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Bulletin de l'IEB - 27 mars 2009

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[Français] 27 mars 2009

Samenvatting

  •   Des embryons prédisposés au cancer isolés par un diagnostic pré-implantatoire
  •   Des jeunes filles mineures subissent des avortements sans que leurs parents en soient même informés
  •   51 avortements par jour dans notre pays
  •   Amélie Van Esbeen veut relancer le débat autour de l’euthanasie
  •   Etendre les critères de mortalité pour faciliter le don d'organes?
  • Des embryons prédisposés au cancer isolés par un diagnostic pré-implantatoire

    12/03/2009 - Prenatale & pre-implantatie genetische diagnostiek

    Trois jours après la fécondation in vitro d’ovules provenant de femmes qui présentent des affections génitales pouvant mener au cancer (neurofibromatose de type 1 ou maladie de Von Hippel-Landau), des chercheurs de l’hôpital universitaire de Louvain (UZ Leuven)  ont pu  déterminer par des tests génétiques si certains des embryons ont un risque de développer le syndrome du cancer à l’âge adulte. Seuls les embryons ne présentant pas cette affection génitale ont été replacés dans l’utérus

    Source : La Libre du 12/03/2009

    Des jeunes filles mineures subissent des avortements sans que leurs parents en soient même informés

    15/03/2009 - Begin van het leven

    La loi belge relative à l’interruption volontaire de grossesse n’évoque pas l’âge de la femme. C’est pourquoi les établissements pratiquant l’avortement cherchent à « évaluer », au cas par cas, la maturité de la jeune fille au cours des différents entretiens qui précèdent l’avortement. Ils lui conseilleront généralement de se faire accompagner par un adulte de son choix qui pourra la soutenir psychologiquement et qui veillera à ce qu’elle soit soignée rapidement en cas de complication médicale.

    En outre, depuis la loi du 22 août 2002, un mineur d’âge peut exercer lui même son droit à la protection de sa vie privée, notamment en ce qui concerne les informations liées à sa santé et son intimité, à condition que le médecin l’estime apte à apprécier raisonnablement ses intérêts. Par conséquent, une jeune fille qui souhaite avorter et ne veut pas, pour un motif quelconque, que ses parents le sachent, a droit au secret.

    On peut se demander s’il est bon de faciliter ainsi l’exclusion des parents d’un dialogue concernant une décision qui peut affecter durablement leur enfant, tant d’un point de vue physique que psychologique.

    Source : IEB

    51 avortements par jour dans notre pays

    20/03/2009 - Begin van het leven

    Le nombre d’avortements dans notre pays continue à croître. En 2007, la dernière année pour laquelle les chiffres sont connus, 18.705 femmes ont subi un avortement, ce qui revient à environ 51 avortements par jour. Près de la moitié de ces femmes disent qu’elles n’employaient pas de moyen de contraception. Environ 15% des avortements concernent des jeunes filles âgées de 12 à 19 ans. Une femme sur trois qui avorte a déjà avorté auparavant. Le rapport de la Commission d’Evaluation est téléchargeable sur le site de l’IEB.

    Source : IEB

    Amélie Van Esbeen veut relancer le débat autour de l’euthanasie

    23/03/2009 - Einde van het leven

    23 mars 2009 :
    Amélie Van Esbeen (93 ans) n’est pas atteinte d’une maladie incurable, mais souffre de toutes sortes de petits maux qui rendent sa vie insupportable, dit-elle. Elle souhaite mourir mais, selon la loi, elle ne remplit pas les critères pour demander l’euthanasie. Wim Distelmans, le président de la commission d’évaluation de la loi sur l’euthanasie pense que la législation devrait pouvoir être étendue aux cas de certaines personnes très âgées. En particulier, dans des cas comme celui-ci, les « souffrances insupportables » devraient pouvoir être reconnues, plaide-t-il. 
    Le gériatre Lucien De Cock comprend la situation d’Amélie Van Esbeen mais nuance:  « avant que nous proposions l’euthanasie, regardons s’il vous plaît s’il n’y a plus d’autres facteurs susceptibles de rendre cette existence plus supportable. Vieillir est en grande partie une succession de toutes sortes de situations de perte, qui  sont souvent très difficiles à accepter, surtout le fait d’être dépendant des autres. Des états dépressifs apparaissent fréquemment. Avec de légers antidépresseurs, nous pouvons généralement obtenir d’excellentes réponses et offrir ainsi à beaucoup de ces personnes une heureuse fin de vie ».  

    25 mars 2009 :
    Amélie Van Esbeen a décidé de mettre fin à sa grève de la faim et va recommencer à s’alimenter lentement dès aujourd’hui. La nonagénaire avait entamé une grève de la faim et réclamait une euthanasie. Elle désire à présent récupérer des forces afin de pouvoir reprendre son combat. La dame, âgée de 93 ans, s’était adressée aux médias car elle estimait que sa demande de fin de vie n’était pas entendue. Selon Marc Cosyns médecin aux Cliniques universitaires de Gand, la dame appelle à présent les médias à une période de repos. "La dame et sa famille estiment que l'attention des médias se retournait contre elle et rendait impossible une mort et un deuil sereins. Ils estiment important d'avoir pu faire avancer le débat et s'estiment prêts, après cette période de repos, à continuer à participer à cette discussion sur ce sujet de société", a indiqué le médecin. La patiente désire à présent récupérer assez de force pour pouvoir dans quelques jours reprendre son combat afin d’obtenir le droit de mettre fin à ses jours, sur base de la procédure des droits du patient et de la loi sur l’euthanasie.

    Source : Belga

    Etendre les critères de mortalité pour faciliter le don d'organes?

    12/03/2009 - Einde van het leven

    Suite à une chute du nombre de donneurs d’organes en Belgique (265 en 2008, soit le nombre le plus bas depuis 2006),  Paul Schotsmans, professeur d’éthique médicale à la K.U. Leuven, propose de réfléchir à de nouvelles formes de transplantation d’organes, notamment en étendant les critères de mortalité dans le cadre du don d’organes.

    Source : La Libre du 12/03/2009

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