Statut du corps humain (Pays-Bas)

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Donner son corps à la science pour payer son enterrement ?

Pays-Bas - Donner son corps à la science pour payer son enterrement ?

Donner son corps à la science pour payer son enterrement ?

Aux Pays-Bas, une entreprise américaine s'engage à payer les frais funéraires de personnes décédées si celles-ci donnent leurs corps à la science. Après leur décès, le corps de ces personnes est donc transféré à cette entreprise privée dénommée Rise Labs. Celle-ci vend par la suite certaines parties des corps humains en question.

Si le don de corps est motivé par des raisons financières - en l'occurrence le fait de bénéficier de frais funéraires payés - cela remet alors en cause la notion juridique d'indisponibilité, ou plus précisément de non-patrimonialité du corps. Notons que la législation en vigueur aux Pays-Bas interdit d'encourager par des incitations financières le don de corps. Pour Britta van Beers, professeur à l'Université libre d'Amsterdam, ''le don de corps est présenté comme une option budgétaire. Donc : si vous donnez votre corps, ce n'est pas seulement bon pour la science mais aussi pour votre portefeuille...

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Le don d’organes après euthanasie : les chiffres parlent

Pays-Bas - Le don d’organes après euthanasie : les chiffres parlent

Le nombre de personnes euthanasiées sur lesquelles des tissus ou des organes sont prélevés, augmente aux Pays-Bas comme en Belgique. Malgré cela, des médecins considèrent que cette pratique n'est pas encore assez connue et veulent l'encourager pour répondre aux longues files d'attentes pour les transplantations (ex. 761 personnes sur la liste d'attente pour l'implantation d'une cornée).

L'enjeu est de taille : les personnes mourant par euthanasie représentent 4,4 % des décès aux Pays-Bas. Le patient qui connaît le moment de sa mort, peut envisager à temps de donner ou non ses organes et tissus. Il va sans dire que la mort planifiée facilite aussi l'organisation des prélèvements et  transplantations.

Aux Pays-Bas, l'euthanasie est pratiquée dans 80% des cas par le médecin traitant à domicile. Le patient peut avoir donné son accord pour qu'on lui prélève, une fois euthanasié, les tissus oculaires, la peau, les valves cardiaques, certaines veines, des tissus osseux ou des tendons. « A...

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900 euros pour un don d’ovocytes aux Pays-Bas : c’est trop !

Pays-Bas - 900 euros pour un don d’ovocytes aux Pays-Bas : c’est trop !

La rémunération actuelle du don d'ovocytes dans les trois banques d'ovocytes aux Pays-Bas - soit un montant pouvant atteindre 900 euros - risque de pousser des femmes à donner leurs ovocytes pour des raisons financières. C'est ce que pointent des éthiciens du Centre hospitalier Universitaire d'Utrecht, suggérant de réduire la compensation à 300 euros sur base du temps et de l'investissement requis, en plus du défraiement.

Dans ce rapport écrit en partenariat avec l'Organisation néerlandaise pour la recherche sur la santé et l'innovation des soins (ZonMw), les auteurs remettent néanmoins en question la nécessité d'exiger de la part de la donneuse une motivation « purement » altruiste ; selon eux, il serait suffisant que la motivation ne soit pas « purement » financière.

S'inquiétant de la pénurie actuelle de donneuses d'ovocytes, ils considèrent que ce don devrait aussi être ouvert aux jeunes femmes qui n'ont pas encore d'enfants, à condition qu'elles soient averties des risques de...

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Pays-Bas : un « non » massif à l’inscription pour le don d’organes

Pays-Bas - Pays-Bas : un « non » massif à l’inscription pour le don d’organes

Comme beaucoup d'autres pays, les Pays-Bas sont confrontés à une pénurie de donneurs d'organes. A tel point que le gouvernement songe à modifier le système pour passer du consentement exprès à celui du consentement présumé, comme c'est le cas en Belgique. Un projet de loi a récemment été adopté par le Parlement néerlandais, qui a demandé des éclaircissements supplémentaires au Conseil d'État. Ce dernier doit encore s'exprimer sur la proposition qui vise donc à instaurer le principe du « oui, sauf si ».

