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Bulletin de l'IEB - 8 mai 2009

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[Français] 8 mai 2009

Samenvatting

  •   La plupart des embryons présentent une instabilité chromosomique
  •   Amélie Van Esbeen a été euthanasiée
  • La plupart des embryons présentent une instabilité chromosomique

    02/02/2010 - Medisch geassisteerde voortplanting

    Des chercheurs belges ont analysé l’ADN sur des prélèvements issus de 23 embryons de trois ou 4 jours « de bonne qualité », provenant de fécondations in vitro réalisées par des jeunes femmes confrontées à un risque génétique. Il s’est avéré que seuls deux embryons portaient des chromosomes complètement normaux. Ces résultats témoignent que l’instabilité chromosomique est très fréquente durant l’embryogenèse, et est une cause majeure des troubles chromosomiques constitutionnels ainsi que de la faible fécondité humaine. Selon Thomas D’Hooghe, directeur du centre de fertilité de l’université de Leuven, "cela représente une avancée cruciale qui changera les tests génétiques avant l'implantation et redirigera notre stratégie pour améliorer la fertilité humaine".
    Il est important de souligner que cette "avancée cruciale" requiert la sélection d'embryons "produits" par fécondation in vitro pour effectuer le dépistage des "troubles génétiques". Ceci soulève donc beaucoup de questions éthiques qui ne sont pas évoquées dans l'article.

    Source : Le Quotidien du Médecin (Dr Véronique NGuyen) 28/04/09

    Amélie Van Esbeen a été euthanasiée

    02/04/2009 - Einde van het leven

    Amélie Van Esbeen, âgée de 93 ans, a finalement été euthanasiée le mercredi 1er avril 2009. Depuis un an, elle et sa famille demandaient au médecin traitant d’entamer une procédure de demande d’euthanasie, mais ce dernier estimait, en conscience, qu’il n’était pas justifié de le faire car la situation de sa patiente ne rentrait pas dans les conditions requises par la loi. Pour arriver à leurs fins, la patiente et sa famille avaient sollicité les médias, et la nonagénaire avait entamé une grève de la faim d’une semaine et demi. Suite à une concertation avec le Docteur  Marc Cosyns, ouvert à la pratique de l’euthanasie, Madame Van Esbeen cessa sa grève de la faim pour retrouver quelques forces en vue d’introduire, de façon consciente, une demande écrite d’euthanasie auprès d’un médecin plus favorable que le médecin traitant. Cette demande a été rapidement acceptée et Amélie Van Esbeen a été euthanasiée quelques jours après, soit le 1er avril aux alentours de midi.

    Source : La Libre, le 2 avril 2009

     Relecture et approfondissement proposé par l’IEB :

    La loi sur l’euthanasie a-t-elle été respectée ? Que dit la loi?

    a. Tout d’abord, il convient de rappeler qu’il n’y a pas de « droit à l’euthanasie » Personne en Belgique ne dispose d’un « droit à l’euthanasie ». Un patient ne peut donc jamais l’exiger, ni d’un médecin, ni du personnel soignant, ni d’une institution médicale. La loi du 28 mai 2002 ne fait que dépénaliser partiellement l’euthanasie et assurer ainsi au médecin qui la pratique dans les  conditions prévues, qu’il ne sera pas poursuivi pénalement.

    Or, selon de nombreux accompagnants sur le terrain, l’euthanasie est souvent exigée par le patient ou sa famille, et revendiquée comme un droit.

    De par certaines campagnes médiatiques, ne se dirige-t-on pas  peu à peu vers une « mort sur commande » ?

    b. La loi prévoit des conditions à respecter
    Le médecin qui pratique une euthanasie ne commet pas d’infraction s’il s’est assuré que toutes les conditions ci-dessous sont remplies :
    1. Le patient est majeur ou mineur émancipé, capable et conscient au moment de la demande.
    2. La demande est formulée de manière volontaire, réfléchie, répétée, et ne résulte pas d’une pression extérieure.
    3. Le patient se trouve dans une situation médicale sans issue et fait état d’une souffrance physique ou psychique, constante et insupportable, qui ne peut être apaisée et qui résulte d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable.

    Or, il semble que Madame Van Esbeen ne souffrait pas d’une pathologie grave et incurable. Elle déplorait juste son extrême vieillesse et différents maux mineurs. Quant à la souffrance, la Commission d’Evaluation de la loi dépénalisant l’euthanasie considère que la notion de souffrance est une notion subjective. Elle a d’ailleurs, dans son dernier rapport d’évaluation renoncé à contrôler cette condition, pourtant inscrite dans la loi. 

    4. Un certain nombre de formes et de procédures sont à respecter.
    La demande doit notamment être formulée par un écrit du patient, le médecin doit donner de multiples informations au cours de divers entretiens, consulter un autre médecin,…

    5. L’euthanasie doit être pratiquée par un médecin.


    Source : IEB, Belga, et Tertio

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