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Diminution du nombre des femmes belges qui vont avorter aux Pays-Bas

Pays-Bas - Diminution du nombre des femmes belges qui vont avorter aux Pays-Bas

- Avortement

C'est une bonne nouvelle : selon le dernier rapport officiel 2018 des Pays-Bas en matière d'avortement (De jaarrapportage 2018 van de Wet afbreking zwangerschap, zoals opgesteld door de Inspectie Gezondheidszorg en Jeugd), publié la semaine dernière, le nombre de femmes quittant la Belgique pour avorter aux Pays-Bas est en baisse continue : de 1473 avortements en 2011, l'on passe à 444 avortements en 2018. Aucune donnée n'est par contre disponible sur les raisons conduisant ces femmes à se rendre aux Pays-Bas pour avorter, en particulier quant au délai de grossesse (avant ou après 12 semaines) durant lequel interviennent ces avortements.

(De jaarrapportage 2018 van de Wet afbreking zwangerschap, zoals opgesteld door de Inspectie Gezondheidszorg en Jeugd, p. 29)

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Lois sur l’euthanasie : jusqu’où étendre l’interprétation de la souffrance ?

Pays-Bas - Lois sur l’euthanasie : jusqu’où étendre l’interprétation de la souffrance ?

- Soins palliatifs

Aux Pays-Bas, la question se pose et se repose de savoir s'il faut légaliser l'euthanasie ou l'assistance au suicide de personnes désireuses de mourir mais qui ne sont pas (gravement) malades. Le débat s'alimente désormais d'une étude publiée en janvier 2020 et menée par des chercheurs de l'Université des Etudes Humanistes (Utrecht) et le Centre Universitaire Médical d'Utrecht, sous la direction d'Els van Wijngaarden. Ils furent chargés, par le ministre de la santé et dans la ligne de l'accord de gouvernement, d'étudier spécifiquement le groupe de personnes de plus de 55 ans et désirant mourir, sans qu'elles ne souffrent de maladie grave.

Selon le rapport, ce groupe représenterait 0,18 % de la population, soit à peu près 10.000 personnes. Les chercheurs ont noté que le désir de mort n'était pas lié à l'âge avancé, mais surtout, qu'il était souvent complexe et changeant : il ne se développe pas de façon linéaire, n'est pas irréversible et est renforcé par des facteurs tels que l'inqu...

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Vers l’euthanasie des personnes démentes sans leur consentement verbal ?

Pays-Bas - Vers l’euthanasie des personnes démentes sans leur consentement verbal ?

- Euthanasie et suicide assisté

Dans un avis adressé à la Cour suprême, le procureur général des Pays-Bas considère que le consentement verbal du patient au moment de l'euthanasie n'est pas indispensable, dans le cas où il est atteint de démence et a rempli antérieurement une déclaration anticipée relative à l'euthanasie.

Cet avis s'inscrit dans le cadre de l'affaire dite de la « koffie-euthanasie » (euthanasie-café), nommée ainsi du fait de l'administration d'un sédatif, par le médécin, dans la tasse de la personne atteinte de démence, afin de pouvoir l'euthanasier. Cette dernière avait certes préalablement déclaré par écrit vouloir l'euthanasie, mais « à sa demande » et « quand elle estimerait que le moment était venu ». Malgré ces précisions et l'attitude confuse de la patiente, le médecin n'avait pas jugé nécessaire de requérir son consentement pour procéder à l'euthanasie. Le médecin et la famille avaient d'ailleurs été amenés à retenir de force la patiente, celle-ci se débattant au moment de la mise sous int...

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Euthanasie : l’objection de conscience des médecins de moins en moins acceptée

Pays-Bas - Euthanasie : l’objection de conscience des médecins de moins en moins acceptée

- Clauses de conscience

Un peu plus d'une personne sur trois aux Pays-Bas pense qu'un médecin ne devrait pas pouvoir faire objection de conscience par rapport à l'euthanasie. C'est ce que révèle une enquête menée par le Bureau Central de Statistiques aux Pays-Bas. Autrement dit, un tiers des personnes interrogées trouve que les médecins ne devraient pas pouvoir refuser de pratiquer l'euthanasie quand leur patient remplit toutes les conditions légales pour l'obtenir.

