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Euthanasie : un médecin belge témoigne

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[Français] 9 janvier 2013

Samenvatting

  •   « Suis-je un tueur en série légal ? » Témoignage d’un médecin belge
  •   Disparition d’une dose de curare devant servir à une euthanasie.
  • « Suis-je un tueur en série légal ? » Témoignage d’un médecin belge

    03/01/2013 - Einde van het leven

    Le Dr N. a été amené en un peu moins d’un mois à pratiquer 4 euthanasies. « Suis-je un tueur en série légal ? » est le titre de l’article paru dans le Journal du Médecin du 18/12/2012, qui a relayé son appel adressé à la rédaction. Le médecin se dit bouleversé et fragilisé. Ce à quoi certaines associations pro-euthanasie entendent répondre en proposant des formations aux médecins afin qu’ils soient « mieux armés face à des demandes d’euthanasie ». De plus, le Dr N. préférerait travailler en médecine de groupe car « cela dilue le poids des responsabilités ». Verra-t-on bientôt un accompagnement psychologique pour ces médecins administrant l’euthanasie et qui le vivent très mal ?

     

    Disparition d’une dose de curare devant servir à une euthanasie.

    03/01/2013 - Einde van het leven

    Devant pratiquer une euthanasie au domicile d'une patiente, le Dr N. se rend personnellement - comme l’exige la loi - dans une pharmacie . Il se procure ainsi les produits létaux et le matériel nécessaire avant de se rendre au chevet de la personne. Au moment d'administrer l'euthanasie en présence des membres de la famille, il découvre qu’une des 5 ampoules contenant des barbituriques (curare) est vide. Or, la boîte était bien scellée. Où est passé le curare ? A-t-il atterri dans de mauvaises mains ? Selon le pharmacien, il  n’y a pas traçabilité et donc on ne saura jamais. « La fiabilité du système est mise en doute. » déclare le médecin. Ceci confirme d’autres cas où le contrôle des substances n’est pas assuré, et par exemple le non-retour dans les officines des substances non utilisées après l’euthanasie.

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