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Docteur honoris causa à la KULeuven et mise en garde  à propos du CRISPR-Cas9

Docteur honoris causa à la KULeuven et mise en garde à propos du CRISPR-Cas9

Deux femmes viennent vient de se voir attribuer le titre de Docteur honoris causa  à la KULeuven. Il s'agit d'Emanuelle Charpentier, microbiologiste française, et de la généticienne américaine Jennifer Doudna, toutes deux à l'origine de la technique CRISPR-cas9. (Voir ci-dessous)
Saisissant cette occasion, elles ont voulu mettre en garde quant à une mauvaise utilisation de leur découverte.
« Ma plus grande crainte est que quelqu'un ne veuille être le plus rapide, et que cette technique, dans ses applications, ne devienne dangereuse. Si cela était le cas, cela pourrait mener à une interdiction pure et simple du CRISPR-cas9, et des années de recherches seraient ainsi  réduites à néant  »,  selon Jennifer Doudna.
Emmanuelle Charpentier quant à elle,  souligne que la législation européenne stipule que de telles manipulations sur des cellules humaines ne peuvent l'être qu'à titre préventif et thérapeutique. « A ce jour,  je ne suis pas pour la manipulation des gènes héréditaires ».  Jenni...

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UNESCO : le Comité International de Bioéthique (CIB) plaide pour la protection du génome humain

A l'UNESCO, lors des sessions de la Commission mondiale d'éthique des connaissances scientifiques et des technologies (COMEST) et du Comité International de Bioéthique (CIB) du 29 septembre au 1er octobre 2015 à Paris, le CIB a appelé à un moratoire sur les techniques d'édition de l'ADN des cellules reproductrices humaines, afin d'éviter tout risque de dérive eugénique.
Cette session a porté sur les enjeux éthiques représentés par l'avancée de la technique dans le domaine de la génétique. Depuis 2012, de nombreuses techniques ont été mise au point, dont certaines permettent de modifier l'ADN, comme la technique baptisée « CRISPR-Cas9 ». Cette technique, très applaudie par la communauté scientifique, permet de séquencer, couper et modifier l'ADN. L'intérêt étant à terme de pouvoir guérir les maladies génétiques comme la drépanocytose (maladie héréditaire des globules rouges) ou la mucoviscidose.
Néanmoins, le danger est de toucher aux cellules germinales, porteuses de l'hérédité. En e...

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Belgique : 2 millions d’euros remis par la Fondation Roi Baudouin pour la recherche médicale

Belgique - Belgique : 2 millions d’euros remis par la Fondation Roi Baudouin pour la recherche médicale

La Fondation Roi Baudouin (FRB) a récemment mis à l'honneur 34 lauréats de ses Fonds médicaux scientifiques. La Fondation a distribué plus de 2 millions d'euros en 2014 pour la recherche dans le domaine de la santé. Le prix De Beys, d'une valeur de 120.000 euros, a été remis à l'occasion de la cérémonie au professeur Eric Salmon, chef de la Clinique de la Mémoire au CHU de Liège. Il a été récompensé pour son approche innovante de la maladie d'Alzheimer et d'autres troubles cognitifs. Sa méthode, développée depuis plusieurs années, part des ressources de la personne plutôt que de ses déficits.
D'autres scientifiques ont reçu des prix, bourses ou soutiens à la recherche, dans des domaines comme le vieillissement (Fonds Aline, Fonds A.B.), la cardiologie (Fonds Docteur et Madame René Tagnon) ou encore les maladies rares (Fonds Alphonse et Jean Forton, Fonds Crawhez contre la mucoviscidose, Fonds Walter Pyleman) et le sida (Fonds pour la Recherche scientifique contre le Sida).
Le finance...