Le droit à l'objection de conscience par rapport aux actes éthiquement controversés dans le domaine de la santé, est pourtant garanti actuellement aux Pays-Bas tout comme en Belgique. La loi belge relative à l'euthanasie dispose en effet qu' « aucun médecin n'est tenu de pratiquer une euthanasie » et qu' « aucune autre personne n'est tenue de participer à une euthanasie. »

A cet égard, relevons les récentes contributions de médecins et professeurs d'université aux Etats-Unis, dans la revue Perspectives in Medicine and Biology. Ces auteurs pré...

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Provoquer la mort d’enfants gravement malades ?

Pays-Bas - Provoquer la mort d’enfants gravement malades ?

- Euthanasie et suicide assisté

Du Rapport d'enquête intitulé « Décisions médicales autour de la fin de vie chez les enfants (1-12 ans) », se dégage une volonté chez certains aux Pays-Bas d'autoriser les médecins à provoquer intentionnellement la mort d'enfants gravement malades.

L'enquête dont il est fait rapport pour le compte du Ministère de la santé a été réalisée sur base de cas d'enfants décédés en 2015. Y ont répondu 38 médecins, 64 parents (de 44 enfants au total), et 1 seul enfant.

L'Institut Européen de Bioéthique a relevé les points saillants du Rapport dans cette NOTE, dont voici quelques extraits : 

Sur les 44 enfants malades qui ont été suivis, pas un seul n'a demandé à mourir.  

Dans presque la moitié des cas, il y a eu une prise de décision médicale autour de la fin de vie de l'enfant. On entend par là une décision d'interrompre un traitement ou de ne pas le commencer, ou celle d'augmenter les antidouleurs/sédatifs, sachant que cela accélèrera la mort. Dans 59% des cas, cette décision n'a pas fa...

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Breaking news : la justice néerlandaise acquitte un médecin poursuivi pour meurtre

Pays-Bas - Breaking news : la justice néerlandaise acquitte un médecin poursuivi pour meurtre

- Euthanasie et suicide assisté

Le Tribunal de La Haye a acquitté aujourd'hui un médecin poursuivi dans le cadre de l'euthanasie d'une personne atteinte de démence. Il a jugé que le Dr Catharina A. avait agi conformément à la loi et avait pris toutes les précautions nécessaires en euthanasiant sa patiente sur base d'une déclaration anticipée d'euthanasie. Le Ministère public ne partage pas l'avis du tribunal et envisage de faire appel de la décision.

Pour rappel, dans une déclaration de volonté rédigée un an avant l'euthanasie, la patiente disait vouloir l'euthanasie si un jour elle devait entrer en maison de repos, mais ce « sur sa demande » et « quand elle estimerait que le moment était venu ». Or, une fois la démence avancée, la patiente ne savait plus ce que signifiait l'euthanasie. Le médecin n'a pas demandé à sa patiente si elle souhaitait toujours mourir avant de lui administrer un sédatif dans son café pour procéder à l'euthanasie. De plus, il n'a pas interrompu la procédure en voyant que celle-ci se débat...

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Les soins palliatifs arrivent au cœur du curriculum de médecine aux Pays-Bas

Pays-Bas - Les soins palliatifs arrivent au cœur du curriculum de médecine aux Pays-Bas

- Soins palliatifs

Soigner les patients qui ne guériront plus fait aussi partie de la profession médicale. Les soins palliatifs frayent peu à peu leur chemin dans le curriculum de base des étudiants en médecine, et c'est heureux. Aux Pays-Bas, l'équipe interuniversitaire Pasemeco a mis en place une « boîte à outils » rassemblant quelques 170 éléments d'apprentissage (vidéos, programmes, sites, articles, ...) pour faciliter l'intégration des soins palliatifs dans la formation de base des futurs médecins. La boîte à outils se compose de six parties : communication, coopération, planification proactive des soins, contrôle des symptômes, phase terminale, prendre soin de soi. En grande partie gratuit, le matériel didactique est à la disposition de tous et surtout des enseignants qui pourront y puiser de quoi alimenter leurs cours. L'outil sera encore complété en 2019 et 2020, à l'aide de modules de cours entiers ou d'exercices simulant différents cas cliniques. Pasemeco invite les professionnels de la sant...

