Fin de vie (Royaume-Uni)

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Légaliser l’euthanasie… pour des raisons économiques

Royaume-Uni - Légaliser l’euthanasie… pour des raisons économiques

Un article scientifique récemment publié dans la revue Clinical Ethics encourage la légalisation du suicide assisté et de l'euthanasie sur base d'arguments financiers.

Cet article, co-écrit par David Shaw (chercheur en bioéthique à l'Institute for Biomedical Ethics de Bâle) et Alec Morton (chercheur en management de la santé à Glasgow), est intitulé « Counting the cost of denying assisted dying » (« Calculer le coût d'un refus de légalisation du suicide assisté »). Les deux auteurs cherchent ici à démontrer qu'il serait judicieux de légaliser le suicide assisté au Royaume-Uni en raison du coût économique que représenterait le maintien d'un refus en la matière.

Trois arguments sont invoqués par les auteurs.

Le premier argument consiste à considérer qu' « offrir l'opportunité » de mourir aux patients qui souffrent peut être bénéfique, au regard du concept de « Quality-adjusted life years » (QALYs, années de vie de qualité). Ce concept quantifie les avantages et inconvénients médicau...

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Quel espoir donnons-nous à ceux qui souffrent ?

Royaume-Uni - Quel espoir donnons-nous à ceux qui souffrent ?

"Nous devrions donner de l'espoir à ces personnes'', a rétorqué le député Ian Paisley aux parlementaires britanniques promoteurs de la légalisation du suicide assisté, fin janvier à Westminster Hall.

En Grande-Bretagne, l'interdiction légale de provoquer la mort a été récemment remise en cause au Parlement de Westminster. La députée Christine Jardine a notamment demandé qu'une enquête gouvernementale soit effectuée sur la législation en vigueur. Certains représentants politiques considèrent en effet que cette loi "n'est plus d'actualité et ni au service des personnes malades".

Cette poussée a entraîné la réaction d'un groupe de députés, en particulier de Ian Paisley, membre du Parlement du Nord d'Antrim (Irlande du Nord). Selon lui, plutôt que de débattre ''pour savoir à quel moment tuer une personne malade'', le travail parlementaire devrait se concentrer sur les mesures à prendre pour donner de l'espoir aux personnes qui ne voient pas d'issue à leur souffrance. Il a ainsi rappe...

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Porte ouverte à l’euthanasie par omission de soins au Royaume-Uni

Royaume-Uni - Porte ouverte à l’euthanasie par omission de soins au Royaume-Uni

Depuis l'arrêt An NHS Trust et autres c. Y de la Cour Suprême au Royaume-Uni de juillet dernier, le médecin et la famille d'une personne en état végétatif peuvent convenir que l'arrêt de l'hydratation et de l'alimentation du patient sont dans son meilleur intérêt, et provoquer sa mort sans l'aval d'un juge. Le Conseil Général des Médecins (General Medical Council) vient de publier ses directives en la matière.

L'arrêt de soins concerne des patients encore éveillés mais dans un état permanent d'inconscience et ceux qui sont dans un état de conscience minimale. L'avis d'un deuxième médecin est généralement requis, sauf si le patient est à quelques jours ou heures de la mort. En cas de désaccord entre le médecin et les proches, le juge tranchera. Il se peut donc que le patient, non obstant l'opposition de sa famille, soit privé d'hydratation et d'alimentation.

Cette décision prend sa source dans un arrêt de 1993, où la Cour a qualifié l'alimentation et l'hydratation artificielle de tr...

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Création du Ministère de la solitude… pour faire des économies

Royaume-Uni - Création du Ministère de la solitude… pour faire des économies

Selon la Croix-Rouge britannique, quelque 9 millions de personnes se sentent souvent ou toujours seules au Royaume-Uni. Plus de 200.000 personnes âgées ont confié à l'organisation Age UK n'avoir parlé à personne depuis plus d'un mois.

Ce constat alarmant a mené le gouvernement britannique à créer le tout premier ministère de la solitude, dont Tracey Crouch sera la ministre. Sa nomination est considérée de par le monde comme un événement historique, qui pourrait générer une réaction dans bien d'autres pays occidentaux, notamment en Belgique où se répand chez nos aînés ce qui a été appelée « fatigue de vivre », crise existentielle fréquemment liée à un isolement profond. Au total, une personne sur 4 souffrirait de solitude en Belgique, principalement dû au manque de contact humain ou à une pression sociale.