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Belgique : TiGenix obtient un brevet essentiel pour des compositions de cellules souches

Belgique - Belgique : TiGenix obtient un brevet essentiel pour des compositions de cellules souches

TiGenix NV, une société biopharmaceutique basée à Leuven, spécialisée dans le développement de nouvelles thérapies cellulaires est devenue un leader européen dans ce domaine. L'Office européen des brevets (OEB) vient de lui octroyer le feu vert concernant une composition de cellules souches dérivées de tissus adipeux. Ces cellules souches, dites mésenchymateuses, ont des capacités étonnantes de régénération et de réparation de tissus, mais aussi des capacités immunologiques. Ce sont des cellules souches adultes, ce qui, éthiquement ne pose aucun problème. Elles peuvent calmer des réactions inflammatoires non-contrôlées et sont dès lors utilisées pour traiter des maladies inflammatoires et auto-immunes. C'est ainsi que, TiGenix explore dans une étude clinique, le traitement de fistules périanales complexes chez des patients atteints de la maladie de Crohn (une maladie inflammatoire chronique des intestins). D'autres études sont également en cours pour le traitement de l'arthrite rhuma...

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Création d'un muscle artificiel auto-régénérant

Etats-Unis - Création d'un muscle artificiel auto-régénérant

Une équipe en ingénierie biomédicale de la Duke University a réussi à créer un muscle bioartificiel, en mélangeant des cellules souches de souris à un hydrogel.
Après une stimulation électrique, le muscle s'est contracté avec 10 fois plus de puissance qu'aucun autre muscle artificiel, au point d'atteindre la même puissance qu'un muscle naturel. Il est  aussi capable de se régénérer en cas de lésion physique, mais également après avoir été infecté, les scientifiques l'ayant exposé à une toxine extraite du venin d'un serpent. Cette capacité de régénération est due à un stock de cellules souches satellites qui sont prêtes à s'activer dès que les fibres musculaires sont abîmées.
Pour finaliser l'expérience, les scientifiques ont greffé leur création sur des rats. Avec succès puisque le muscle s'est renforcé et que des cellules sont parvenues à se déplacer à travers les veines qui se sont développées progressivement. Reste maintenant à confirmer ce bel ouvrage chez les humains. En attenda...

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Cardio 3 : des cellules souches adultes pour régénérer le coeur fragilisé

Etats-Unis - Cardio 3 : des cellules souches adultes pour régénérer le coeur fragilisé

L'autorité américaine de santé, la Food and Drug Administration (FDA) vient de donner son feu vert à la société biopharmaceutique belge Cardio3 BioSciences pour un essai clinique de phase III sur le test du traitement C-Cure sur 240 patients. Ce traitement, qui utilise des cellules souches adultes, "représente les travaux les plus avancés dans le domaine des thérapies cellulaires pour les maladies cardiaques". Il pourrait être mis sur le marché à l'horizon 2016 et permettrait de ne pas recourir à une transplantation.
Pour parvenir à cette thérapie, les chercheurs ont prélevé des cellules souches adultes dans la propre moelle osseuse du patient, au niveau de la hanche, et les ont ensuite "programmées in vitro pour devenir des cellules de lignées cardiaques". Concrètement, ils "reproduisent les signaux protéiniques qui, dans l'embryon permettent aux cellules de se différencier en cellules d'un organe particulier". Les cellules cardioréparatrices obtenues "sont ensuite injectées dans le...

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Télévie en Belgique : 20.000 euros pour un projet utilisant les cellules souches embryonnaires

Belgique - Télévie en Belgique : 20.000 euros pour un projet utilisant les cellules souches embryonnaires

L'asbl ABMM organise depuis plus de 10 ans le Télévie et mobilise de nombreux volontaires chaque année pour la collecte de dons. C'est en moyenne 250.000 euros qui sont ainsi collectés chaque année, et notamment par son « centre téléphonique de promesse ».
Plusieurs projets de recherche trouvent ainsi un appui financier. Cette année, un projet intitulé « Human pluripotent stem cells as disease models for myotonic dystrophy type 1  » du Dr Karen Sermon de la VUB a été sélectionné et a bénéficié d'un soutien financier s'élevant à 20.000 euros.
Le projet financé étudie la myotonie dystrophique du type 1 (DM1) qui est une maladie neuromusculaire autosomale dominante. Pour ce faire, les chercheurs ont recours à des cellules souches de deux provenances. La première est celle dérivée d'embryons, qui après un diagnostic préimplantatoire (DPI) ont été identifiés comme portant la maladie DM1 et serviront donc à la recherche. La deuxième provenance est celle de la reprogrammation des cellules ...

