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Euthanasie des enfants : des pédiatres s'expriment

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[Français] 15 mai 2013

Samenvatting

  •   Des médecins pédiatres se mobilisent par rapport à l’extension de la loi « euthanasie »
  •   Euthanasie : une institution peut-elle refuser l’euthanasie en ses murs ?
  •   Manque de lits en soins palliatifs en Flandre
  •   Test sanguin pour déceler un handicap
  •   Financement de projets visant des soins médicaux plus humains : Fonds Gert Noël
  • Des médecins pédiatres se mobilisent par rapport à l’extension de la loi « euthanasie »

    07/05/2013 - Einde van het leven

    Dans une opinion parue dans La Libre (24/04/2013), intitulée « Extension de l’euthanasie aux mineurs: une évidence ? » , les Dr Guy Dembour, Pr Christiane Vermylen, Pr Stéphan Clément de Cléty, Pr Ch. Debauche posent des questions essentielles.
    Ils mettent en garde les hommes politiques qui souhaitent accélérer les débats, et affirment qu’en «empêchant ainsi toutes les opinions de s’exprimer, le risque est grand d’aboutir à un texte imprécis et ne posant pas de balises claires ».

    Ces pédiatres réaffirment que, sur la base de leur longue expérience «grâce aux soins palliatifs prodigués à l’hôpital et à domicile avec l’aide d’équipes de liaison, aucune demande de fin de vie n’a été formulée ces dix dernières années par un mineur d’âge. Les moyens de soulager la douleur sont nombreux actuellement. Si celle-ci est bien contrôlée, l’enfant profite pleinement des derniers moments de vie qui lui sont octroyés, tout en étant bien conscient de l’échéance proche. Il peut ainsi souhaiter rencontrer une dernière fois ses amis, distribuer des objets qui lui sont chers ou réaliser un projet en famille. Les équipes de soins palliatifs doivent être soutenues et développées, permettant ainsi une approche multidisciplinaire de l’enfant et de sa famille. De très nombreuses souffrances peuvent ainsi être soulagées et la fin de vie peut être envisagée avec une certaine paix.»
    Soulignant aussi l’imprécision de certains termes et conceptions repris dans les propositions de loi, les pédiatres ci-dessus affirment que (…) «L’extension de la loi sur l’euthanasie aux mineurs qui demandent que soit mis fin à leur vie mérite un plus ample débat en même temps qu’une amélioration des soins palliatifs pédiatriques en Belgique. L’accompagnement de fin de vie d’enfants prématurés ou souffrant d’un handicap profond constitue un problème éthique totalement différent et qui justifie une réflexion intense au cours de laquelle tous les acteurs concernés devraient être écoutés avec patience et respect.»
     

    Euthanasie : une institution peut-elle refuser l’euthanasie en ses murs ?

    07/05/2013 - Einde van het leven

    Le Sénat débat d'une proposition de loi visant notamment à préciser le cadre de la clause de conscience. Actuellement, les médecins peuvent faire valoir une clause de conscience et de nombreux observateurs affirment que des institutions telles que les hôpitaux et les maisons de repos, "ont pour politique de l'intégrer dans leurs relations de travail avec le corps médical".

    Gilles Genicot, chargé de cours à l'Université de Liège et membre de la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie estime "qu'il n'existait pas de fondement juridique permettant de légitimer le fait que des 'institutions' de soins aient recours à la clause de conscience". Et ce sera, selon lui, ce point de vue que retiendra le Comité consultatif de Bioéthique dans l'avis qu'il doit rendre prochainement sur ce sujet.

    Pour Sylvie Tack
    , chercheur postdoctorant à l'Université de Gand, on touche ici à deux limites : "celles du 'droit du patient' et sa liberté de choix, et celles des 'droits des collaborateurs' des institutions, dont les médecins, limités par les obligations liées au travail" notamment. Elle ajoute que "la clause de conscience prévue par la loi sur l'euthanasie se limitait au 'médecin' ou une autre 'personne' " et qu'il faudrait alors préciser dans la loi s'il s'agit d'une personne physique uniquement.
    Sources: Levif.be 23/04/2013
     

    Manque de lits en soins palliatifs en Flandre

    07/05/2013 - Einde van het leven

    Bert Anciaux (sp.a) a interpellé la Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique  (Question n° 5-7475 du 4 décembre 2012) à propos du manque structurel croissant de lits dans les centres de soins palliatifs en Flandre. Il se basait pour cela sur une étude (et annexe) réalisée par un étudiant de la KU Leuven en collaboration avec la Federatie Palliatieve Zorg Vlaanderen. L'étude attire l'attention sur un manque structurel dans la capacité d'admission : des patients incurables doivent parfois attendre des semaines avant d'être admis, surtout dans des contextes urbains.
    Dans sa réponse, la Ministre affirme que d'«après les données nationales les plus récentes (2009), le taux moyen d'occupation dans les services de soins palliatifs est de 87,6 %. Ce chiffre est élevé, mais indique cependant qu'une certaine marge, certes limitée, existe encore globalement. (…) Notre pays ne dispose pas de données chiffrées sur l'existence de listes d'attente par hôpital ou en matière de besoins régionaux (en milieu urbain ou non).»
    On appréciera ici la question de Bert Anciaux et le manque de volonté politique quant à disposer de données récentes à l’heure où la question de la fin de vie est très présente au Sénat.
     

    Test sanguin pour déceler un handicap

    07/05/2013 - Prenatale & pre-implantatie genetische diagnostiek

    Un test sanguin chez la maman permet à présent de déceler si son bébé est porteur d’une des trois trisomies principales. Jusqu’à présent, ce test se faisait uniquement par amniocentèse, une technique invasive qui entraîne des risques de fausses couches.
    Le test sanguin revient à 600 euros qui ne sont pas remboursés par la sécurité sociale. De plus, il pose d’importantes questions éthiques.
    Le professeur Jacques Jani, chef du service de gynécologie-obstétrique à l’hôpital Brugmann souligne en effet «qu’il est vrai que la question plus éthique va se poser dans les mois ou les années à venir parce qu’on va aller de plus en plus loin dans ce qu’on peut faire sur ce test-là. Ce test permet par exemple de pouvoir dire si c’est un garçon ou une fille. Et en Belgique l’avortement peut se faire avant 12 semaines sans devoir clairement donner une raison. Pour une raison psychologique, une maman qui décide d’avoir le test à 10 semaines et sait quelques jours plus tard si c’est un garçon ou une fille peut se dire qu’elle souhaite interrompre pour le choix du sexe. Cela devient dangereux.»
    Source : RTBF.be
     

    Financement de projets visant des soins médicaux plus humains : Fonds Gert Noël

    07/05/2013 - Bioethiek, recht en politiek

    La Fondation Roi Baudouin récompensera un projet qui vise à humaniser les soins grâce à l’information, l’écoute et l’accompagnement du patient et de sa famille.
    Les initiatives peuvent s’adresser à des domaines aussi divers que les maladies aiguës ou chroniques, les maladies neurologiques, neuropsychiatriques, cardiaques, respiratoires ou autres. Le soutien financier s’élève à 30.000 euros. Les dossiers sont attendus avant le 04/09/2013.
    Info : 070-233065, proj@kbs-frb.be).
    Dossier et info : ICI
     

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