Médiatisation et militance autour d’une demande d’euthanasie

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Médiatisation et militance autour d’une demande d’euthanasie

Atteinte d'une maladie invalidante, la maladie de Charcot, une Française de 59 ans, Anne Bert, a depuis un an organisé son euthanasie en Belgique. Très médiatisée, en promettant sa mort juste avant la sortie de son livre, il est apparu très vite que Madame Bert voulait en faire un combat politique, militant pour que son pays, la France, change sa loi sur la fin de vie, l'euthanasie y étant illégale. Parcourant plateaux de télévision et de radio afin de promouvoir son ouvrage, elle a donc demandé à une équipe de soignants belges de provoquer sa mort ce 2 octobre 2017.

Tout en étant conscient de la souffrance qu'engendre une telle maladie, on s'interroge quant à l'impact de ces nombreux interviews et articles de presse qui révèlent une réelle militance organisée et émotionelle : de plus en plus de personnes malades habitant un pays voisin, souhaitent venir en Belgique pour se faire euthanasier. Un médecin pratiquant l'euthanasie à Bruxelles a d'ailleurs déclaré qu'il euthanasiait une ...

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Les hôpitaux belges laissent-ils mourir certains patients par manque de place ?

Frédéric Moret, journaliste pour RTL Info, rapporte ce 29 Septembre 2017 une nouvelle problématique au sein de certains hôpitaux belges. Sur base des témoignages recueillis auprès d'infirmiers travaillant en soins intensifs, on ferait "mourir des patients qui sont très mal en point par manque de place". La mort de certains patients serait par exemple provoquée sans que la famille soit prévenue, en leur disant simplement que le patient est très mal « pour les préparer au pire ». Une autre pratique serait que le médecin refuse l'accès à la salle de réanimation à un patient car ces services "frôlent souvent la saturation (90% de taux d'occupation)". Cela rappelle la position du Prof. Vincent exprimée en 2014 dans une Carte Blanche. (Voir aussi Bulletin de l'IEB)

Nicolas Berg, responsable du service de gériatrie de l'hôpital de la Citadelle à Liège, met en doute ces témoignages rappelant qu'aujourd'hui l'euthanasie en Belgique est beaucoup plus encadrée. Il explique qu'il y a une réelle...

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Discrimination sur base de tests génétiques : la réflexion des assureurs

Avec l'avancée scientifique, de plus en plus de tests génétiques voient le jour. Ces tests prédictifs permettent à chacun de connaitre les risques d'avoir un cancer, Alzheimer, ou toute autre maladie. Ou tout simplement, comme la société 23andME le propose, recevoir des informations sur son génome, informations qu'elle définit comme « histoire personnelle » et qui concernent des maladies génétiques transmissibles graves et des caractères non médicaux.
La connaissance de ces informations pose question et notamment pour les compagnies d'assurances, dont l'activité et le profit se basent sur un calcul risques versus sinistres. La question qui surgit est celle de la discrimination génétique. En effet, certains futurs patients pourraient se voir refuser une assurance sur base de tests prédictifs, qui ne seraient pas jugés « bons », par les assureurs.
A l'inverse, l'assuré pourrait contracter une assurance vie s'il sait qu'il a une espérance de vie réduite.
Même si ces tests ne conduisen...

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