Bulletin de l'IEB - 31 mars 2016

Sommaire


Belgique : peut-on proposer aux femmes en détresse une autre option que celle de l’avortement ?

29/03/2016 - Début de vie

Une campagne d’information avec affichage dans les trams anversois vient d’être interdite et retirée de l’espace public. On y voyait une jeune femme en questionnement par rapport à sa grossesse et l’adresse du site internet ongeplandzwanger.be

Les initiateurs de cette campagne d’information sont des personnes qualifiées (médecins, psychologues, infirmières) dont l’expérience en matière d’accompagnement de la détresse des femmes n’est plus à démontrer. Depuis plusieurs années, les animations proposées par l’ASBL Jongeren Info Life (JIL) sont très bien accueillies dans les écoles qui cherchent à sensibiliser les jeunes de tous horizons par rapport à l’avortement. Ce programme est d’ailleurs développé en accord avec l’association Siriz aux Pays-Bas, elle-même subventionnée par le gouvernement néerlandais.

Mais en Belgique, et plus particulièrement en Flandre, il semble qu’il y ait une situation de monopole en faveur de Sensoa (centre d'expertise flamand de la santé sexuelle), selon un décret flamand sur la prévention et l’éducation sexuelle. Dans un article paru dans De Morgen, il est même question de mettre JIL et ses associés sur une liste noire, du seul fait que JIL désinformerait la population en mettant trop l’accent sur les séquelles de l’avortement au lieu d’insister sur le soulagement des femmes après l'intervention.

Faisant suite à une question posée au Parlement flamand, la Ministre flamande de l’éducation a pourtant réaffirmé que les écoles doivent avoir la liberté de choisir elles-mêmes les intervenants qualifiés pour l’éducation sexuelle aux écoles. JIL peut donc être invité en milieu scolaire sans problème.

Mais suite à diverses interpellations ultérieures, la campagne d'information a finalement été retirée des tramways anversois. La question se pose dès lors de savoir s’il est encore permis aujourd’hui à une association qui encourage respectueusement les femmes à garder leur enfant de se faire connaître dans l’espace public.

Dossier de l’IEB :
1. Les conséquences psychologiques de l'avortement
2. Liste des études scientifiques sur les conséquences psychologiques de l’avortement

 

Belgique : organiser la GPA, une priorité de santé publique pour la Belgique ?

30/03/2016 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

Dans l’exercice de sa mission, la Commission santé de la Chambre des représentants belge sollicite régulièrement les différents partis sur leurs propositions phares en matière de santé publique.

Le 1er mars 2016, le parti socialiste flamand a demandé de mettre à l’ordre du jour de ladite Commission une ancienne proposition de loi relative à l’organisation des centres de maternité de substitution. Cette proposition entend légaliser la maternité de substitution dite de « haute technologie » (par fécondation in vitro) effectuée dans un centre de maternité de substitution et au bénéfice de tout couple hétéro ou homosexuel, indépendamment de son statut juridique, pourvu qu'existe un lien génétique entre la mère porteuse et le couple commanditaire. Une « convention-type » y est prévue afin de réglementer précisément les modalités de la grossesse et du comportement de la mère porteuse, jusqu’à ses dimensions les plus intimes.

Si la question des mères porteuses a récemment fait l’objet d’un rapport d'information dans une commission au Sénat, c’est la première fois, sous cette législature, qu’une proposition relative à la GPA arrive à la Chambre des Représentants. La Commission santé devra décider de traiter ou non cette proposition de loi et, le cas échéant, de procéder éventuellement à des auditions ou/et demandes d’avis.

Belgique : la partie « oubliée » de la loi euthanasie de 2005 a été publiée

30/03/2016 - Fin de vie

Faisant suite au constat qu'une partie de la loi belge relative à l'euthanasie n’avait pas été publiée (Bulletin de l'IEB) et n’était donc pas appliquée, la Ministre de la santé Maggie De Block avait promis de réparer cet oubli. Ce qui a été fait dans le Moniteur belge du 21 mars dernier.

Reste désormais à mettre en place le contrôle sur le terrain de la délivrance des substances euthanasiantes par les pharmaciens au médecin en personne, ainsi que du retour des produits non utilisés par celui-ci après l’euthanasie.

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