Le plus grand mérite de cette nomination britannique est peut-être d'imposer sur la place publique une réalité que très peu veulent regarder en face, et de reconnaître officiellem...

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Grande-Bretagne : non! au suicide assisté.

Royaume-Uni - Grande-Bretagne : non! au suicide assisté.

Paul Lamb, capable seulement de bouger la main droite depuis un accident de la route en 1990, et Jane Nicklinson, dont le mari Tony, paralysé à la suite d'une attaque, s'est laissé mourir de faim en 2012, demandaient au tribunal suprême d'autoriser les médecins à pratiquer des suicides assistés.
Les juges de la Cour suprême britannique, par sept voix contre deux, ont jugé que la loi britannique actuelle ne pouvait autoriser une telle pratique. « Care Not Killing », une association engagée sur le terrain et aux côtés des personnes fragilisées, a salué la décision des juges. « La loi reste la même en Angleterre et au Pays de Galles, la Cour reconnaissant que cette loi existe pour protéger les gens vulnérables, les personnes âgées et les handicapés », a dit son porte-parole, Andrew Fergusson. Aux termes de la loi britannique, toute personne qui aide une autre à se suicider est passible de 14 années de prison.

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A call to make assisted suicide available to prisoners

Royaume-Uni - A call to make assisted suicide available to prisoners

Writing on the Oxford University blog Practical Ethics, Christian Browne, a young British doctor and bioethicist, argues that the plight of prisoners is essentially the same as the terminally ill. A life sentence behind bars is the same as unbearable suffering. So why shouldn't they be allowed the privilege assisted suicide if it were legal?  Without it, prisoners will end up committing suicide in a more painful ways.
Furthermore, prison doctors - whose role is to alleviate suffering - are complicit in prolonging prisoners' torment: "an undignified and torturous existence serving a life of suicidal solitude could be avoided". Finally, society would benefit as well: "the financial cost of maintaining an individual who'll never leave the justice system would be saved".
 

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BBC accused of ‘bias’ in favour of assisted suicide

Royaume-Uni - BBC accused of ‘bias’ in favour of assisted suicide

The BBC has been accused of acting as a "cheerleader" for assisted suicide by broadcasting campaigners' views on national television without opposition. (The Telegraph)

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La Cour d'appel de Londres maintient la législation sur l'euthanasie

Royaume-Uni - La Cour d'appel de Londres maintient la législation sur l'euthanasie

La Cour d'appel de Londres a maintenu la loi interdisant l'euthanasie. L'appel à l'origine de cette décision de justice émane de "deux hommes lourdement handicapés qui réclamaient que les médecins puissent les aider à mourir en tout légalité". Pour les plaignants, la législation ne respecte pas leur droit à la vie privée et familiale garanti par la Convention européenne des droits de l'homme: "on ne leur permettrait pas de choisir l'endroit et la manière de leur mort".
Tout en reconnaissant que "la loi interfère actuellement avec ce droit", la Cour d'appel a considéré que "l'interdit qui pèse sur l'euthanasie est justifié". Pour la Cour, comme pour le tribunal qui avait jugé l'affaire en première instance, "le Parlement représente la conscience de la nation" et les juges n'ont pas autorité pour "remettre en question l'interdit légal de l'euthanasie".
Source : Irishtimes.com (Mark Hennessy) 21/07/2013
 

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Royaume-Uni :  enquête parlementaire et arrêt de la sédation terminale

Royaume-Uni - Royaume-Uni : enquête parlementaire et arrêt de la sédation terminale

Le protocole de « fin de vie » connu sous le nom de Liverpool Care Pathway (LCP), reposant sur la sédation « terminale » ou « palliative » devrait être abandonné d'ici à l'automne, aux termes d'une enquête parlementaire qui a mis en évidence les abus liés à la procédure. Le  LCP prévoit notamment le retrait de l'alimentation et de l'hydratation couplée à une sédation profonde continue si cela est jugé conforme aux « meilleurs intérêts » du patient souffrant d'une maladie incurable.
Dans les faits, de nombreux médecins et proches de patients ont affirmé ces dernières années que le parcours est volontiers appliqué à des patients qui ne sont pas en fin de vie, sans concertation avec la famille, son utilisation constituant parfois ou fréquemment, selon les sources, une euthanasie lente.
L'enquête parlementaire met en avant les cas de soins inadaptés ou insuffisants, et un recours systématique à ce protocole qui cause la mort dans les 29 heures, en moyenne.

Sédation et accompagnement en ...

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