Appel aux sages-femmes pour répondre aux demandes d’avortement ?

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités

Publié le : 31/03/2014

Répondant à une interpellation de la député MR Valérie Warzée-Caverenne à propos d'une éventuelle pénurie de médecins prêts à pratiquer l'avortement,  la Ministre de la santé, Madame Onkelinx a fait certaines propositions, réaffirmant  « cette liberté fondamentale pour la femme de disposer de son corps ».
Dédramatisant le spectre de la pénurie, la Ministre  affirme que « seuls 2 des 31 centres extrahospitaliers ont manifesté une situation problématique » rappelant aussi que « l'alternative hospitalière existe ».
Elle souhaite toutefois « prendre des dispositions » et propose des pistes pour soutenir l'activité des centres extrahospitaliers en matière d'avortement et notamment :
1.   d'« étendre, sous certaines conditions, la pratique de l'IVG en Centre ce planning, aux sages-femmes qui sont en première ligne »
2.    de « rendre obligatoire, dans la formation de médecine générale, la pratique de l'avortement et un stage en institution ou en pratique groupée»
Le Conseil Supérieur des Sages-femmes ainsi que le Conseil supérieur de la Santé ont été consulté par la Ministre et doivent rendre un avis. La Ministre de conclure son intervention par  « quand je vois ce qui se passe en Espagne, je crois qu'aucun droit n'est jamais acquis et que nous devons nous battre, non seulement pour que ce droit continuer à exister et que dans la pratique, il puisse être réalisé dans de bonnes conditions. »
Source : vidéo :  La Chambre.be


 


Articles similaires

L'avortement désormais classé parmi les soins de santé en Nouvelle-Zélande

L'avortement désormais classé parmi les soins de santé en Nouvelle-Zélande

- Avortement

La nouvelle loi néo-zélandaise sur l'avortement est devenue effective en ce début de semaine (voir Actualité IEB au moment des débats). Celle-ci considère l'avortement jusqu'à 5 mois de grossesse comme un soin de santé, accessible sans restriction.

Il n'empêche que le statut de l'avortement reste trouble d'un point de vue juridique et ontologique. D'un côté, l'avortement fait désormais partie des soins de santé. De l'autre, provoquer la mort d'un enfant à naître reste un crime si l'avortement...

Lire la suite

Grande-Bretagne : suspension d’un médecin pour cause d’avortement sélectif

Grande-Bretagne : suspension d’un médecin pour cause d’avortement sélectif

- Avortement

Un médecin britannique a récemment été suspendu de ses fonctions pour trois mois par le Conseil Général des Médecins pour avoir autorisé des femmes à avorter en raison du sexe de leur enfant à naître.

Cette pratique a pu être dévoilée grâce à une vidéo prise en caméra cachée par le journal « The Telegraph » qui révèle l'entretien entre le médecin et sa patiente, qui à 12 semaines de grossesse déclare ne pas vouloir de son enfant car c'est une fille. Le médecin lui précise que cela correspond ...

Lire la suite

Aide au développement : les Etats-Unis excluent avec succès le financement de l’avortement

Aide au développement : les Etats-Unis excluent avec succès le financement de l’avortement

- Avortement

« Les ONG bénéficiant de financements de l'Administration fédérale américaine pour le soutien à la santé publique dans le monde s'engagent à ne pas pratiquer ou encourager l'avortement comme méthode de planification familiale ou de soutenir financièrement de telles activités » : ainsi est conditionné l'octroi de l'aide au développement en matière de santé aux Etats-Unis, depuis l'adoption, en janvier 2017, de la politique intitulée 'Protecting Life in Global Health Assistance' (PLGHA) - égalem...

Lire la suite