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Anorexiques, prisonniers ou dépressifs : les possibles de l'euthanasie en Belgique

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[Français] 1 février 2013

Sommaire

  •   5 détenus belges ont demandé l'euthanasie
  •   Une femme de 44 ans souffrant d’anorexie a été euthanasiée.
  •   Vijf gedetineerden die in een gevangenis verblijven, hebben een aanvraag tot euthanasie ingediend.
  •   “Ma mère a été euthanasiée et je n’en ai rien su!”
  • 5 détenus belges ont demandé l'euthanasie

    25/01/2013 - Fin de vie
    Cinq détenus ont déposé une demande d'euthanasie qui est en voie d'examen, a répondu la Ministre belge de la Justice à une question orale au Sénat. Ces demandes n'ont donc pas été rejetées d'office.

    Il semble s'agir de détenus de longue durée. Pour la Ministre, la réponse à leur demande passe avant tout par une meilleure prise en charge psychiatrique des prisonniers afin que ceux-ci ne perçoivent plus leur situation comme source de souffrances insupportables et sans espoir d'amélioration. Ces souffrances, même si elles sont seulement d'ordre psychique, ouvrent droit en effet à l'euthanasie en Belgique. Une première demande d'euthanasie émanant d'un détenu belge a été suivie d'exécution « quelques mois » avant le 13 septembre dernier, date à laquelle Het Laatste Nieuws l'avait confirmée. Il s'agissait d'un homme condamné à une lourde peine qui était en même temps très malade. Ce même jour, la presse belge avait indiqué qu'un autre détenu condamné pour un double meurtre, 27 ans derrière les barreaux à Turnhout, avait fait une demande d'euthanasie pour laquelle il était en attente d'une réponse. La presse précisait alors que « toutes les conditions étaient réunies » pour que la réponse soit positive, mais il ne semble pas que depuis lors elle ait été exécutée.

    Une femme de 44 ans souffrant d’anorexie a été euthanasiée.

    30/01/2013 - Fin de vie

    C’est fin 2012, qu’Ann G. a été euthanasiée comme elle le demandait. Les médecins ayant administré le produit létal ont estimé que sa demande entrait dans le cadre de la loi belge, dans la mesure où Ann G. souffrait d'une affection psychiatrique qui lui causait une souffrance insupportable.
    Quelques mois auparavant, Ann témoignait encore lors d'émissions télévisées contre son psychiatre, Walter Vanderryken, qu'elle accusait d'avoir eu des rapports non désirés avec elle. En 2007, souffrant déjà d'anorexie depuis 25 ans, la patiente avait contacté un écrivain, Kristien Hemmerechts, car elle souhaitait que son histoire fasse l'objet d'un livre. Elle annonçait aussi vouloir se suicider dès que ce livre serait publié.
    Les psychiatres belges affirment recevoir environ cinq demandes d'euthanasie par an de la part de femmes anorexiques, qu'ils n'arrivent pas toujours à soigner. En général ils tentent cependant de dissuader leurs patientes en cherchant à améliorer leur prise en charge. Ce ne fut pas le cas pour Ann G.

     

    Vijf gedetineerden die in een gevangenis verblijven, hebben een aanvraag tot euthanasie ingediend.

    30/01/2013 - Fin de vie

    Dat antwoordde minister van Justitie Annemie Turtelboom in de Senaat op een mondelinge vraag van Louis Ide (N-VA). Turtelboom hoopt dat de situatie van geïnterneerden zal verbeteren met de komst van forensische psychiatrische centra in Antwerpen en Gent. De minister zei dat de aanvragen van de geïnterneerden volgens de wettelijke bepalingen behandeld worden. Er is nog geen beslissing genomen over de aanvragen, voegde ze eraan toe.
    Louis Ide wees op een mogelijk oplossing voor de langdurig geïnterneerden die vandaag in de gevangenis verblijven. In Nederland bestaan er gespecialiseerde centra die instaan voor de zorg van dergelijke geïnterneerden. Op die manier verhinderen de Nederlanders dat een contextuele situatie als "uitzichtloos en ondraaglijk psychisch lijden" zou bestempeld worden en aldus zou kunnen leiden tot euthanasie, aldus de N-VA'er. De geïnterneerden dienen hiervoor zelf een aanvraag in te dienen bij de Commissie ter Bescherming van de Maatschappij (CMB). Het is evenwel niet geweten of Nederland zou ingaan op een dergelijke vraag van ons land. Over het thema wordt momenteel niet met de noorderburen onderhandeld, verklaarde Turtelboom.
    In Vlaanderen bestaan dergelijke centra vooralsnog niet. Het is wachten op de forensische psychiatrische centra van Antwerpen en Gent. Die moeten er volgens de minister voor zorgen dat de toestand van de geïnterneerden verbeterd wordt. Louis Ide riep de minister op snel een uitbater voor de centra te vinden zodat de infrastructuur kan aangepast worden voor langdurig geïnterneerden.

     

     

    “Ma mère a été euthanasiée et je n’en ai rien su!”

    30/01/2013 - Fin de vie

    Tom Mortier a 36 ans. Il est professeur de chimie à la Katholieke Hogeschool Leuven.
    C’est un cri de révolte qu’il adresse à l’équipe Ulteam de l’UZ Brussel à Jette. « Oui, ma mère était dépressive et avait des crises d’hystérie qui nécessitaient une médication.» Lieve De Troyer, sa maman, a été euthanasiée à 64 ans. Les médecins ont jugé, qu’elle faisait cela en toute liberté, qu’elle souffrait d’une souffrance psychique inapaisable et qu’ils avaient à respecter sa volonté de ne pas vouloir en avertir son fils.
    « Je suis sûr qu’elle voulait vraiment mourir » a expliqué à Tom Mortier, le médecin qui l’a euthanasiée. Mais celui-ci réagit « Comment peut-on être sûr que quelqu’un veuille vraiment mourir et a toute sa tête pour en décider librement ? Tous les jours, depuis un an, je me demande comment je vais pouvoir, moi qui continue à vivre, dépasser ce traumatisme de n’avoir pas pu empêcher cet acte de mort ? Comment les médecins ont-ils pu me garder à l’écart de cette relation parents-enfant ? » Ce à quoi, Lieve Thienpont, la psychiatre qui, avec toute l’équipe, a donné le feu vert à l’euthanasie, répond dans un article paru dans le quotidien De Morgen, qu’au nom de l’autonomie de la patiente, sa demande doit être respectée.
    Tom Mortier veut aujourd’hui se battre et tirer la sonnette d’alarme : l'impact de l'euthanasie sur les relations familiales est énorme. C'est notre vivre ensemble et la solidarité entre nous qui sont menacés. Pour se faire entendre, Tom Mortier écrit des articles dans plusieurs médias belges.
    «  L’euthanasie ne peut pas être promue comme étant le nec plus ultra de l’humanisme » (1) ou encore «  Vers une société suicidaire par l’euthanasie de la souffrance psychique. »

    (1) « Euthanasie kan niet gezien worden als het summum van humanisme » en « Naar een gecontroleerde suicidemaatschappij door euthanasie bij psychisch lijden ? »

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