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La liberté des institutions de soins en jeu au Canada ?

Canada - La liberté des institutions de soins en jeu au Canada ?

- Clauses de conscience

Un patient soigné dans l'hôpital Saint-Paul, où "l'aide à mourir" n'est pas une option, a été transféré à l'hôpital général de Vancouver. En raison d'un défaut de communication entre les deux hôpitaux, le transfert ne s'est apparemment pas déroulé comme prévu. Cet événement relance au Canada le débat sur l'accessibilité de l'aide à mourir dans les établissements médicaux religieux.

Suite à cette expérience, l'hôpital Saint-Paul a mis en place un protocole de partage d'information et a embauché une personne responsable du transfert de patients qui insistent pour bénéficier d'un suicide assisté.

Christopher de Bono, vice-président à l'éthique des soins de la régie de santé Providence, reconnait que l'aide médicale à mourir représente une option pour certains patients, mais il insiste que cet acte ne correspond pas à la mission de l'hôpital Saint-Paul, qui s'engage à offrir des soins palliatifs de qualité pour tous.

Shanaaz Gokool, directrice de Mourir dans la Dignité Canada, estime ...

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Ontario : La liberté d’expression est-elle encore réelle quand l’objection de conscience est limitée

Canada - Ontario : La liberté d’expression est-elle encore réelle quand l’objection de conscience est limitée

- Clauses de conscience

L'Aide Médicale à Mourir (AMM) est décriminalisée au Canada depuis juin 2016 par une loi fédérale, la Bill C-14. Celle-ci prévoit toutefois qu'aucun médecin n'est dans l'obligation de pratiquer une euthanasie, et ce au nom de la liberté de conscience et de religion prévue dans l'article 2 de la Charte canadienne des droits et libertés.

Le 10 mai dernier, en Ontario, une loi provinciale (Bill 84) a obtenu la sanction royale nécessaire à son entrée en vigueur. Ce texte oblige tout médecin ou infirmier, au cas où il ferait appel à l'objection de conscience, à référer son patient à un confrère qui, lui, accèdera à la demande d'aide médicale à mourir. De nombreux professionnels de la santé ont immédiatement dénoncé le fait que référer un patient à un collègue, revient en quelque sorte à participer indirectement à l'euthanasie - constituant de ce fait une atteinte au principe même de la liberté de conscience.

Les conséquences de cette loi provinciale sont bien réelles comme l'a récemment...

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Aide Médicale à Mourir : le Manitoba protège l’objection de conscience des soignants

Canada - Aide Médicale à Mourir : le Manitoba protège l’objection de conscience des soignants

- Clauses de conscience

Le gouvernement du Manitoba a déposé un projet de loi provincial visant à protéger l'objection de conscience du personnel médical et la liberté des établissements de santé en matière de fin de vie.

Au Canada, l'Aide Médicale à Mourir est décriminalisée par une loi fédérale depuis juin 2016. Cette loi n'oblige personne à fournir cette prestation « attendu que chacun jouit de la liberté de conscience et de religion ». Cependant, elle reconnaît comme compétence des provinces la réglementation des professions de la santé ; c'est pourquoi, afin d'assurer une double protection à l'objection de conscience, la province du Manitoba empêchera aux organismes de réglementation de profession de mettre en place des règles ou des normes obligeant à fournir l'aide médicale à mourir ou à participer à sa prestation.
Le texte ne fait pas l'unanimité, Dying With Dignity Canada soupçonne le Gouvernement Pallister de vouloir limiter, voire de supprimer, l'accès à l'assistance médicale à mourir dans le Ma...

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Canada : un appel à projets pour développer et innover en soins palliatifs

Canada - Canada : un appel à projets pour développer et innover en soins palliatifs

- Soins palliatifs

Près de 70 % des quelque 220.000 Canadiens qui décèdent chaque année n'ont pas accès à des soins palliatifs. De plus, pour bon nombre d'entre eux, la prestation de ces services ou l'aiguillage vers les soins palliatifs n'a lieu que dans les dernières semaines de vie. La culture palliative n'est donc pas encore diffusée auprès des citoyens canadiens alors que le gouvernement tend à promouvoir l'aide médicale à mourir (Suicide assisté et euthanasie).

C'est pourquoi, il est urgent d'améliorer l'accès aux soins palliatifs et de diffuser une approche palliative dans tous les systèmes de santé, but poursuivi par la Fondation canadienne pour l'amélioration des services de santé (FCASS) dans son appel de propositions pour l'innovation en soins palliatifs et de fin de vie. Le prix de l'innovation sera remis aux meilleurs projets en juin 2017 à Toronto, qu'il s'agisse d'un modèle, d'un programme, d'une approche ou d'un outil qui améliore (ou qui a le potentiel d'améliorer) l'expérience et la ...

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Québec : pas de liberté éthique pour l’hôpital face à un avortement tardif

Canada - Québec : pas de liberté éthique pour l’hôpital face à un avortement tardif

- Clauses de conscience

Suivie depuis le début de sa grossesse au Centre Universitaire de Santé McGill (CUSM) de Montréal, une maman enceinte de 6 mois (27 semaines) a reçu le diagnostic que le bébé serait porteur de plusieurs anomalies.

