Belgique : peut-on proposer aux femmes en détresse une autre option que celle de l’avortement ?

Publié le : Thématique : Début de vie / Avortement Actualités Temps de lecture : 1 min.

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Une campagne d'information avec affichage dans les trams anversois vient d'être interdite et retirée de l'espace public. On y voyait une jeune femme en questionnement par rapport à sa grossesse et l'adresse du site internet ongeplandzwanger.be

Les initiateurs de cette campagne d'information sont des personnes qualifiées (médecins, psychologues, infirmières) dont l'expérience en matière d'accompagnement de la détresse des femmes n'est plus à démontrer. Depuis plusieurs années, les animations proposées par l'ASBL Jongeren Info Life (JIL) sont très bien accueillies dans les écoles qui cherchent à sensibiliser les jeunes de tous horizons par rapport à l'avortement. Ce programme est d'ailleurs développé en accord avec l'association Siriz aux Pays-Bas, elle-même subventionnée par le gouvernement néerlandais.

Mais en Belgique, et plus particulièrement en Flandre, il semble qu'il y ait une situation de monopole en faveur de Sensoa (centre d'expertise flamand de la santé sexuelle), selon un décret flamand sur la prévention et l'éducation sexuelle. Dans un article paru dans De Morgen, il est même question de mettre JIL et ses associés sur une liste noire, du seul fait que JIL désinformerait la population en mettant trop l'accent sur les séquelles de l'avortement au lieu d'insister sur le soulagement des femmes après l'intervention.

Faisant suite à une question posée au Parlement flamand, la Ministre flamande de l'éducation a pourtant réaffirmé que les écoles doivent avoir la liberté de choisir elles-mêmes les intervenants qualifiés pour l'éducation sexuelle aux écoles. JIL peut donc être invité en milieu scolaire sans problème.

Mais suite à diverses interpellations ultérieures, la campagne d'information a finalement été retirée des tramways anversois. La question se pose dès lors de savoir s'il est encore permis aujourd'hui à une association qui encourage respectueusement les femmes à garder leur enfant de se faire connaître dans l'espace public.

Dossier de l'IEB :
1. Les conséquences psychologiques de l'avortement
2. Liste des études scientifiques sur les conséquences psychologiques de l'avortement


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2006 : 17.640
2009 : 18.870 2007 : 18.033
2010 : 19.095 2008 : 18.595
2011 : 19.578

 Soit une augmentation de 1.938 interruptions volontaires de grossesse en 5 ans.
 
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