La déclaration anticipée d'euthanasie

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Thématique : Fin de vie / Euthanasie et suicide assisté

Dossiers - Belgique Belgique

Publié le : 28/11/2019

Auteur / Source : P. Brochier

Ce que tout un chacun désire, n'est-ce pas une euthanasie au sens étymologique du terme, c'est-à-dire une mort douce, une fin de vie sans souffrance et exempte de tout acharnement thérapeutique ?

Serait-ce ce désir que certaines personnes expriment en rédigeant une déclaration anticipée d'euthanasie ? L'euthanasie, moyen proposé pour mourir vite et sans ou avant la souffrance, apparaît comme une solution idoine à une fin de vie qualifiée par certains « d'inhumaine ». L'impression de maîtriser sa mort par le biais d'une déclaration anticipée d'euthanasie peut rassurer le citoyen. Dans un contexte d'autonomisation du patient au sein de la relation thérapeutique qui tente de compenser une forte médicalisation de la mort, la déclaration anticipée d'euthanasie apparaît comme un signe caractéristique de la relation à la mort aujourd'hui : il faut la prévoir et la contrôler.

Le déclarant décide-t-il réellement du moment de sa mort ou le médecin conserve-t-il une marge d'appréciation ? Quelle est l'incidence d'une telle expression de volonté sur l'équilibre de la relation thérapeutique ? N'est-il pas paradoxal que le moment pour lequel le patient réclame un « droit à l'autodétermination » est précisément celui où il est le plus vulnérable et dépendant ?

Autant de questions que ce dossier de l'Institut Européen de Bioéthique tente d'aborder par une analyse éthique raisonnée.


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