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Les députés belges au Parlement européen en majorité pour la GPA...

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[Français] 17 janvier 2019

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  •   Les députés belges au Parlement européen en majorité pour la GPA...
  •   L’avortement en Europe : derniers chiffres et évolutions - Flash Expert
  •   Médecins pensionnés ou vente de poison : solutions à la pénurie de médecins pour l’euthanasie ?
  • Les députés belges au Parlement européen en majorité pour la GPA...

    16/01/2019 - Assisted Reproduction Technics / Surrogate Motherh

    La grande majorité des députés belges au Parlement européen ne pensent pas que la GPA soit contraire aux droits de l’homme, à la dignité de la femme et à l’interdiction de traffic d’enfants.

     

    Parmi ces députés figurent Philippe Lamberts (Greens/EFA), Guy Verhofstadt et Louis Michel (ALDE), et Tom Vandenkendelaere (EPP). (Voir la liste complète des votes ici ), qui tous, se sont en fait opposés à un  amendement qui mettait en cause la pratique des mères porteuses.

    La Résolution sur le rapport annuel sur les droits de l’homme et la démocratie dans le monde 2017 et la politique de l’UE en la matière a finalement été adoptée le 12 décembre 2018, sans condamnation quelconque de la GPA.

    En Belgique, la pratique des mères porteuses est tolérée, mais le droit de la filiation constitue un obstacle à son développement. Par conséquent, la mère porteuse est tenue d’abandonner l’enfant. Après quoi, le couple commanditaire peut introduire une procédure d’adoption plénière de l’enfant abandonné. En conjuguant procréation médicalement assistée et adoption, la GPA belge détourne ainsi l’institution de l’adoption, créant volontairement une situation d’abandon de l’enfant (Voir dossier de l’IEB).

    Tant au niveau national qu’international, la Belgique semble donc décidée à nourrir un silence sur la GPA, encourageant ainsi une pratique manifestement contraire aux droits de l’homme.

    Et pourtant, l'Espagne vient de réaffirmer son opposition à la GPA : « La pratique de la gestation pour autrui est contraire à la déontologie médicale, étant considérée comme une atteinte à la dignité de la femme et au bien supérieur de l’enfant », énonce la version provisoire du nouveau Code de déontologie médicale espagnol. Une pratique que le Dr. Jacinto Batiz, secrétaire de la Commission centrale de déontologie de l’OMC (Comision Medica Colegial), juge inadmissible du point de vue éthique et déontologique : « Ce n’est pas un acte totalement libre, mais influencé par une prestation économique qui conditionne la décision et le consentement. » Il rappelle que la GPA se distingue du don d’organes ou de tissus car elle suppose « de vivre neuf mois avec un nouvel être qui dépend d’une femme à chaque minute, avec les conséquences affectives et émotionnelles que cela implique ».

    Pour rappel, les contrats de GPA, à titre gratuit ou onéreux, sont considérés comme nuls en Espagne.
     

    Sources : médicosypacientes.com, Word Youth Alliance

     

    L’avortement en Europe : derniers chiffres et évolutions - Flash Expert

    10/01/2019 - Beginning of life

    Nouveau Flash Expert : ICI

    En terme de variation en pourcentages depuis 2004, la Belgique s’inscrit parmi les pays qui connaissent la plus forte augmentation du nombre d’avortements (+22%).

    Eurostat, le service de statistiques de l’Union européenne, a récemment publié les derniers chiffres disponibles sur les avortements déclarés en 2016 dans différents pays du continent européen. Pour les pays dont les données ne figurent pas encore dans les statistiques d’Eurostat, l’Institut Européen de Bioéthique a recherché les statistiques gouvernementales disponibles.

    Depuis 2011, plus aucun chiffre n’est disponible en Belgique, malgré l’obligation qu’a la Commission d’évaluation de l’interruption volontaire de grossesse de soumettre un rapport bisannuel à la Chambre des Représentants. La Commission nouvellement constituée s’est réunie le 19 décembre 2018 et devrait émettre un rapport dans les prochains mois. Le manque de volonté politique d’évaluer la pratique de l’avortement et de mettre en place des politiques de prévention a certainement concouru au classement peu honorable de la Belgique par rapport aux autres pays d’Europe.

    Ce Flash Expert compare les données par pays européen. Il fait partie d’une trilogie dont le deuxième volet analysera les chiffres des avortements aux Etats-Unis et l’évolution de la législation y relative dans leurs différents Etats. Le troisième volet sera consacré aux politiques de prévention de l’avortement.

    Médecins pensionnés ou vente de poison : solutions à la pénurie de médecins pour l’euthanasie ?

    10/01/2019 - End of life

    La Clinique de fin de vie (‘Levenseindekliniek’) aux Pays-Bas fait pression pour que les médecins pensionnés puissent continuer à informer leurs confrères en matière d’euthanasie, même après avoir cessé leur activité. La forte proportion de médecins pensionnés parmi les médecins-SCEN* lui fait craindre de devoir faire appel à d’autres médecins qui ne font pas partie du consortium pour pratiquer les euthanasies dans la clinique.
    Jusqu’à présent, il faut être enregistré comme médecin généraliste ou spécialiste pour faire partie du consortium des médecins-SCEN, qui sont formés pour conseiller leurs confrères en matière d’euthanasie. Ils conseillent et délivrent souvent le deuxième avis médical obligatoire pour une euthanasie. La Commission de formation et d’enregistrement des médecins-SCEN exige que le médecin maintienne et actualise son niveau de connaissances et de compétences en restant actif dans la pratique clinique. Elle estime en effet que la pratique d’un médecin lui est nécessaire pour pouvoir juger s’il n’y a pas d’autres alternatives raisonnables à l’euthanasie pour un patient, une mesure de prudence d’ailleurs requise par la loi.

    Aussi, la Clinique de fin de vie s’inquiète-t-elle d’une pénurie croissante de médecins-SCEN, qui l’obligerait à se tourner vers des médecins dont elle n’a sans doute pas la certitude qu’ils appuieront les requêtes d’euthanasie. Elle demande pour cela à la Commission des médecins-SCEN de retirer l’obligation d’enregistrement comme médecin généraliste ou spécialiste. La Société Royale néerlandaise de médecine (KNMG) a fait savoir que la question serait abordée dans le courant du mois de janvier.

    Les demandes d’euthanasie se heurteraient-elles à une réticence croissante des médecins actifs, vis-à-vis d’un acte qui semble peser lourdement sur leur conscience et leur pratique professionnelle ?

    C’est en effet ce qui ressort de l’analyse de Jos Van Wijk, le président de Dernière Volonté, une coopérative qui facilite l’achat de substances mortifères pour les personnes désirant se suicider. « Même si [l’euthanasie] est permise, beaucoup de médecins refusent de la pratiquer. Un médecin qui veut bien aider, ressent souvent une énorme charge mentale et émotionnelle. Ce n’est quand même pas une partie de plaisir d’avoir la mort de quelqu’un sur sa conscience, même si cette personne l’a demandé. » Une allégation qui traduit bien le malaise des médecins par rapport à une pratique qui violente leur engagement à soigner.

    *Steun en Consultatie bij Euthanasie in Nederland, c'est-à-dire Soutien et Consultation pour une euthanasie aux Pays-Bas. La Belgique connaît un consortium équivalent avec les médecins LEIF-EOL.

    Sources: Medisch Contact, Humo.

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