Fin de vie (Canada)

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Canada : de l’aide à mourir en fin de vie vers la "mort sur demande" ?

Canada - Canada : de l’aide à mourir en fin de vie vers la "mort sur demande" ?

Quatre ans après avoir dépénalisé l'euthanasie, le Parlement fédéral canadien s'apprête à élargir la loi en la matière, afin de permettre à toute personne malade qui souhaite mourir d'être ''suicidée'' par ou avec l'aide d'un médecin ou d'une infirmière.

 

Déposé au Parlement le 5 octobre dernier par le Ministre de la Justice, le projet de loi C-7 avait déjà fait l'objet d'une première lecture le 7 février 2020.

 

Dans sa dernière version, le projet de loi prévoit en premier lieu de supprimer la condition de « mort raisonnablement prévisible » actuellement prévue dans la loi. Sur le fond, l'aide médicale à mourir (ou AMM, terme choisi pour désigner l'euthanasie) ne serait dès lors soumise qu'à l'existence d'une maladie grave et incurable et au fait, pour le patient, d'éprouver des souffrances qu'il juge lui-même insupportables. Des personnes physiquement handicapées ou souffrant d'une maladie chronique seraient ainsi éligibles à ce qui s'apparente à l'obtention d'une mort sur dem...

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Euthanasie au Canada : quels enseignements tirer du premier rapport annuel ?

Canada - Euthanasie au Canada : quels enseignements tirer du premier rapport annuel ?

Nombre de décès par euthanasie, âge moyen du demandeur, affection médicale, disponibilité des soins palliatifs, ... L'administration fédérale du Canada a publié, en juillet dernier, le premier rapport complet au sujet de l'aide médicale à mourir (AMM, terme choisi par l'administration pour désigner l'euthanasie).

 

Dépénalisée au Canada en juin 2016 (voy. loi), l'euthanasie ne peut être envisagée qu'à l'égard des personnes majeures qui en font volontairement la demande, et qui sont « affectées de problèmes de santé graves et irrémédiables leur causant des souffrances persistantes et intolérables ». L'acceptation de la demande est par ailleurs soumise au caractère incurable de l'affection dont souffre la personne, au « déclin avancé et irréversible de ses capacités », et au fait que « sa mort naturelle soit devenue raisonnablement prévisible ».

 

Jusqu'ici, l'administration fédérale n'avait publié que des rapports « intérimaires » semestriels, fournissant des données partielles au...

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L’euthanasie au Canada, réponse à la vulnérabilité sociale et économique des citoyens ?

Canada - L’euthanasie au Canada, réponse à la vulnérabilité sociale et économique des citoyens ?

Selon une enquête menée dans la province de l'Ontario au Canada, la plupart des personnes euthanasiées entre juin 2016 et octobre 2018 n'étaient pas spécialement confrontées à une vulnérabilité sociale ou économique. Tout au contraire, elles étaient plus jeunes et avaient un niveau de revenus plus élevé en moyenne que les personnes décédées naturellement dans cette province. Ce constat rejoint l'observation de l'écrivain Wesley J. Smith dans le National Review - « Assisted Suicide and White Privilege » selon laquelle les patients Latino-Américains et Afro-Américains choisissent rarement le suicide assisté en comparaison avec les patients blancs disposant d'une bonne situation financière (87% des suicides assistés). De même, l'étude indique qu'en Suisse, les personnes ayant demandé le suicide assisté étaient en moyenne plus aisées et plus instruites que l'ensemble des personnes décédées.

L'étude menée en Ontario a montré également que la majorité des personnes euthanasiées souffraie...

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Canada : les médecins qui refusent de pratiquer l’euthanasie mis sous pression

Canada - Canada : les médecins qui refusent de pratiquer l’euthanasie mis sous pression



Alors que la loi canadienne garantit l'objection de conscience, notamment pour les médecins, nombre d'entre eux font désormais l'objet de pressions lorsqu'ils refusent de pratiquer une euthanasie ou d'assister un suicide.

La loi canadienne prévoit que la législation sur l'aide médicale à mourir (AMM, autre nom pour l'euthanasie) n'a ''pas pour effet d'obliger quiconque à fournir ou à aider à fournir l'aide médicale à mourir''.

Toutefois, certains changements introduits dans les politiques de plusieurs hôpitaux concernant l'euthanasie rendent la situation des médecins objecteurs de conscience de plus en plus difficile. Ces médecins disent craindre des mesures disciplinaires de la part des autorités médicales réglementaires. En pratique, le médecin qui accepte de pratiquer l'euthanasie sur un patient tente de forcer un second médecin - par exemple le médecin traitant du patient - à partager la responsabilité de l'euthanasie. A ce moment, si le médecin opposé à l'euthanasie exprime...

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Canada – Explosion des donneurs d’organes post-euthanasie

Canada - Canada – Explosion des donneurs d’organes post-euthanasie

Alors que l'euthanasie n'y est dépénalisée que depuis 2016, le Canada a connu, en l'espace de quelques années, une énorme croissance du nombre de donneurs d'organes, du fait des dons d'organe réalisés après euthanasie.

Une telle corrélation entre euthanasie et don d'organes s'explique notamment par la politique proactive menée par l'Ontario en la matière. Cet Etat canadien est ainsi le premier au monde à imposer aux médecins le fait de mentionner la possibilité du don d'organes aux personnes ayant choisi l'euthanasie.
Dans la plupart des pays ayant dépénalisé l'euthanasie, la possibilité du don d'organes n'est en principe discutée qu'à l'initiative du patient lui-même, et, en tout cas, n'est pas obligatoirement mentionnée au patient concerné par l'euthanasie.
Par ailleurs, le don d'organe n'étant possible que dans un cadre hospitalier, celui-ci implique que la personne subissant l'euthanasie ne puisse mourir à domicile.
La promotion active du don d'organes dans le cadre de l'euthana...

