Avortements en direct d’enfants handicapés : émission télévisée en Flandre.

Publié le : Thématique : Début de vie / Avortement Actualités Temps de lecture : 1 min.

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Durant près de 51 minutes, le téléspectateur partage la souffrance de ces couples apprenant le handicap de leur enfant à naître. Tous ont opté pour l'interruption de la grossesse, se justifiant et rejoignant ainsi l'avis unanime des professionnels de la santé interrogés par la VRT.
La « mise à mort » (entre les minutes 5 et 10) du bébé est livrée aux téléspectateurs, qui suivent les gestes du médecin lorsqu'il introduit à travers le ventre arrondi de la maman, le produit létal dans le coeur du bébé. L'arrêt cardiaque du bébé est audible et visible à l'écran. On peut s'interroger quant à l'impact d'une telle émission sur la population mais aussi chez les personnes handicapées elles-mêmes.

En Belgique, l'IMG (interruption médicale de grossesse) peut être pratiquée jusqu'au terme de la grossesse, lorsque la poursuite de celle-ci met en péril grave la santé de la femme ou lorsqu'il est certain que l'enfant à naître sera atteint d'une affection d'une particulière gravité et reconnue comme incurable au moment du diagnostic.  (Code pénal, Art. 350, 4°)

Certains professionnels, tout en reconnaissant que cet acte est à la « limite de l'intolérable »,  le justifient en le décrivant comme un « crime compassionnel » accompli pour le bien de l'enfant à naître afin de lui éviter une vie de souffrance. Suite à l'arrêt de la Cour d'Appel de Courtrai, les « soignants » vont se trouver contraints à un geste actif de foeticide intra utero pour empêcher la naissance d'un enfant vivant qui ne peut légalement être euthanasié (eugénisme anténatal).

Rappelons que certaines propositions de loi sont prêtes à être votées pour dépénaliser l'euthanasie des bébés handicapés. On sait en effet, que suivant la pratique des Pays-Bas, le Protocole de Groningen est déjà en vigueur dans certains hôpitaux, indiquant dans quelles circonstances, un bébé porteur d'un handicap à la naissance devrait recevoir certaines substances dans le but de provoquer sa mort.
Voir aussi Bulletin de l'IEB

 Et Dossier de l'IEB: "Questions d'infanticide : bruits d'euthanasie des enfants handicapés"


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