Belgique : faut-il sortir l'avortement du Code pénal ?

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités

Publié le : 02/02/2017

Ces derniers mois, 3 colloques ont été organisés à l'initiative de la laïcité organisée visant à sortir l'avortement du Code pénal, dont le dernier en date, le vendredi 27 janvier dans les bâtiments du Sénat.
Plusieurs propositions de loi sont d'ailleurs déjà prêtes (Voir tableau). D'autres partis disent y travailler.

L'argument principal est que l'avortement volontaire est un choix de la femme et le maintenir au sein du Code pénal pourrait mener à une culpabilisation de celle-ci.

La brochure "L'avortement hors du Code pénal" réalisée par le CAL, pointe du doigt le noeud du problème : " En tant que laïques, nous ne considérons pas que les cellules en développement à l'intérieur de l'utérus soient – même à 14 semaines – "un enfant à naître." (Voir photo ci-contre)

Cette vue de l'esprit est au coeur de la problématique. Et malgré les progrès scientifiques actuels qui permettent de voir et de comprendre le développement de l'embryon et du foetus, progrès qui permettent aussi les découvertes de la procréation médicalement assistée et de l'embryologie humaine, l'embryon semble n'être que ce que l'on veut qu'il soit : amas de cellules négligeables pour les uns, ou corps embryonnaire, foetus, bébé pour les autres.

D'où la question : l'avortement ne concerne-t-il vraiment que la femme ?
 
A lire : Flash Expert "Sortir l'avortement du Code pénal?"


Articles similaires

Parlement européen : résolution pour imposer un « droit à l’avortement »

Parlement européen : résolution pour imposer un « droit à l’avortement »

- Avortement

L'eurodéputé belge Marc Tarabella (socialiste) a remis il y a peu un rapport et une proposition de résolution visant, entre autres, à imposer l'avortement comme un droit fondamental applicable à l'ensemble des pays membres de l'Union européenne. Et ce, malgré que les questions politiques familiales soient hors du champ de la compétence législative de l'Union, les parlements nationaux étant les seuls compétents pour légiférer sur ces sujets (principe de subsidiarité).
Au nom de la « défense des...

Lire la suite

France : le délit d'entrave numérique à l'avortement définitivement adopté par le Parlement

France : le délit d'entrave numérique à l'avortement définitivement adopté par le Parlement

- Avortement

Adopté définitivement par l'Assemblée nationale le 16 février dernier, le texte nouvellement adopté est censé permettre aux femmes d'exercer pleinement leur droit d'avorter en ayant accès à une information fiable. Il prévoit ainsi de pénaliser les sites coupables de « désinformation », avec de lourdes sanctions infligées à ceux qui transmettent des informations estimées fausses et « de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséqu...

Lire la suite

Vers une pénurie des médecins pratiquant l'avortement en Belgique ?

Vers une pénurie des médecins pratiquant l'avortement en Belgique ?

- Avortement

Cela fait 23 ans que l'avortement est autorisé en Belgique. " Il est urgent que d'autres universités que l'ULB s'impliquent dans la formation des jeunes généralistes pratiquant l'avortement, au risque d'aboutir à une pénurie, et donc d'en limiter l'accès au droit " a écrit le docteur Dominique Roynet dans l'état des lieux 2013 du Centre d'Action Laïque (CAL) sur l'avortement.
Celle-ci dénonce également le recours abusif à l'avortement médicamenteux (méthode qui n'est ni simple ni indolore) pou...

Lire la suite