19 pays s’unissent pour affirmer devant les Nations Unies leur volonté de protéger la vie naissante

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités

Publié le : 17/10/2019

Auteur / Source : The Guardian, www.hhs.gov.

19 pays se sont unis à l'initiative des Etats-Unis pour affirmer leur volonté de « soutenir les programmes qui améliorent la santé, la vie, la dignité et le bien-être des femmes, des hommes, des enfants, et des familles. » Dans un discours adressé à l'Assemblée Générale des Nations Unies le 23 septembre 2019, Alex Azar, secrétaire à la Santé et aux Services sociaux des Etats-Unis, s'est exprimé au nom de leur alliance pour s'opposer à certaines politiques internationales et textes onusiens qui, depuis de nombreuses années, menacent la vie et la famille.

Ensemble, ces 19 pays représentent plus de 1,3 milliards de personnes. L'alliance rassemble les Etats-Unis, Barheïn, la Biélorussie, le Brésil, la République Démocratique du Congo, l'Egypte, le Guatemala, Haïti, la Hongrie, l'Irak, la Libye, le Mali, le Nigéria, la Pologne, la Russie, l'Arabie Saoudite, le Soudan, les Emirats arabes unis, et le Yémen.

Affirmant que l'expression « droits sexuels et reproductifs » est souvent interprétée par des instances internationales et de ONG comme comprenant l'accès à l'avortement, ils se montrent opposés à son introduction dans les documents des Nations Unies. « Nous ne soutenons pas les références, dans les documents des Nations Unies, à des termes ou expressions ambigus, tels que la ‘santé et les droits sexuels et reproductifs', car ils peuvent porter atteinte au rôle important de la famille, et promouvoir certaines pratiques comme l'avortement, dans des circonstances qui ne bénéficient pas d'un consensus international et qui peuvent être mal interprétées par les agences onusiennes. » Ils ont également rappelé qu'il n'existait pas de droit international à l'avortement.

Cette position commune a d'autant plus de poids qu'elle intervient quelques semaines avant la prochaine Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), qui se tiendra à Nairobi du 11 au 13 novembre. Lors de cette conférence, et sous couvert « d'accès à la santé sexuelle et reproductive », certaines organisations non-gouvernementales espèrent obtenir la reconnaissance d'un droit à l'avortement et promouvoir son accès dans les pays qui ne l'autorisent pas.

En avril dernier, les Etats-Unis avaient obtenu qu'une résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU sur la lutte contre les viols dans les conflits, ne mentionne pas l'expression « droits sexuels et reproductifs », pour la même raison d'ambiguïté.


Articles similaires

Euthanasie : plainte contre la Belgique devant la CEDH

Euthanasie : plainte contre la Belgique devant la CEDH

- Euthanasie et suicide assisté

L'Alliance Defending Freedom (ADF) vient d'annoncer le dépôt d'une requête dirigée contre la Belgique devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme par Tom MORTIER, dont la mère est décédée suite à une euthanasie pratiquée par le Docteur DISTELMANS, au motif que cette patiente souffrait d'une « dépression incurable ». Son fils n'en fut avisé que le lendemain du décès au terme d'une conversation téléphonique reçue de la part de l'hôpital.
Monsieur MORTIER se plaint de la violation des article...

Lire la suite

Portugal : la proposition de loi sur l'euthanasie devant la Cour constitutionnelle

Portugal : la proposition de loi sur l'euthanasie devant la Cour constitutionnelle

- Euthanasie et suicide assisté

Le Président de la République du Portugal a décidé de soumettre la proposition de loi sur l'euthanasie au contrôle de la Cour constitutionnelle. Adoptée le 29 janvier dernier par le Parlement portugais, la loi était depuis entre les mains du Président, celui-ci ayant notamment la possibilité de demander à la juridiction suprême du pays de se prononcer sur la constitutionnalité de ses dispositions.

 

Dans la déclaration publiée le 18 février, Marcelo Rebelo de Sousa indique que cette loi appa...

Lire la suite

Fécondation in vitro et travail : éviter les discriminations

Fécondation in vitro et travail : éviter les discriminations

- Procréation médicalement assistée

Un article paru dans De Standaard évoquait la difficulté rencontrée par de nombreuses femmes de conjuguer un traitement de fécondation in vitro (FIV) et leur travail. L'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes rappelle que les problèmes rencontrés par les travailleuses dans leurs relations de travail peuvent relever d'une discrimination.

Le traitement, « exigeant et contraignant », implique des conséquences, notamment sur le lieu de travail. Il peut en effet être difficile pour le cou...

Lire la suite