droits sexuels e...

Lire la suite

Le nombre d’avortements chez les adolescentes en constante augmentation

Le nombre d’avortements chez les adolescentes en constante augmentation

- Avortement

Selon Chantal Kortmann, médecin membre de la Commission d'évaluation de la loi sur l'avortement, le nombre d'avortements  subis par des adolescentes est en constante augmentation. En 2007, il y avait 107 avortements chez des jeunes entre 10 et 14 ans tandis que ce chiffre s'élevait à 2601 pour des jeunes entre 15 et 19 ans, ce qui correspond à la moitié des presque 6000 grossesses recensées chez des adolescentes.
Alors qu'une des priorités de la loi sur l'avortement était de diminuer le nombre...

Lire la suite

Belgique : on connaît les membres de la commission avortement

Belgique : on connaît les membres de la commission avortement

- Avortement

Il y aura bientôt une nouvelle Commission d'Evaluation de la loi sur l'avortement, avec des candidats qui affirment publiquement ne pas en respecter les dispositions.

En séance plénière du jeudi 22 décembre 2016, la Chambre des Représentants a procédé à l'établissement d'une double liste de 16 candidats, effectifs et suppléants, visant à composer la Commission Nationale d'évaluation chargée d'évaluer l'application des dispositions relatives à l'interruption de grossesse. Chaque candidat s'éta...

Lire la suite