En attendant, une campagne encourageant le don d'organes vient de se clôturer. L'objectif était d'enregistrer un plus grand nombre de donneurs. Or, de façon surprenante, c'est le résultat opposé qui a été enregistré. Parmi les nouvelles inscriptions, 26 430 (83%) ont choisi le « non », et seulement 5 414 (17%) le « oui ». Dans les modifications des déclarations déjà enregistrées, 63% des répondants (11 025 personnes) sont passés au « non » et 37% (6 511 personnes) au « oui ».

Le choi...

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Pays-Bas : consentement présumé pour le don d'organes

Pays-Bas - Pays-Bas : consentement présumé pour le don d'organes

Le plan très controversé du parti démocrate néerlandais D66 pour augmenter le nombre de donneurs d'organes a été approuvé de justesse mardi à la Chambre des représentants. Le vote a été particulièrement serré, avec 75 voix pour et 74 voix contre. La proposition adoptée prévoit que chaque personne doit choisir si elle veut être donneuse ou pas. Mais si aucun choix n'est exprimé, la personne concernée sera enregistrée par défaut comme donneuse d'organes (Système du consentement présumé, également d'application en Belgique).

Mardi, lors d'un débat portant sur ce système appelé « inscription active des donneurs » (qui, contrairement à ce que pourrait suggérer son nom, prévoit qu'on devient donneur si l'on ne déclare pas y être opposé), il semblait encore que la proposition ne recevrait pas suffisamment de soutien. Mais le D66 l'a ensuite adaptée pour faire pencher la balance en faveur d'une adoption.
Le groupe parlementaire du VVD (libéral-démocrate) a souligné au cours du débat que la ...

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Pays-Bas : la Ministre Schippers lance une campagne pour le don de cellules souches adultes

Pays-Bas - Pays-Bas : la Ministre Schippers lance une campagne pour le don de cellules souches adultes

La Ministre de la Santé publique des Pays-Bas, Edith Schippers, lance une campagne pour encourager le don de cellules souches adultes, s'appuyant pour ce faire sur la Fondation Machtis. Chaque année, quelques milliers de personnes sont confrontées aux Pays-Bas à l'une ou l'autre forme de cancer du sang. Or, certaines de ces leucémies peuvent être guéries par une transplantation de cellules souches dont la compatibilité receveur-donneur a été vérifiée. L'enjeu est donc de disposer d'un donneur compatible.
C'est pourquoi il faut multiplier le nombre de donneurs de cellules souches provenant de la moelle osseuse. Or actuellement, le nombre de donneurs est largement insuffisant.
La Fondation Machtis et la Ministre Schippers encouragent donc les citoyens à s'enregistrer sur le site stamceldonor.nl car plus il y a de donneurs potentiels, plus les chances de guérison de certains malades sont grandes.

Actuellement, 104.000 donneurs se sont enregistrés, parmi lesquels, chaque année, 1 sur 10...

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Pays-Bas : euthanasie des enfants : élargir le cadre

Pays-Bas - Pays-Bas : euthanasie des enfants : élargir le cadre

En 2015, la NVK (Nederlandse Vereniging voor Kindergeneeskunde - Association néerlandaise de Pédiatrie) s'est penchée sur la prise en charge des enfants malades et en fin de vie et a publié sa  position  par rapport à l'euthanasie des enfants entre 1 et 12 ans. Elle y propose de faire une étude sur les soins à prodiguer aux enfants gravement malades et en fin de vie, en y incluant la possibilité de l'euthanasie, indépendamment de l'âge des jeunes patients, préférant se fonder sur la capacité de discernement.