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Québec : plus besoin d’être en fin de vie pour obtenir l’euthanasie

Canada - Québec : plus besoin d’être en fin de vie pour obtenir l’euthanasie

C'est la demande d'aide au suicide de deux personnes malades qui a eu, mercredi dernier, une incidence majeure sur la loi québécoise concernant les soins de fin de vie.

En effet, par une décision de la Cour supérieure du Québec, la juge Christine Baudouin a donné raison à Jean Truchon et Nicole Gladu pour obtenir l'aide médicale à mourir (euthanasie ou assistance au suicide). Tous deux souffrent de maladies dégénératives qui les limitent fortement dans leurs mouvements et dans leur communication, sans pour autant être en fin de vie. Ils estiment que le critère de « fin de vie », nécessaire pour obtenir l'euthanasie ou l'assistance au suicide au Québec, est trop restrictif et discriminatoire. Au nom du « droit à la sécurité », de la « liberté », et de la « non-discrimination », ces deux personnes peuvent désormais obtenir qu'un médecin provoque leur mort. Bien plus, la Cour supérieure a demandé au législateur d'adapter la loi de façon à supprimer le critère de fin de vie pour l'obten...

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L’ONU pointe l’exclusion des personnes handicapées au Canada

Canada - L’ONU pointe l’exclusion des personnes handicapées au Canada

« Je suis extrêmement préoccupée par l'absence de réponses globales pour garantir l'accès des personnes handicapées au soutien dont elles ont besoin pour vivre de façon autonome dans leur collectivité ». Ce sont là les mots de la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées, dans son rapport sur le Canada remis le 12 avril dernier.

Alors que 6,2 millions de Canadiens sont porteurs de handicaps (soit un citoyen sur cinq), la Rapporteuse tire la sonnette d'alarme face à un certain nombre de problèmes qu'elle a noté lors à sa visite sur place courant avril.

Bien que le Canada ait ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH), aucune des lois spécifiques aux personnes handicapées « n'est exhaustive ni entièrement conforme à la CDPH ». La Rapporteuse soulève que «  se voient systématiquement refuser la capacité juridique » et peuvent « être traitées de force sans consentement libre et éclairé », y compr...

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Canada : un appel à projets pour développer et innover en soins palliatifs

Canada - Canada : un appel à projets pour développer et innover en soins palliatifs

Près de 70 % des quelque 220.000 Canadiens qui décèdent chaque année n'ont pas accès à des soins palliatifs. De plus, pour bon nombre d'entre eux, la prestation de ces services ou l'aiguillage vers les soins palliatifs n'a lieu que dans les dernières semaines de vie. La culture palliative n'est donc pas encore diffusée auprès des citoyens canadiens alors que le gouvernement tend à promouvoir l'aide médicale à mourir (Suicide assisté et euthanasie).

C'est pourquoi, il est urgent d'améliorer l'accès aux soins palliatifs et de diffuser une approche palliative dans tous les systèmes de santé, but poursuivi par la Fondation canadienne pour l'amélioration des services de santé (FCASS) dans son appel de propositions pour l'innovation en soins palliatifs et de fin de vie. Le prix de l'innovation sera remis aux meilleurs projets en juin 2017 à Toronto, qu'il s'agisse d'un modèle, d'un programme, d'une approche ou d'un outil qui améliore (ou qui a le potentiel d'améliorer) l'expérience et la ...

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Canada : les médecins palliativistes refusent de participer aux suicides assistés

Canada - Canada : les médecins palliativistes refusent de participer aux suicides assistés

Alors que la Cour suprême du Canada a donné son feu vert au suicide assisté en février dernier (Voir Bulletin de l'IEB), seulement 25% des membres du CSPCP (Society of Palliative Care Physicians) se disent prêts à aider un patient à se suicider. Le docteur Doris Barwich, parlant au nom des experts canadiens, déclare que « le suicide assisté ne fait pas partie de leurs pratiques et qu'ils ne prévoient pas de l'y intégrer ».
C'est « La douleur qu'il faut tuer, pas le malade » a déclaré de son côté un porte-parole de l'association Campagne Québec-vie.
Source:  BioEdge
 

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Canada : "Aide à mourir" : décision de la Cour suprême

Canada - Canada : "Aide à mourir" : décision de la Cour suprême

La Cour suprême avait jugé, en 1993, dans l'affaire Sue Rodriguez contre Colombie-Britannique (Procureur général), que les dispositions légales incriminant l'aide au suicide ne portaient pas atteinte aux libertés fondamentales.

Par un arrêt du 6 février 2015, la Cour suprême du Canada déclare à présent que les dispositions du Code criminel interdisant « l'aide médicale à mourir » sont inconstitutionnelles en ce qu'elles portent atteinte à certains droits fondamentaux consacrés par la Charte canadienne des droits et libertés. Ces dispositions sont tenues pour nulles dans la mesure où elles prohibent l'aide médicale à mourir à l'égard d'une personne adulte capable qui (1) consent clairement à mettre fin à sa vie, et qui (2) est affectée de problèmes de santé graves et irrémédiables (y compris une affection, une maladie ou un handicap) lui causant des souffrances persistantes qui lui sont intolérables au regard de sa condition. (...)

Voir l'entièreté de l'article et l'arrêt de la Cour...

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