L'avortement désormais classé parmi les soins de santé en Nouvelle-Zélande

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités

Publié le : 26/03/2020

Auteur / Source : IEB; Paliament.nz

La nouvelle loi néo-zélandaise sur l'avortement est devenue effective en ce début de semaine (voir Actualité IEB au moment des débats). Celle-ci considère l'avortement jusqu'à 5 mois de grossesse comme un soin de santé, accessible sans restriction.

Il n'empêche que le statut de l'avortement reste trouble d'un point de vue juridique et ontologique. D'un côté, l'avortement fait désormais partie des soins de santé. De l'autre, provoquer la mort d'un enfant à naître reste un crime si l'avortement ne respecte pas les conditions légales.

Cette ambiguïté est renforcée par le caractère vague des conditions requises pour avorter au-delà de 20 semaines de grossesse : la loi exige que l'avortement soit « cliniquement approprié ». Pour y conclure, le médecin doit prendre en considération l'âge du foetus, ainsi que la santé physique, mentale et le “bien-être général” de la femme enceinte. Notons que ce dernier paramètre lui donne une marge d'appréciation bien large. Il doit en outre recueillir l'avis d'un deuxième médecin, non contraignant. Cependant, s'il considère qu'il y a urgence médicale, le médecin peut passer outre toutes ces conditions.

L'ultime échappatoire à une condamnation (jusqu'à 14 ans de prison) pour un avortement pratiqué en dehors des conditions légales, est la bonne foi du praticien : s'il a agi « de bonne foi » en voulant protéger la vie de la mère, il ne pourra pas être jugé coupable.

L'alignement de ces dérogations, fortement subjectives d'ailleurs, laisse penser qu'il ne reste que peu ou plus de limites à la pratique de l'avortement en Nouvelle-Zélande, et ce jusqu'au terme de la grossesse.


Articles similaires

L’opposition à la proposition de loi avortement se renforce : de nouveaux amendements sont soumis à l’avis du Conseil d’Etat

L’opposition à la proposition de loi avortement se renforce : de nouveaux amendements sont soumis à l’avis du Conseil d’Etat

- Avortement

Au Parlement belge, chrétiens-démocrates flamands et humanistes francophones ont déposé ensemble pas moins d'une vingtaine d'amendements à la proposition de loi relative à l'avortement, adoptée en commission et soumise aujourd'hui à l'assemblée plénière. 58 députés ont demandé à ce que soit sollicité l'avis du Conseil d'Etat sur ces amendements. Le vote final sur le texte s'en trouve postposé de plusieurs semaines, le temps que le Conseil d'Etat rende son avis.

 

Le CD&V dit vouloir notammen...

Lire la suite

MSF prône la légalisation de l’avortement dans les pays en développement

MSF prône la légalisation de l’avortement dans les pays en développement

- Avortement

Après Amnesty International, c'est au tour de Médecins Sans Frontière Belgique de réaffirmer sa position en faveur de la légalisation de l'avortement dans les pays en développement. Ce 4 mars, l'ONG publiait un long communiqué de presse pour justifier son opinion (« Les avortements non médicalisés : une urgence oubliée »).  

Ainsi, l'organisation soulève que près de 7 millions de femmes dans le monde subissent chaque année les séquelles d'un avortement non médicalisé et qu'environ 22.000 d'en...

Lire la suite

Les avortements en fonction du sexe doivent être criminalisés

Les avortements en fonction du sexe doivent être criminalisés

- Avortement

Nils Muinieks, Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe*, condamne les avortements sélectifs selon le sexe. Il vient en effet de déclarer que « les avortements sélectifs en fonction du sexe sont discriminatoires et doivent être interdits ». Il dénonce ces avortements qui se pratiquent aussi en Europe, car il est facile de connaître le sexe du foetus et il déplore, qu'à ce jour, le cadre international n'apporte qu'une faible protection au foetus féminin.
Alliant les revendicat...

Lire la suite