Le régime juridique néerlandais actuel permet l'euthanasie des enfants à partir de 12 ans, et celle des nourrissons de moins d'un an dont la « qualité de vie » n'est pas jugée satisfaisante (L'euthanasie des nouveaux-nés et le Protocole de Groningen).

La NVK souhaite élargir le cadre légal actuel afin de permettre aux médecins de provoquer la mort de leurs jeunes patients gravement malades et peut être en fin de vie, au-delà des restrictions d'âge actuelles. Dans les cas où les...

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Pays-Bas : euthanasies et don d’organes

Pays-Bas - Pays-Bas : euthanasies et don d’organes

Aux Pays-Bas, pour la première fois, l'Erasmus Medisch Centrum (EMC) de Rotterdam en partenariat avec la Clinique de fin de vie a expérimenté une euthanasie avec plusieurs personnes bénéficiaires, pour un foie, un rein, un pancréas. Le prélèvement a dû se faire à l'hôpital et de manière assez rapide, car les patients attendaient dans cinq salles attenantes pour recevoir leur organe.

Bien que cette pratique ne soit applicable que pour les patients non cancéreux, le don d'organes post-euthanasique gagne du terrain. Depuis 2012, on estime que des organes ont été prélevés sur 15 personnes euthanasiées, parmi lesquelles 9 personnes rien que pour 2015. Il n'existe cependant pas de sources statistiques officielles et fiables en la matière.

La pratique du don d'organes lié à une euthanasie n'est pas sans poser certaines questions éthiques, comme le souligne l'article que le Dr Van Dijk, éthicien à l'Erasmus MC, a fait paraître en 2013 dans le Nederlands Tijdschrift voor Geneeskunde. Si l'o...

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Pays-Bas : un courrier ministériel aux jeunes pour inciter au don d’organes

Pays-Bas - Pays-Bas : un courrier ministériel aux jeunes pour inciter au don d’organes

La Ministre néerlandaise de la Santé, Edith Schippers, a décidé d'envoyer une lettre personnelle à tous les jeunes de 18 ans afin de les inviter à s'enregistrer auprès de leur administration communale comme donneurs d'organes. Cette campagne est appuyée par des clip-vidéos télévisés qui encouragent les jeunes à parler avec leur proches et parents de cette problématique.

Actuellement, aux Pays-Bas, 40% des habitants se sont déclarés donneurs d'organes. Sur un total estimé de 2.9 millions de donneurs potentiels, 730.000 se sont opposés à tout prélèvement. La Ministre de la santé voudrait réformer le système en faveur d'un régime juridique de consentement présumé. Tout citoyen qui n'aurait pas explicité officiellement son refus de don d'organes serait automatiquement considéré comme donneur potentiel. Ce système est actuellement en vigueur en Belgique et en France.

La philosophie et la dynamique du don d'organes sont ici questionnées. Donner ses organes suite à une démarche consciente...

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Pays-Bas : vers une institutionnalisation du don d'organes après euthanasie

Pays-Bas - Pays-Bas : vers une institutionnalisation du don d'organes après euthanasie

Des responsables d'hôpitaux universitaires aux Pays-Bas (Erasmus MC de Rotterdam et l'hôpital académique de Maastricht) viennent d'établir un protocole de don d'organes après euthanasie. Ces directives nationales n'attendent plus que l'accord de la Fondation néerlandaise de la transplantation pour être imposées à l'ensemble des médecins et hôpitaux des Pays-Bas. Si la Belgique fait figure de pionnière en matière de combinaison entre euthanasie et don d'organes, cette pratique est exceptionnelle aux Pays-Bas. Les patients concernés seraient surtout les victimes de sclérose en plaque, de la maladie de Charcot et d'autres malades neurologiques, dont les organes sont en bon état de marche.

Loin de poser les véritables questions éthiques qu'une telle pratique suscite, le protocole s'attache à élaborer le « comment » du prélèvement après l'euthanasie, en vue de dépasser les nombreux obstacles qui se présentent.

Le principal obstacle tient au fait que l'euthanasie est en règle générale pr...

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