La Loi euthanasie en Belgique doit être évaluée en profondeur

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La Loi euthanasie en Belgique doit être évaluée en profondeur

Quatre des membres de la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie (CFCEE) (Wim Distelmans, Jacqueline Herremans, Gilles Génicot et le Dr Proot, ont présenté il y a quelques jours le Rapport 2014-2015 de la Commission aux députés membres de la commission Santé publique de la Chambre. Les questions de ceux-ci ont porté sur des points essentiels et révèlent un certain malaise par rapport au contrôle de la loi euthanasie mais aussi par rapport à d'autres faits qu'ils ont voulu souligner.

Tout d'abord, les députées Els Van Hoof (CD&V) et Catherine Fonck (cdH) se sont interrogées sur la médiatisation de certains cas d'euthanasie, se demandant pourquoi certains membres de la Commission sont tellement prompts à prendre la parole pour expliquer aux médias le bien-fondé de tel ou tel cas qui, de prime abord, pourraient sembler non conforme à la loi euthanasie. Quelle est l'implication de membres de la commission dans cette médiatisation ? « Déontologiquement, cela me po...

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Sédation : le médecin doit-il obéir à un patient qui la demande ?

Une décision du conseil de discipline des soins de santé (RTG) de La Haye vient attiser le débat autour de la sédation en phase terminale aux Pays-Bas. Dans un jugement récent, le conseil de la RTG a en effet condamné un spécialiste en gériatrie qui n'avait pas jugé opportun de sédater une patiente de 102 ans qui le demandait. Celle-ci exprimait en effet le désir de ne plus vivre. Le gériatre mis en question affirme que sa patiente était calme, dormait bien et réagissait bien aux doses de morphine. Aucun symptôme réfractaire physique n'était observé, selon lui. Ce n'est pas l'avis du Conseil qui a estimé que le médecin devait également prendre en considération la souffrance psychique d'être encore en vie, alors que la patiente souhaitait mourir. Le Conseil a donc laissé entendre que le seul fait de vouloir mourir, peut être qualifié de « symptôme réfractaire », qui, ne pouvant être « atténué », constitue une raison valable à la sédation.
De son côté, le Collège disciplinaire de l...

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Etats-Unis : manipulation génétique d’embryons pour le traitement de maladies graves

Un comité d'experts influents de l'Académie américaine a marqué son accord, dans le courant du mois de février pour procéder à la modification de l'ADN de cellules germinales, en vue d'éliminer le risque de maladies héréditaires. Cette pratique reste à ce jour illégale aux Etats-Unis, comme dans de nombreux autres pays, qui ont signé la convention internationale d'Oviedo interdisant explicitement cette pratique.

Aux Etats-Unis, des tests ont pourtant déjà été effectués, mais en modifiant l'ADN de cellules somatiques, selon le rapport de l'Académie. Les spécialistes de l'Académie ont bien précisé que ces manipulations génétiques ne seraient autorisées que pour traiter ou prévenir des maladies génétiques graves. L'objectif est de « permettre une très grande évolution sur la prévention et le traitement d'un grand nombre de pathologies », a déclaré Alta Charo, professeur de droit et de bioéthique à l'Université du Wisconsin-Madison et coprésidente du comité qui a dirigé l'étude. Selon e...

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