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100.000.000 euros pour la PMA

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[Français] 21 novembre 2012

Samenvatting

  •   Coût de la procréation médicale en 2008 en Belgique : près de 100.000.000 euros
  •   Effets secondaires des traitements de l’infertilité
  • Coût de la procréation médicale en 2008 en Belgique : près de 100.000.000 euros

    12/11/2012 - Medisch geassisteerde voortplanting

    Au cours des dernières années, on constate une augmentation considérable du nombre de traitements de l'infertilité en Belgique. Le nombre de cycles de traitement par FIV/ICSI a doublé entre 2004 et 2008, passant de 14.652 à 29.541 durant cette période.
    Le nombre des naissances y associées a suivi la même évolution, passant de 2.443 à 4.942. On a en outre enregistré une augmentation inexpliquée de 20 % du nombre des traitements chez les moins de trente-cinq ans.
    En Belgique, deux mille patients par million d'habitants subissent un traitement de l'infertilité, alors que la moyenne européenne est de mille cinq cents patients par million d'habitants. Le Studiecentrum voor Epidemiologie a calculé qu'à ce jour, 5,8 % des enfants en Flandre sont nés à la suite d'un traitement de l'infertilité.

    Les dépenses dans ce secteur ont ainsi considérablement augmenté au cours des dernières années.
    Le montant des remboursements de frais de laboratoire est passé de 10.117.730,69 euros en 2003 à 18.872.540,71 euros en 2009.
    Le coût des prestations liées à l'infertilité est passé de 3.979.846,82 euros en 2006 à 10.031.559,65 euros en 2010.

    On ne dispose actuellement d'aucun chiffre exhaustif concernant le coût de l'infertilité. Mais en considérant que le coût réel pour la société par FIV remboursée est de 4.000 euros, on obtient un montant global de 99.844.000 euros pour l'année 2008.

    L’Instituut voor Samenleving en Technologie (IST) craint que l'on recoure trop rapidement à la FIV/ICSI dans ce pays (8). Le Collège de médecins « Médecine de la reproduction » — l'organe responsable de l'organisation de l'évaluation externe de la médecine reproductive — a également proposé en mai 2011 de durcir l'évaluation des critères de traitement. Ce faisant, il reconnaissait implicitement l'existence d'un risque de surconsommation dans le domaine de la médecine reproductive.

    Effets secondaires des traitements de l’infertilité

    13/11/2012 - Medisch geassisteerde voortplanting

    Le milieu scientifique en Belgique est demandeur d'une plus grande transparence dans les traitements de l'infertilité, pour pouvoir mieux évaluer l'efficacité réelle des traitements et les effets secondaires psychiques. En effet, seul un cycle FIV/ICSI sur cinq aboutit à une grossesse. En outre, l'Instituut voor Samenleving en Technologie (IST) a démontré qu'il faut en moyenne deux ans de traitement de l'infertilité pour aboutir à une naissance.

    Par ailleurs, étant donné la forte pression psychologique induite par un traitement de l'infertilité et vu les conséquences physiologiques de la cure hormonale, il est déconseillé de suivre plus de trois cycles de fécondation par an. Des études révèlent que plus de la moitié des femmes qui suivent un traitement de l'infertilité présentent une dépression modérée.

    Ce constat a donné lieu à un avis du Conseil national des établissements hospitaliers visant à prévoir la réalisation d'une évaluation systématique des critères de traitement en médecine de la reproduction par centre en vue d'améliorer la définition des indications et d'utiliser les moyens de manière responsable et efficace.

     Il convient en effet de lutter de manière structurée contre le « shopping » dans les différents centres de fertilité. Il n'est pas rare aujourd'hui que des patients parviennent à obtenir le remboursement de plus de six cycles de fécondation.

    Source: Argumentaire de la Proposition de loi

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