Avortement de mère en fille ?

Publié le : Thématique : Début de vie / Avortement Actualités Temps de lecture : 1 min.

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Les adolescentes dont les mères ont avorté sont 2,5 fois  plus susceptibles d'avoir elles aussi recours à l'avortement, selon une étude publiée dans le Journal de l'association médicale canadienne.

Pour tenter d'approfondir cet aspect d'une possible influence intergénérationnelle sur la vie sexuelle des jeunes en général, 431.623 jeunes femmes nées en Ontario ont été interrogées. Parmi elles, 73.518 ont une maman qui a subi au moins un avortement.

Au sein de cette sous-catégorie, une jeune femme sur 10 annonce avoir elle-même subi un avortement pendant son adolescence, contre 1 sur 25 parmi les autres. La majorité des avortements (94,5%) qui ont été pratiqués sur les adolescentes ont eu lieu avant la 15e semaine de gestation. Il est donc peu probable que la raison en ait été une anomalie génétique ou congénitale chez le foetus.

Des précédentes études ont déjà mis l'accent sur les facteurs principalement socio-économiques des avortements subis par les adolescentes. Par exemple des soucis de santé mentale, le manque d'éducation ou faible niveau de scolarité, le faible revenu, la séparation des parents biologiques de la jeune fille…  L'influence d'un ou plusieurs avortements subis par la maman en ferait également partie.

Tous ces facteurs devront être pris en considération pour affiner l'étude de l'influence intergénérationnelle sous-jacente aux décisions de recourir à un avortement. Les mécanismes précis de cette influence demeurent incertains à ce jour, et les chercheurs plaident pour la mise en place d'autres études sur la question.

Source : CMAJ


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