Demandant à ce qu'il soit mis fin à sa grossesse (avortement tardif), la maman et son conjoint ont attendu la décision du Comité d'éthique de l'hôpital à qui il revient de se prononcer dans de tels cas où l'enfant est viable. Pour diverses raisons qui font partie du dossier médical personnel de la maman, le Comité d'éthique a conseillé de ne pas procéder à cette IMG. La maman s'est alors adressée à un autre hôpital pour obtenir un second avis dans lequel les médecins eux-mêmes ne s'entendaient pas sur l'avenir de l'enfant à naître.

Si le CUSM reconnaît le « droit strict à l'interruption volontaire de grossesse de chaque femme, conformément à la jurisprudence établie par la Cour suprême du Canada », il n'en reste pas moins qu'il a refusé de procéder à cette IMG, faisant ap...

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Canada : les médecins palliativistes refusent de participer aux suicides assistés

Canada - Canada : les médecins palliativistes refusent de participer aux suicides assistés

- Soins palliatifs

Alors que la Cour suprême du Canada a donné son feu vert au suicide assisté en février dernier (Voir Bulletin de l'IEB), seulement 25% des membres du CSPCP (Society of Palliative Care Physicians) se disent prêts à aider un patient à se suicider. Le docteur Doris Barwich, parlant au nom des experts canadiens, déclare que « le suicide assisté ne fait pas partie de leurs pratiques et qu'ils ne prévoient pas de l'y intégrer ».
C'est « La douleur qu'il faut tuer, pas le malade » a déclaré de son côté un porte-parole de l'association Campagne Québec-vie.
Source:  BioEdge
 

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Canada : "Aide à mourir" : décision de la Cour suprême

Canada - Canada : "Aide à mourir" : décision de la Cour suprême

- Euthanasie et suicide assisté

La Cour suprême avait jugé, en 1993, dans l'affaire Sue Rodriguez contre Colombie-Britannique (Procureur général), que les dispositions légales incriminant l'aide au suicide ne portaient pas atteinte aux libertés fondamentales.

Par un arrêt du 6 février 2015, la Cour suprême du Canada déclare à présent que les dispositions du Code criminel interdisant « l'aide médicale à mourir » sont inconstitutionnelles en ce qu'elles portent atteinte à certains droits fondamentaux consacrés par la Charte canadienne des droits et libertés. Ces dispositions sont tenues pour nulles dans la mesure où elles prohibent l'aide médicale à mourir à l'égard d'une personne adulte capable qui (1) consent clairement à mettre fin à sa vie, et qui (2) est affectée de problèmes de santé graves et irrémédiables (y compris une affection, une maladie ou un handicap) lui causant des souffrances persistantes qui lui sont intolérables au regard de sa condition. (...)

Voir l'entièreté de l'article et l'arrêt de la Cour...

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Vers l’euthanasie au Québec

Canada - Vers l’euthanasie au Québec

- Euthanasie et suicide assisté

Le Québec a adopté le 5 juin 2014, à 94 voix contre 22, une loi concernant les soins en fin de vie englobant les soins palliatifs et une « aide médicale à mourir ». Cette loi, qui ne concerne que la province du Québec et qui ne sera pas appliquée avant 18 mois, devrait être contestée par le gouvernement fédéral dans la mesure où l'euthanasie et le suicide assisté y sont interdits par le code pénal canadien.
Plusieurs ministres libéraux se sont opposés à cette loi dont Christine Saint Pierre, ministre des Relations internationales. « Ma conscience me dit que ce projet de loi-là, il va à l'encontre de la morale, il va à l'encontre de la vie, c'est de l'euthanasie et je pense qu'on a enrobé le terme euthanasie comme quand on était des petits enfants et qu'on nous mettait une pilule enrobée dans le sirop », a-t-elle confié avant la période des questions à l'Assemblée nationale, le jour du vote.
Plusieurs associations de citoyens, dont Vivre dans la Dignité ou encore le Rassemblement Québ...

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Canada - Québec : le projet de loi sur l’euthanasie est non conforme au droit international

- Euthanasie et suicide assisté

La Coalition des médecins pour la justice sociale lance un appel. A plusieurs reprises ils se sont exprimés contre le projet de loi québécois sur l'euthanasie. Ils regrettent que la population du Québec ait peu accès aux soins palliatifs et craignent que la légalisation de l'euthanasie en fasse la seule option possible pour mettre fin aux souffrances de certains patients.
A noter aussi, que la Commission des droits de la personne du Québec a recommandé au gouvernement que l'euthanasie soit permise pour les enfants, sur un motif de non-discrimination.

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Québec : privilégier l’euthanasie pour des raisons financières

Canada - Québec : privilégier l’euthanasie pour des raisons financières

- Euthanasie et suicide assisté

Paul Lefort, un médecin de famille canadien, vient de publier une tribune dans laquelle il dénonce le recours à l'euthanasie et explique qu'un tel acte "prend sa justification dans l'incapacité de la médecine à soulager, à défaut de guérir les conséquences inacceptables d'une maladie incurable". Le médecin de famille souligne que "l'échec du traitement ne reflète pas une impuissance médicale, mais un refus de soutien financier privant quatre malades sur cinq de l'accès aux soins palliatifs". D'ailleurs, il tient préciser que souvent "on considère la procédure de l'euthanasie beaucoup plus économique que les services de soins palliatifs".  Alors que 80% des patients au Québec n'ont pas accès aux soins palliatifs, Paul Lefort estime que la vraie question est la suivante: "l'euthanasie est-elle une procédure acceptable pour résoudre le problème du sous-financement et du manque d'accès aux soins palliatifs?". Lapresse.ca (Paul Lefort) 18/10/2013

   

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