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Anorexie / Euthanasie / Cellules souches découvertes

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[Français] 18 avril 2013

Samenvatting

  •   Des patients anorexiques euthanasiés ? Un ministre réclame plus de transparence
  •   Greffer des cellules souches humaines dans la moelle épinière d’un rat atteint de sclérose latérale
  •   Des chercheurs de l'ULB produisent des cellules nerveuses humaines et les transplantent avec succès
  •   Déclaration anticipée pour euthanasie : une brochure en juin
  • Des patients anorexiques euthanasiés ? Un ministre réclame plus de transparence

    04/04/2013 - Einde van het leven

    Catherine Fonck (cdH) a posé une question à Madame Laurette Onkelinx, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique. La ministre cdH s’inquiétait d’avoir appris par voie de presse qu’une euthanasie aurait été pratiquée sur une personne qui souffrait d’anorexie. Elle s’étonnait car l’anorexie n’est pas une maladie incurable, et la situation médicale de cette personne n’était donc pas sans issue. Madame Onkelinx a répondu qu’elle ne disposait que des données communiquées dans les rapports de la Commission d’évaluation de la loi sur l’euthanasie, et que seuls cette Commission ou un juge sont habilités à se prononcer sur la légalité d’une euthanasie. Catherine Fonck s’est alors inquiétée du fait que la pathologie à l’origine de la demande d’euthanasie n’est pas toujours clairement mentionnée dans le rapport de la Commission d’évaluation. Madame Fonck s’est alors enquise de l’existence d’une procédure qui permettrait de convoquer la Commission ou d’obtenir de sa part des réponses écrites.
     

    Greffer des cellules souches humaines dans la moelle épinière d’un rat atteint de sclérose latérale

    02/04/2013 - Biomedisch onderzoek

    Une nouvelle étude publiée dans la revue STEM CELLS Translational Medicine montre la manière dont les cellules souches humaines peuvent être greffées, survivre et se différencier en neurones matures dans la moelle épinière d'un rat atteint de sclérose latérale amyotrophique (SLA). Ces résultats sont présentés comme synonymes d'espoir pour les personnes souffrant de cette maladie dont l'issue est généralement le décès du patient dans les trois à cinq ans suivant le diagnostic.

    Des neurones moteurs spinaux ont déjà été générés avec succès à partir de diverses sources, telles que des cellules souches embryonnaires (CSE) et des cellules souches neuronales (CSN). Des études ont par ailleurs évalué le potentiel thérapeutique des cellules souches mésenchymateuses (CSM) humaines de la moelle osseuse et des cellules provenant du sang du cordon ombilical humain (CSCO), mais l'amélioration obtenue lors de leur transplantation sur des patients atteints de SLA n'a été que modeste, voire nulle. En théorie, les cellules souches pluripotentes humaines induites (CSPHI ou iPS) prélevées chez des patients souffrant de maladies neurodégénératives, comme la SLA, pourraient être utilisées pour stopper la maladie. Toutefois, aucune étude n'a décrit jusqu'à présent ce qu'il advient des CSPHI transplantées dans un environnement SLA.

    Dans le cadre de la présente étude, l'équipe de chercheurs de Roland Pochet, Professeur à l'Université libre de Bruxelles. souhaitait comprendre dans quelle mesure des progéniteurs neuronaux obtenus à partir de cellules souches pluripotentes humaines induites (iPS ou CSPHI) pouvaient avoir un effet sur la SLA. Cette idée leur a été inspirée par une précédente étude au cours de laquelle ils avaient injecté à des rats atteints de SLA des CSN prélevées sur d'autres rats.
    Source : Bulletins électroniques


     

    Des chercheurs de l'ULB produisent des cellules nerveuses humaines et les transplantent avec succès

    03/04/2013 - Biomedisch onderzoek

    Les chercheurs ont utilisé au départ des cellules souches pluripotentes humaines, soit issues d'embryons précoces, soit issues de reprogrammation à partir de cellules de peau de donneurs sains. Ils ont ensuite développé un système de culture de ces cellules, pour les transformer efficacement en l'ensemble des cellules nerveuses (neurones) qui composent normalement le cortex cérébral. Le système récapitule ainsi les grandes étapes du développement cérébral humain, permettant la production de cellules nerveuses corticales qui se révèlent fonctionnelles et essentiellement comparables à celles de cortex cérébral humain natif.

    Dans un deuxième temps, les chercheurs ont testé le potentiel de ces neurones corticaux humains dans un organisme entier (in vivo), par transplantation dans le cerveau de souris nouveau-nées. C’est ainsi qu’ils ont pu observer que les neurones humains transplantés s'intègrent de façon efficace dans le cerveau de souris, et peuvent même se connecter avec celui-ci de façon fonctionnelle. Les chercheurs ont donc réalisé un modèle expérimental de cortex cérébral humain, outil novateur d'étude du cortex et de ses pathologies. En outre, ces recherches montrent qu'il est désormais possible de produire des neurones de cortex à partir de cellules de peau reprogrammées en cellules pluripotentes.
    Ces avancées ont des implications importantes, à la fois fondamentales et appliquées. Sur le plan fondamental, ces recherches permettront de mieux comprendre les mécanismes à la base de l'évolution du cerveau humain, qui est essentiellement lié au développement du cortex. Sur le plan appliqué, ce modèle offre pour la première fois la possibilité de réaliser des expériences fonctionnelles sur des neurones corticaux humains porteurs de maladies (en particulier : épilepsie, autisme, Alzheimer), dans le contexte physiologique d'un cerveau de souris. Il permettra ainsi de mimer de la façon la plus fidèle possible une partie de la complexité de certaines pathologies neurologiques. En outre, à beaucoup plus long terme, le succès des expériences de transplantation suggère des nouvelles voies d'approche de réparation du cerveau endommagé ou en dégénérescence.
    Ce travail a été publié le 6 février 2013 dans la prestigieuse revue Neuron [1].

    Source: ICI

    NDLR : Dans l’expérience décrite ci-dessus, il y a mélange de cellules animales et humaines au sein même d’un organisme animal. S’agit-il de chimère ? On peut le dire puisqu’on assiste ici à la coexistence dans un même tissu ou dans un même organisme de cellules appartenant à des espèces vivantes différentes. Donc, le tissu neuronal régénéré, résultat de l’expérience, est bien chimérique.
     
     

    Déclaration anticipée pour euthanasie : une brochure en juin

    16/04/2013 - Einde van het leven

    La déclaration anticipée exprimant la volonté de s’engager dans une procédure d’euthanasie fera l’objet d’une brochure d’information adressée en juin aux communes, a indiqué la ministre de la Santé Laurette Onkelinx (PS) interrogée au Sénat par Elke Sleurs (N-VA). La loi fait l’objet d’auditions au Sénat et plusieurs partis souhaiteraient notamment revoir les modalités entourant l’enregistrement de la déclaration. En attendant, la brochure rappellera à la population les conditions de la loi votée il y a dix ans.
    Source : Belga, 28/03/2013


    Voir Fiche didactique de l’IEB : « Qu’est-ce que la déclaration anticipée ? »
    Les données chiffrées quant aux déclarations anticipées sont disponibles dans ce bulletin de l’IEB

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