900 euros pour un don d’ovocytes aux Pays-Bas : c’est trop !

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900 euros pour un don d’ovocytes aux Pays-Bas : c’est trop !

900 euros pour un don d’ovocytes aux Pays-Bas : c’est trop !

La rémunération actuelle du don d'ovocytes dans les trois banques d'ovocytes aux Pays-Bas - soit un montant pouvant atteindre 900 euros - risque de pousser des femmes à donner leurs ovocytes pour des raisons financières. C'est ce que pointent des éthiciens du Centre hospitalier Universitaire d'Utrecht, suggérant de réduire la compensation à 300 euros sur base du temps et de l'investissement requis, en plus du défraiement.

Dans ce rapport écrit en partenariat avec l'Organisation néerlandaise pour la recherche sur la santé et l'innovation des soins (ZonMw), les auteurs remettent néanmoins en question la nécessité d'exiger de la part de la donneuse une motivation « purement » altruiste ; selon eux, il serait suffisant que la motivation ne soit pas « purement » financière.

S'inquiétant de la pénurie actuelle de donneuses d'ovocytes, ils considèrent que ce don devrait aussi être ouvert aux jeunes femmes qui n'ont pas encore d'enfants, à condition qu'elles soient averties des risques de...

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Deux fois plus de sédations palliatives à domicile aux Pays-Bas depuis 2010

Aux Pays-Bas, le nombre de personnes qui reçoivent une sédation palliative chez eux avant leur décès a augmenté de 50% sur les sept dernières années. La sédation palliative concernait ainsi 34.000 décès en 2017 selon la SPK (Fondation Pharmaceutique Statistiques à La Haye). L'âge moyen du décès pour cette catégorie de personnes était de 76 ans.

Ces chiffres sont basés sur le nombre de personnes à qui une pharmacie publique a délivré du Midalozam et/ou de la Levomepromazine, en vue d'une administration à domicile (la pratique sédative en hôpital et/ou maisons de repos n'est pas comprise dans ces chiffres). Parmi ces personnes, l'étude n'a retenu que celles chez qui la période entre la dernière date de délivrance de ces substances et la dernière date de délivrance d'un autre médicament, n'excédait pas 14 jours. Rien ne permet donc, sur base de ces données, de s'assurer qu'il s'agisse exclusivement de sédations palliatives et non d'euthanasies déguisées.

Il est en effet essentiel de d...

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Les médecins et psychiatres traitants poussés à trancher eux-mêmes les demandes d’euthanasie

Une évaluation de la pratique d'euthanasies a montré que ces dernières années, les psychiatres aux Pays-Bas étaient de plus en plus réticents par rapport à l'euthanasie pour leurs patients ; en 1995, 53% considéraient comme impensable le fait d'aider leurs patients au suicide, contre 63% en 2016.

Une commission a été chargée de réviser la directive sur l'euthanasie des patients psychiatriques.  Elle a constaté que ces patients en demande d'euthanasie et confrontés à la réticence de leur médecin traitant, sont le plus souvent redirigés vers la Levenseindekliniek (« Clinique de fin de vie »).

Elle espère, tout comme la Levenseindekliniek, que la publication et l'implémentation de la directive révisée aura pour effet que les médecins ou psychiatres traitants seront davantage disposés à prendre en considération et à exécuter les demandes d'euthanasie de leurs patients psychiatriques. (Voir l'exposé de sa présidente, Cécile Gijsbers) 

La directive vient d'être publiée par l'Associatio...

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France : Avis du CCNE sur la PMA , la GPA et l’euthanasie

Dans son avis du 25 septembre, le CCNE (Comité consultatif national d'éthique) propose d'autoriser l'ouverture de procréation médicalement assistée (PMA) non seulement aux couples de femmes mais aussi aux femmes seules. Il se prononce en revanche contre la gestation pour autrui (GPA).

Selon le CCNE ouvrir la PMA aux personnes qui ne sont pas infertiles « modifie profondément les relations de l'enfant à son environnement familial, en termes de repères familiaux, d'absence de père, institutionnalisée ab initio ». Au sein du Comité, cette question a aussi fait débat sur les « risques de marchandisation du corps humain accrus », étant donné la rareté actuelle des gamètes disponibles. Le Comité est néanmoins d'avis que l'ouverture de la PMA à des personnes sans stérilité « peut se concevoir », le recours à cette technique n'impliquant pour lui « pas de violence dans les relations entre les différents acteurs. » La Belgique a déjà emprunté cette voie avec une loi du 6 juillet 2007, ouvran...

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