Fin de vie (Espagne)

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L’Espagne s’engage-t-elle  sur la voie de la légalisation de l’euthanasie ?

Espagne - L’Espagne s’engage-t-elle sur la voie de la légalisation de l’euthanasie ?

Ce mardi 11 janvier, les députés espagnols ont décidé d'examiner une proposition de loi réglementant l'euthanasie. Cette loi autoriserait l'euthanasie d'une personne souffrant d'une maladie grave invalidante ou incurable. Concrètement, le patient devrait en faire la demande écrite et la répéter quinze jours plus tard. Cette demande doit être acceptée par deux médecins puis examinée par une commission. Les soignants pourraient refuser de pratiquer une euthanasie en vertu de leur clause de conscience.

Les arguments avancés en faveur de cette loi reposent sur le respect de l'autonomie de la volonté du patient (voir actualité IEB sur cette question). A l'opposé, les partis de droite, tel le Parti populaire, soutiennent qu'il n'y a nul besoin d'une loi « euthenasie » car, selon eux, les soins palliatifs répondent à l'exigence de prendre soin des patients gravement malades et que pour eux, provoquer la mort n'est pas une solution envisageable.

On se souviendra que déjà, en 2018, les soci...

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Espagne : arrêt de l’alimentation et de l’hydratation d’une petite fille handicapée

Espagne - Espagne : arrêt de l’alimentation et de l’hydratation d’une petite fille handicapée

Le 9 octobre 2015, Andrea Lago Ordonez est morte à l'âge de 12 ans après avoir été privée d'alimentation et reçu une hydratation minimale pendant 4 jours à l'hôpital universitaire de Saint Jacques de Compostelle en Espagne.

Cette petite fille espagnole était atteinte d'une grave maladie dégénérative. Son cas s'était aggravé, et Andréa Lago Ordonez avait été placée sous sédation, en étant alimentée par sonde gastrique. Ses parents ont demandé l'arrêt de cette alimentation. Après un premier refus de l'hôpital, au motif que la petite fille ne souffrait pas, ils ont obtenu qu'on lui retire la sonde gastrique et qu'on diminue fortement son hydratation.

Il a fallu quatre jours pour que cette petite fille, qui n'était pas en fin de vie, meure par abstention de soins et de l'effet de la sédation. Beaucoup de personnes et de médecins s'étaient mobilisés depuis quelques mois pour empêcher la mort de cette petite fille. Ils craignent désormais une véritable dérive vers l'euthanasie par arrêt ...

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