Avortement : le Honduras ne cède pas aux pressions internationales

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités

Publié le : 18/05/2017

En 1983, le Code Pénal du Honduras avait été assoupli, ouvrant la porte à l'avortement en cas de grossesse mettant la vie de la mère en danger, en cas de viol et lorsque le foetus était porteur d'une malformation.

Deux ans plus tard, en 1985, le législateur est revenu sur ces modifications qu'il a abrogées car jugées contraires à la Constitution établissant le caractère inviolable de la vie, l'enfant à naître étant considéré de la même manière que toute personne humaine née.

Depuis, les pressions de certains organismes se faisaient sentir : l'ONU (via les aides proposées par son agence de coopération internationale pour le développement) mais aussi Amnesty International, avaient poussé pour une révision du texte de loi.

Ce 3 mai 2017, le Congrès national du Honduras a rejeté une proposition de dépénaliser l'avortement. Le Code Pénal reste intact et stipule que « L'avortement est le meurtre d'un être humain à n'importe quel moment de la grossesse ou pendant l'accouchement. Quiconque provoque intentionnellement un avortement sera puni. »

Toutefois, lorsque la vie de la maman est en danger, un acte médical qui vise à sauver les deux vies, et au pire uniquement celle de la femme, reste légal. En faisant prévaloir le droit à la protection de la vie de la mère, cette dernière ainsi que son praticien peuvent justifier de la nécessité du recours à cette intervention pour sauver sa vie. Il n'était donc pas nécessaire de modifier le code pénal pour que le Honduras demeure cohérent dans sa définition du respect de toute vie humaine. Les vies de la mère et du foetus sont ainsi considérées d'égale dignité.

 Source : Human Rights Watch


Articles similaires

Etats-Unis : le soutien à l’avortement en baisse, le nombre d’avortements aussi

Etats-Unis : le soutien à l’avortement en baisse, le nombre d’avortements aussi

- Avortement

Selon un nouveau sondage de Marist Poll, 84% des Américains ne sont pas favorables au fait de permettre l'avortement, et surtout pas au-delà des trois premiers mois de la grossesse.
D'après cette même étude, 60% des Américains jugent l'avortement « moralement inacceptable » tandis que 64% pensent que le taux d'avortement aux Etats-Unis est supérieur à ce qu'il devrait être.
D'après78% des sondés sont favorables à une notification parentale dans le cas de l'avortement d'une mineure, 68% s'oppos...

Lire la suite

France : augmentation du nombre d’avortements en 2013

France : augmentation du nombre d’avortements en 2013

- Avortement

La Direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (DREES), organisme affilié au Ministère de la Santé, a rendu son rapport sur les données françaises de 2013 relatives à l'avortement. Elle y relate une hausse de 4,7% du nombre d'avortements par rapport à 2012 après une période de stabilité depuis 2010. La France atteint ainsi un taux record d'avortements avec 229 000 avortements en 2013, soit 15,6 avortements pour mille femmes.
Les analyses statistiques révèlent que...

Lire la suite

Appel aux sages-femmes pour répondre aux demandes d’avortement ?

Appel aux sages-femmes pour répondre aux demandes d’avortement ?

- Avortement

Répondant à une interpellation de la député MR Valérie Warzée-Caverenne à propos d'une éventuelle pénurie de médecins prêts à pratiquer l'avortement,  la Ministre de la santé, Madame Onkelinx a fait certaines propositions, réaffirmant  « cette liberté fondamentale pour la femme de disposer de son corps ».
Dédramatisant le spectre de la pénurie, la Ministre  affirme que « seuls 2 des 31 centres extrahospitaliers ont manifesté une situation problématique » rappelant aussi que « l'alternative hos...

Lire la suite