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Le don d’organes après euthanasie : les chiffres parlent

Pays-Bas - Le don d’organes après euthanasie : les chiffres parlent

Le nombre de personnes euthanasiées sur lesquelles des tissus ou des organes sont prélevés, augmente aux Pays-Bas comme en Belgique. Malgré cela, des médecins considèrent que cette pratique n'est pas encore assez connue et veulent l'encourager pour répondre aux longues files d'attentes pour les transplantations (ex. 761 personnes sur la liste d'attente pour l'implantation d'une cornée).

L'enjeu est de taille : les personnes mourant par euthanasie représentent 4,4 % des décès aux Pays-Bas. Le patient qui connaît le moment de sa mort, peut envisager à temps de donner ou non ses organes et tissus. Il va sans dire que la mort planifiée facilite aussi l'organisation des prélèvements et  transplantations.

Aux Pays-Bas, l'euthanasie est pratiquée dans 80% des cas par le médecin traitant à domicile. Le patient peut avoir donné son accord pour qu'on lui prélève, une fois euthanasié, les tissus oculaires, la peau, les valves cardiaques, certaines veines, des tissus osseux ou des tendons. « A...

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Pays-Bas : euthanasies et don d’organes

Pays-Bas - Pays-Bas : euthanasies et don d’organes

Aux Pays-Bas, pour la première fois, l'Erasmus Medisch Centrum (EMC) de Rotterdam en partenariat avec la Clinique de fin de vie a expérimenté une euthanasie avec plusieurs personnes bénéficiaires, pour un foie, un rein, un pancréas. Le prélèvement a dû se faire à l'hôpital et de manière assez rapide, car les patients attendaient dans cinq salles attenantes pour recevoir leur organe.

Bien que cette pratique ne soit applicable que pour les patients non cancéreux, le don d'organes post-euthanasique gagne du terrain. Depuis 2012, on estime que des organes ont été prélevés sur 15 personnes euthanasiées, parmi lesquelles 9 personnes rien que pour 2015. Il n'existe cependant pas de sources statistiques officielles et fiables en la matière.

La pratique du don d'organes lié à une euthanasie n'est pas sans poser certaines questions éthiques, comme le souligne l'article que le Dr Van Dijk, éthicien à l'Erasmus MC, a fait paraître en 2013 dans le Nederlands Tijdschrift voor Geneeskunde. Si l'o...

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Pays-Bas : vers une institutionnalisation du don d'organes après euthanasie

Pays-Bas - Pays-Bas : vers une institutionnalisation du don d'organes après euthanasie

Des responsables d'hôpitaux universitaires aux Pays-Bas (Erasmus MC de Rotterdam et l'hôpital académique de Maastricht) viennent d'établir un protocole de don d'organes après euthanasie. Ces directives nationales n'attendent plus que l'accord de la Fondation néerlandaise de la transplantation pour être imposées à l'ensemble des médecins et hôpitaux des Pays-Bas. Si la Belgique fait figure de pionnière en matière de combinaison entre euthanasie et don d'organes, cette pratique est exceptionnelle aux Pays-Bas. Les patients concernés seraient surtout les victimes de sclérose en plaque, de la maladie de Charcot et d'autres malades neurologiques, dont les organes sont en bon état de marche.

Loin de poser les véritables questions éthiques qu'une telle pratique suscite, le protocole s'attache à élaborer le « comment » du prélèvement après l'euthanasie, en vue de dépasser les nombreux obstacles qui se présentent.

Le principal obstacle tient au fait que l'euthanasie est en règle générale pr...

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