Malaise par rapport à certains médecins français qui euthanasient leurs patients en Belgique

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Malaise par rapport à certains médecins français qui euthanasient leurs patients en Belgique

Dans un avis par lettre du 28 octobre, le Comité consultatif de Bioéthique de Belgique s'est montré divisé sur la question de savoir si un médecin établi à l'étranger mais autorisé à exercer sur le sol belge, peut venir en Belgique avec son patient qui demande l'euthanasie, « et le faire admettre dans un centre de court séjour belge ou dans une maison de repos et de soins belge afin de l'y euthanasier ».

Le cas soumis au Comité était celui d'un médecin français qui se rendait régulièrement avec des patients du nord de la France en Belgique, pour accéder à leur demande d'euthanasie. Si certains membres du Comité ont estimé qu'il n'y avait aucun inconvénient éthique à cette pratique, d'autres ont néanmoins exprimé leur crainte que « l'acceptation occasionnellement donnée dans ces centres ouvre la porte à une pratique qui pourrait rapidement devenir une habitude », favorisant ainsi une sorte de tourisme euthanasique et de réseau organisé.

Le Comité a énuméré un ensemble « d'exigences...

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L'ogre pharmaceutique a besoin d'embryons et de foetus humains

Une modification de la loi relative à l'obtention et à l'utilisation de matériel corporel humain (y compris ovocytes, sperme, embryons et foetus) destiné à des applications médicales ou à des fins de recherche scientifique a été votée sans grand bruit ni débat, le 18 octobre 2018. Et pourtant, elle soulève d'importantes questions par rapport à la commercialisation du matériel corporel humain (MCH) et au consentement du patient donneur.

Il ressort de l'Analyse d'impact du projet que l'objectif premier est de « favoriser l'implémentation de l'industrie pharmaceutique en Belgique », aussi bien pour la fabrication de nouveaux médicaments que pour la recherche scientifique.

De plus, la nouvelle loi autorise les banques de MCH à « organiser une campagne ciblée spécifique afin de recruter des donneurs sains ». La destination de la campagne pourra donc s'étendre à la recherche scientifique ou la fabrication d'un médicament (contrairement à ce que prévoyait l'ancienne loi, qui exigeait le c...

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Enfants nés sans vie : tableau comparant l'avant et l'après du projet de loi

Enfants nés sans vie : tableau comparant l'avant et l'après du projet de loi

Les articles du projet de loi offrant la possibilité d'une reconnaissance de « l'enfant sans vie » ont été adoptés par la commission Justice de la Chambre le 24 octobre 2018. Ce projet était sur la table du Parlement depuis de nombreuses années et avait fait l'objet d'auditions en juin 2015. A présent, il refait surface dans le cadre de l'accord de la majorité gouvernementale pour sortir l'avortement du Code pénal. Dans l'opposition, le cdH, Ecolo-Groen et le sp.a. ont appuyé la plupart des articles, contrairement au PS qui s'oppose fortement à l'inscription de l'enfant sans vie au registre d'état civil.

En modifiant la loi, le législateur veut tenir compte des évolutions en néonatalogie où la limite théorique de viabilité de l'enfant à naître se situe plus tôt que celle appliquée dans le Code civil. Il souhaite aussi et surtout prendre en considération les besoins individuels des parents en matière de deuil étant donné que l'inscription d'un enfant sans vie est parfois perçue comme...

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Suisse : la Fédération des Médecins s’oppose au suicide assisté pour « souffrance insupportable »

La Fédération des Médecins Suisses (FMH) a refusé, ce 25 octobre, d'élargir les critères d'accès au suicide assisté. Les nouvelles directives de l'Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM), publiées en mai dernier, avaient remplacé le critère de « fin de vie » par celui de « souffrance insupportable due à des symptômes de maladie et/ou à des limitations fonctionnelles ».
La FMH, forte de 40 000 membres, a jugé que le critère de souffrance insupportable n'était pas mesurable et renvoyait à « une notion juridiquement indéterminée, qui apporte beaucoup d'incertitude pour le corps médical ».

Des professionnels de la santé et éthiciens avaient auparavant appelé la Fédération à s'opposer aux nouvelles directives. Ils les jugeaient dangereuses de par leur « banalisation du suicide » et le glissement des critères objectifs - maladie mortelle et personne en fin de vie - vers des critères subjectifs liés à la souffrance du patient. « Selon cette logique, n'importe qui peut être candidat à...

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