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La loi française sur la fin de vie appliquée au cas d’Alain Cocq

France - La loi française sur la fin de vie appliquée au cas d’Alain Cocq

Comment qualifier la situation clinique d'Alain Cocq, un Français de 57 ans atteint d'une maladie incurable extrêmement rare qui, faute d'obtenir l'euthanasie, a décidé de se laisser mourir de faim et de soif ? Le patient souffre d'une maladie orpheline proche de l'ischémie : les parois de ses vaisseaux sanguins se collent les unes aux autres, provoquant ainsi l'arrêt ou l'insuffisance de la circulation du sang dans les tissus et les organes. Il s'alimente par sonde gastrique et doit rester alité.  

  Soutenu notamment par Jean-Luc Romero, le président de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité, Alain Cocq a décidé de faire de sa mort un acte de militance en faveur de l'euthanasie : « Soit le gouvernement autorise un médecin à me donner un barbiturique puissant pour en finir d'un coup. Soit j'arrête tous mes traitements, l'alimentation et l'hydratation et je me filme jusqu'à ce que ça se termine », avait-il annoncé au quotidien 20 Minutes. La question n'est don...

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Mort de Vincent Lambert

France - Mort de Vincent Lambert

L'annonce est tombée ce jeudi 11 juillet, vers 9 heures. Après plus de 10 ans d'une éprouvante affaire judiciaire (Voir dossier : L'histoire de Vincent Lambert : Jalons d'une saga judiciaire), Vincent Lambert est décédé, des suites de l'arrêt de ses soins (hydratation et alimentation) commencé le 2 juillet. Ce nouvel arrêt résultait du pourvoi en cassation du gouvernement français contre une décision de la Cour d'Appel de Paris, qui avait ordonné le 20 mai la reprise des soins, conformément à la volonté du Comité international pour les droits des personnes handicapées de l'ONU.

Cette longue et délicate affaire judiciaire marquera probablement un précédent dans la prise en charge des patients en état végétatif en France. En effet, il nous faut rappeler que M. Lambert n'était pas en fin de vie : il ne souffrait d'aucune maladie nécessitant un traitement. Les conséquences de son accident, survenu en 2008, résidaient dans une incapacité à s'alimenter et à communiquer (Voir fiche : L'éta...

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France : affaire Vincent Lambert : la CEDH valide la décision du Conseil d’Etat

France - France : affaire Vincent Lambert : la CEDH valide la décision du Conseil d’Etat

Vincent Lambert, âgé de 38 ans, a été victime d'un accident de la circulation en 2008, qui l'a plongé dans un état de conscience minimale (pauci relationnel). Placé dans un service adapté du CHU de Reims en juin 2009, et en l'absence de directives anticipées et d'une personne de confiance désignée, sa situation a fait l'objet d'une réflexion sur une éventuelle obstination déraisonnable en 2012, dans le cadre de la loi Léonetti, à laquelle sa femme a été associée, mais pas ses parents. A l'issue de cette procédure, il a été décidé en avril 2013 d'engager un protocole de Limitation ou d'Arrêt des Traitements (LAT).
Mis au courant au bout de deux semaines, et fermement opposés à cette décision, les parents de Vincent Lambert ont immédiatement saisi le juge des référés, qui a ordonné le rétablissement de l'alimentation et de l'hydratation de Vincent Lambert. Au terme de la longue bataille judiciaire et médicale qui s'en est suivie, le Conseil d'Etat a finalement rendu un avis le 24 juin ...

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