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Bulletin de l'IEB - 23 mars 2010

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[Français] 23 mars 2010

Samenvatting

  •   Bruxelles: Marche internationale pour la vie le 28 mars 2010
  •   L’ICSI beaucoup trop utilisée?
  •   De plus en plus d'euthanasies en Belgique
  •   Pays-Bas: euthanasie pour les plus de 70 ans?
  •   Controverses autour de la vaccination contre le cancer du col de l’utérus
  • Bruxelles: Marche internationale pour la vie le 28 mars 2010

    23/03/2010 - Begin van het leven

    Une marche internationale pour la vie est organisée à Bruxelles à l’occasion des 20 ans de la dépénalisation de l’avortement en Belgique: http://www.28march2010.be/
    Le rassemblement aura lieu à 14h30 le dimanche 28 mars 2010, Place Royale.

     

    L’ICSI beaucoup trop utilisée?

    22/03/2010 - Medisch geassisteerde voortplanting

    L’ICSI (intracytoplasmic sperm injection) consiste à injecter un spermatozoïde directement dans l’ovule afin de remédier à certains types d’infertilité masculine. André Van Steirteghem (Vrije Universiteit Brussel), membre de l’équipe qui a développé cette technique il y a 20 ans, met en garde contre le risque que les enfants nés à l’aide de l’ICSI soient également infertiles une fois adultes.

    Selon lui, ce risque devrait être mentionné aux parents dans toutes les cliniques de fertilité. De plus, ces dernières années, un nombre important d’enfants nés suite à cette technique ont eu des problèmes de santé. Cela pourrait être expliqué par le fait que le spermatozoïde injecté « de force » dans l’ovule n’aurait pas été capable de le féconder dans des conditions normales.

      L’ICSI est employée dans la moitié des fécondations in vitro en Grande Bretagne et dans 2/3 des cas en Europe.

    Source : London Telegraph 22 février 2010

    Quatre études sur la pratique belge de l'ICSI sont reprises sur notre site. Nous remercions leur auteur, le Dr Jean-Michel Debry, de l'Institut de Pathologie et de Génétique de Loverval de nous en avoir autorisé la reproduction.

    1.  PMA : la tentation financière ?
    2.  Quel consentement éclairé? Réflexion à propos du cas particulier de l’ICSI.
    3.  Le rapport médecin – patient en PMA: approche éthique
    4.  ICSI: Des enfants comme les autres, vraiment ?

    De plus en plus d'euthanasies en Belgique

    15/03/2010 - Einde van het leven

    Une étude montre que le nombre d’euthanasies pratiquées en Belgique augmente et que la majorité des cas est due à des douleurs physiques insupportables. Pour le spécialiste français des soins palliatifs, le Dr Bernard Devalois, une meilleure prise en charge de la douleur pourrait certainement les éviter.  

    Selon une récente enquête menée par la VUB (Vrij Universiteit Brussel), le nombre des euthanasies progresse régulièrement chaque année en Belgique depuis la loi votée en septembre 2002 autorisant cette pratique. Elles sont passées de 235 en 2003 à 705 en 2008. Pour la première fois, cette étude menée par le professeur Luc Deliens va plus loin que des données chiffrées et dresse le profil des personnes concernées. Sur les 1917 personnes euthanasiées, la majorité sont plutôt jeunes (les hommes étant un peu plus nombreux que les femmes), atteints de cancer en phase terminale (93,4%) et ne supportant plus la douleur physique, selon les déclarations qu'ils ont faites à leur médecin.  

