Avortement de mère en fille ?

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités

Publié le : 13/02/2018

Les adolescentes dont les mères ont avorté sont 2,5 fois  plus susceptibles d'avoir elles aussi recours à l'avortement, selon une étude publiée dans le Journal de l'association médicale canadienne.

Pour tenter d'approfondir cet aspect d'une possible influence intergénérationnelle sur la vie sexuelle des jeunes en général, 431.623 jeunes femmes nées en Ontario ont été interrogées. Parmi elles, 73.518 ont une maman qui a subi au moins un avortement.

Au sein de cette sous-catégorie, une jeune femme sur 10 annonce avoir elle-même subi un avortement pendant son adolescence, contre 1 sur 25 parmi les autres. La majorité des avortements (94,5%) qui ont été pratiqués sur les adolescentes ont eu lieu avant la 15e semaine de gestation. Il est donc peu probable que la raison en ait été une anomalie génétique ou congénitale chez le foetus.

Des précédentes études ont déjà mis l'accent sur les facteurs principalement socio-économiques des avortements subis par les adolescentes. Par exemple des soucis de santé mentale, le manque d'éducation ou faible niveau de scolarité, le faible revenu, la séparation des parents biologiques de la jeune fille…  L'influence d'un ou plusieurs avortements subis par la maman en ferait également partie.

Tous ces facteurs devront être pris en considération pour affiner l'étude de l'influence intergénérationnelle sous-jacente aux décisions de recourir à un avortement. Les mécanismes précis de cette influence demeurent incertains à ce jour, et les chercheurs plaident pour la mise en place d'autres études sur la question.

Source : CMAJ


Articles similaires

Amnesty International réaffirme sa position en faveur de l’avortement

Amnesty International réaffirme sa position en faveur de l’avortement

- Avortement

Au nom des droits humains, Amnesty International a adopté plusieurs propositions visant à faire plier politiquement les pays qui résistent à la dépénalisation de l'avortement. Des délégués du monde entier se sont retrouvés en Pologne, début juillet, pour autoriser campagnes et levées de fonds, et faire ainsi pression sur ces pays qui « n'offrent pas des services d'avortements sûrs et légaux ».

Cette position remplace celle qu'Amnesty International avait adoptée en 2007, où ce n'était que dans...

Lire la suite

Espagne : nouvel encadrement de l’avortement pour les mineures

Espagne : nouvel encadrement de l’avortement pour les mineures

- Avortement

Un nouveau texte de loi relatif à l'avortement a été adopté en Espagne. Il prévoit que les jeunes-filles de 16 et 17 ans devront obtenir l'autorisation de leurs parents avant de subir un avortement. Selon les statistiques, 12% des jeunes filles qui avortent n'en informent pas leurs parents. Or ceux-ci peuvent être de bon conseil et apporter un soutien à leurs enfants en ces circonstances difficiles. La loi précise également qu'en cas de conflit, « un juge tranchera ». Cette « avancée » ne sati...

Lire la suite

MSF prône la légalisation de l’avortement dans les pays en développement

MSF prône la légalisation de l’avortement dans les pays en développement

- Avortement

Après Amnesty International, c'est au tour de Médecins Sans Frontière Belgique de réaffirmer sa position en faveur de la légalisation de l'avortement dans les pays en développement. Ce 4 mars, l'ONG publiait un long communiqué de presse pour justifier son opinion (« Les avortements non médicalisés : une urgence oubliée »).  

Ainsi, l'organisation soulève que près de 7 millions de femmes dans le monde subissent chaque année les séquelles d'un avortement non médicalisé et qu'environ 22.000 d'en...

Lire la suite