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Pourquoi le nombre d’euthanasies augmente-t-il aux Pays-Bas ?

Pays-Bas - Pourquoi le nombre d’euthanasies augmente-t-il aux Pays-Bas ?

- Euthanasie et suicide assisté

La forte augmentation du nombre d'euthanasies aux Pays-Bas résulte d'un concours de circonstances : une acceptation croissante de l'euthanasie par la population, une plus grande disposition des médecins à rediriger les patients qui demandent l'euthanasie vers des confrères qui la pratiquent, un vieillissement de la population et une évolution dans les causes de décès.

De 2002 à 2017, le nombre d'euthanasies enregistrées aux Pays-Bas est passé de moins de 2000 à plus de 6500. (Voir le tableau illustrant cette évolution ICI.) Selon l'institut de recherche sur les soins de santé Nivel, situé aux Pays-Bas, cette évolution résulte de plusieurs facteurs. Alors que déjà 82% de la population se disait favorable à l'euthanasie, ce taux d'acceptation a atteint 95% en 2016.

D'autre part, les médecins traitants qui ne souhaitent pas pratiquer une euthanasie sont de plus en plus enclins à renvoyer les patients qui en font la demande vers la Levenseindekliniek (Clinique de fin de vie), entièreme...

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L’État néerlandais assurera le remboursement de la PMA hors des cas d’infertilité

Pays-Bas - L’État néerlandais assurera le remboursement de la PMA hors des cas d’infertilité

- Procréation médicalement assistée



Depuis des années aux Pays-Bas, l'insémination artificielle de femmes seules ou de couples de femmes est remboursée en violation de la loi. Le ministre de la santé Bruno Bruins a annoncé qu'il régulariserait la situation dès le 1er janvier 2020. Pour l'année 2019, il permet que les remboursements continuent sur base de l'assurance santé.
Les assureurs santé ont pris l'habitude de rembourser l'insémination artificielle chez les femmes seules ou les couples de femmes, alors que la loi (Zorgverzekeringswet) n'autorise que le remboursement de traitements s'il y a une indication médicale. Or, a rappelé le ministre, la raison de ces inséminations artificielles est purement et simplement l'absence de partenaire masculin, ce qui ne constitue pas une indication médicale. Dans une lettre du 13 mars 2019 au Président de la Chambre, il note que la situation actuelle « crée le risque qu'un plus large éventail de traitements sans indications médicales ne doive être remboursé à partir des fonds d...

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Malgré la maladie, "vivre à fond " grâce aux soins palliatifs !

Pays-Bas - Malgré la maladie, "vivre à fond " grâce aux soins palliatifs !

- Soins palliatifs

« On reçoit beaucoup d'aide des infirmières qui viennent par exemple s'assoir près de votre lit, qui vous prennent la main, pour vous aider à gérer ce moment difficile... Vous êtes pris en charge si chaleureusement... Ils sentent d'une manière ou d'une autre que vous vivez dans une monde d'angoisse et d'histoire terminale. Les soins palliatifs, ce n'est pas seulement de bien vivre sur le plan physique, mais aussi de trouver comment traverser la journée, comment vivre plus joyeusement. »

Voilà le témoignage que livre Joop, atteint d'un cancer à l'âge de 80 ans, dans la campagne créée par le ministère de la Santé néerlandais destinée à mieux faire connaître les soins palliatifs : « On m'a dit que j'allais mourir. Mais jusqu'à ce moment-là, je vivrai. »

A cette campagne de sensibilisation, se raccroche un livret en ligne composé de 9 fiches très accessibles. Une réalisation conjointe de la Fédération des Patients aux Pays-Bas, l'association Soins Palliatifs Pays-Bas et la Société Roya...

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