    Chez une petite proportion de malades (6,6%), souvent atteints de maladie neuromusculaire, le décès ne devait pas, en principe, intervenir à court terme, et ce sont des "souffrances psychologiques inapaisables" qui ont justifié l'euthanasie. Une minorité (18%) de personnes âgées de plus de 80 ans est concernée et cette proportion reste stable. Pour le professeur Deliens, la loi ne sert donc pas à "éliminer" les patients âgés trop coûteux comme le craignaient les opposants à l'euthanasie. L'étude confirme que l'euthanasie est plus couramment pratiquée en Flandres (83%) qu'en Wallonie (17%). Des chiffres étonnants qui, pour les chercheurs, peuvent s'expliquer par des "différences de pratiques médicales".
    Pour le docteur Bernard Devalois, spécialiste français des soins palliatifs, "cette étude démontre que la majorité des demandes d'euthanasie en Belgique sont liées à des douleurs physiques insupportables et donc à des mauvaises pratiques médicales dans le traitement de la douleur, car les souffrances vraiment réfractaires - que nous traitons en France en endormant le malade - restent très rares". Une analyse corroborée par le fait que la grande majorité des euthanasies belges ont lieu au domicile du patient. "On peut penser qu'elles sont effectuées par des généralistes démunis car mal formés au maniement des techniques antalgiques complexes", constate le médecin français. 

    Votée le 28 mai 2002, la loi belge protège le médecin qui "met intentionnellement fin à la vie d’une personne à la demande de celle-ci", à condition qu'elle soit dans "une situation médicale sans issue et un état de souffrance physique et psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée". Pour le docteur Devalois, "à la lecture de cette étude, la Belgique semble choisir de privilégier la formation de ses généralistes au maniement de produits provoquant une mort rapide du patient (barbituriques et curares). Le malade n'a donc que le choix entre souffrir ou demander l'euthanasie. Je préfère nettement qu'on lui offre un troisième choix : être soulagé de sa douleur ! C'est la voie qu'a choisie la France à travers les plans Douleur et Soins Palliatifs".  

    La loi belge sur l'euthanasie prévoit que le médecin fasse appel à l’avis d’un second praticien. Une précédente étude menée en juin 2009 avait montré que cette condition n'était pas toujours respectée. 

    Source : Genethique.org et LaVie.fr - Claire Legros - publié le 15/03/2010

    Pays-Bas: euthanasie pour les plus de 70 ans?

    10/03/2010 - Einde van het leven

    Le parlement hollandais va examiner une proposition visant à permettre à toute personne de plus de 70 ans, quel que soit son état de santé, de demander l’euthanasie. Un lobby favorable à l’euthanasie a recueilli 112.000 signatures or, au Pays-Bas, il suffit d’en recueillir 40.000 pour ouvrir le débat public. La proposition vise à autoriser une équipe non médicale agréée à administrer une injection létale  à toute personne de plus de 70 ans qui en ferait la demande de façon persistante. Pour rappel, l’euthanasie a été dépénalisée dans ce pays en 2002, tandis qu’en 2007, plus de 2.500 cas étaient rapportés.
     
    Source: London Telegraph

     

    Controverses autour de la vaccination contre le cancer du col de l’utérus

    22/03/2010 - Biomedisch onderzoek

      Selon le Docteur André Devos, environ 30% des adolescentes ont été vaccinées contre le HPV (Human papilloma virus, intervenant dans les cancers du col de l’utérus). Les autorités souhaitent relancer une campagne de vaccination dès le mois de septembre dans les écoles primaires ainsi que dans le premier degré du secondaire.

    Néanmoins, de nombreuses critiques s’élèvent dans les milieux scientifiques notamment en ce qui concerne l’efficacité du vaccin, mais aussi la gravité des effets secondaires possibles sans mentionner le coût très élevé  de ces campagnes, alors que le dépistage par simple frottis est efficace et aisé.  De nombreux médecins craignent également que le vaccin ait un effet pervers car il ferait croire erronément aux femmes qu’elles ne doivent plus effectuer de frottis et que des cancers pourraient être découverts très tardivement.

    C’est pourquoi le Docteur Devos lance un appel aux parents et associations de parents afin de s’élever contre la vaccination automatique de leurs adolescentes à l’école. Selon lui, les jeunes filles n’ont pas à être des cobayes. De plus,  et il est avéré que ce vaccin est en lien avec des dizaines de cas de décès ainsi que des centaines de cas d’effets secondaires importants, notamment des maladies auto-immunes.

    Rappelons également que le Haut conseil de la santé publique en Belgique avait exigé qu’un contrôle de la vaccination ainsi que de ses effets secondaires soit instauré, ce qui n’a pas été fait à ce jour.

    Source: IEB
     
     

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