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Prises de positions contre l'extension de la loi euthanasie : évêques et médecins

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[Français] 8 mars 2013

Samenvatting

  •   Deux médecins s'expriment conjointement avec les évêques de Belgique
  •   Élargissement de la loi euthanasie: les médecins catholiques disent non!
  •   Élargissement de l'euthanasie du côté flamand : vite et fort :
  • Deux médecins s'expriment conjointement avec les évêques de Belgique

    07/03/2013 - Einde van het leven

    Alors que les commissions du Sénat,  Justice et Affaires sociales réunies, du Sénat,  procédaient à une nouvelle audition d'experts à propos de l'élargissement de la loi euthanasie aux enfants, une conférence de presse avait lieu au cours de laquelle était lue par Mgr André-Joseph Léonard, Président de la conférence épiscopale,  la position des évêques belges « Peut-on euthanasier le lien social ? ». Deux médecins, les docteurs Catherine Dopchie et Chantal Kortmann, s'exprimant à titre personnel ont aussi livré leur point de vue à partir de leur réflexion et de leur expérience de soignantes.

    En ce qui concerne la proposition d'étendre la loi aux mineurs d'âge, les évêques jugent qu'il est étrange que ceux-ci  soient considérés comme légalement incapables de certains actes, par exemple de se marier, mais que tout à coup ils seraient suffisamment mûrs pour se faire donner la mort. En outre, les évêques trouvent risqué de donner à long terme à autrui, via un "testament de vie" (déclaration anticipée d'euthanasie), la possibilité de décider à la place d'une personne démente d'accomplir l'euthanasie. "Cette décision (...) est-elle vraiment compatible avec un État de droit ? ", se demande Mgr Léonard.

    Le Dr. Catherine Dopchie, oncologue et responsable d'une unité de soins palliatifs, abonde dans ce sens: "Si la déclaration anticipée de demande d'euthanasie est à durée illimitée pour la perte de 'conscience de soi', l'euthanasie sera pratiquée sur la base du document, sans connaître le vécu de la personne à ce moment-là."
    "Plutôt que de résoudre la question du 'bien mourir' en laissant chacun organiser (...) sa 'sortie de scène', n'est-il pas plus humain d'être tous solidaires de l'épreuve de chacun, de chacune, en posant sur eux un regard qui confirme leur dignité et en cherchant activement à soulager la souffrance qui les accable ?" ajoute Mgr Léonard. Dès lors, les évêques appellent le législateur "à rompre avec une logique qui, d'une certaine façon, euthanasie le lien social lui-même". Plutôt que d'étendre la dépénalisation de l'euthanasie, ils l'invitent "à considérer comment les grands malades, mineurs ou déments, pourront être mieux encore pris en charge par la Santé publique, notamment dans le cadre des soins palliatifs".

    Enfin, selon les évêques, l'euthanasie exerce également une pression sur le secteur médical et paramédical. "Il ne s'agit plus seulement de l'art de soigner et de guérir; cela implique aussi l'art de laisser mourir." Pour le Dr. Dopchie, "l'euthanasie est une manière technique de prendre en compte la souffrance humaine. Elle ne prend pas en compte la personne humaine."

    Communiqués de presse FR et NL

    Texte du Dr Dopchie et du Dr Kortmann

    Vidéo

    Élargissement de la loi euthanasie: les médecins catholiques disent non!

    07/03/2013 - Einde van het leven

    Le site de la Fédération Internationale des Associations de Médecins Catholiques publie une motion contre "la banalisation de la mort" en Belgique. Cette déclaration est signée par la Société Médicale belge de Saint-Luc asbl.

    Dans un message bilingue, daté du 1er mars 2013, le docteur Paul Deschepper, président d’honneur de la Société Médicale belge de Saint-Luc, s'insurge contre une "interprétation molle" de la loi sur l'euthanasie, qui date de 2002. Et le médecin de s'inquiéter de dérives à venir : "On a l’intention d’étendre les semaines prochaines cette loi vers les enfants et les personnes en état de démence. Allons-nous déraper vers des situations où un adolescent avec un diabète du type I trouve à un certain moment que sa qualité de vie devient insuffisante et qu’il puisse demander une euthanasie ? On ne conçoit pas que l’autodétermination ne peut pas évoluer vers un déterminisme extrême de la personne  !"


     

    Élargissement de l'euthanasie du côté flamand : vite et fort :

    07/03/2013 - Einde van het leven

    Une large majorité semble se dégager, surtout du côté flamand, en faveur d'un texte de consensus pour un élargissement de la loi autorisant l'euthanasie sous certaines conditions aux mineurs. Jean-Jacques De Gucht (Open VLD - photo) a demandé qu'outre la poursuite des auditions, les commissions entament également une discussion politique sur les points qui ont déjà été abordés lors des auditions précédentes, ce qui est le cas pour les mineurs. 
    Guy Swennen (SP.A) a également plaidé en ce sens. Pour lui, il faudrait aussi augmenter le tempo des auditions. Elles devraient devenir hebdomadaires alors qu'elles sont actuellement organisées toutes les deux semaines.
    Le travail législatif pourrait débuter sur la base d'un texte de consensus élaboré par la commission, ont indiqué Freya Piryns (Groen) et Rik Torfs (CD&V). Ce dernier a fait remarquer que pour les chrétiens démocrates, l'euthanasie ne pourrait être autorisée pour les mineurs si l'on ne fait valoir que des souffrances psychiques insupportables. "Alors, nous collaborerions au suicide, ce que nous voulons éviter à tout prix", a dit M. Torfs.
    Dans deux semaines, les commissions entameront les auditions sur le deuxième volet, à savoir l'euthanasie pour les personnes atteintes de démence ou de maladies neurogénétiques.

    Source: deredactie.be

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