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Première mondiale : créer de l’os à partir de cellules souches de graisse

Belgique - Première mondiale : créer de l’os à partir de cellules souches de graisse

Des scientifiques de l'UCL viennent de mettre au point une technique pour créer de l'os artificiel à partir de cellules-souches prélevées dans la graisse du patient. Ces cellules-souches sont cultivées et multipliées trois mois avant d'être réimplantées là où l'os du patient manque. Développée pour des patients pour lesquels aucune solution n'était plus disponible, notamment des enfants atteints d'un cancer des os, cette technique, qui produit une sorte de plasticine que l'on peut modeler à la forme du vide à combler, pourrait être étendue à d'autres patients qui éprouvent des difficultés à « faire de l'os ».
« Notre découverte provient de la volonté de trouver des solutions notamment pour de jeunes patients qui avaient été opérés de cancer des os. Nous pouvons procéder à une greffe avec de l'os de donneurs, mais celui-ci est fixé avec des plaques de métal qui ne peuvent empêcher qu'il y ait une faiblesse à la jonction. Avec un risque de fracture très élevé. Leur confort de vie est s...

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Cellules iPS: découverte de nouveaux gènes pour la reprogrammation

Cellules iPS: découverte de nouveaux gènes pour la reprogrammation

La revue Cell Stem Cell révèle dans son numéro de septembre 2013 que le Centre de Médecine Régénérative de Barcelone (CMR), en collaboration avec l'Institut Salk en Californie, est parvenu à mettre au point "un nouveau procédé d'obtention de cellules iPS". L'équipe du professeur Juan Carlos Izpisua "vient de montrer qu'il existe au moins sept autres gènes capables d'intervenir dans le processus de reprogrammation" des cellules souches. Ces gènes "sont présents dans la cellule adulte et c'est la combinaison de leur expression" qui permet le processus de reprogrammation.
Dans ses travaux sur les cellules iPS qui lui ont valu le Prix Nobel de médecine en 2012, le Pr S. Yamanaka avait procédé à l'introduction de quatre gènes. De ce fait, "plutôt que d'envisager de 'reconstruire' de nouveaux tissus in vitro à partir de cellules souches adultes d'un patient", une "auto-réparation" des organes serait envisageable par cette nouvelle découverte, grâce à une reprogrammation in vivo.
BE Espagne...

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Analyse ADN facturée 300 euros en Belgique contre seulement 30 euros en Allemagne.

Analyse ADN facturée 300 euros en Belgique contre seulement 30 euros en Allemagne.

Une société de Munich a été choisie pour effectuer l'analyse annuelle d'environ 8.000 échantillons ADN de personnes condamnées par la justice belge. Les laboratoires belges, qui réalisaient jusqu'à présent ces analyses, regrettent qu'elles ne soient plus effectuées dans le pays, indique De Standaard.
Le gouvernement a décidé d'attribuer dès 2014 l'analyse des échantillons ADN des condamnés à la société allemande Eurofins Medigenomix Forensik afin de réaliser des économies. En effet, une analyse est facturée 300 euros en Belgique contre seulement 30 euros en Allemagne.
Ces dernières années, le coût des analyses ADN demandées par la justice belge a été compris entre 8 et 10 millions d'euros. La base de données ADN sera élargie l'année prochaine et le nombre d'analyses passera de 4.000 à 8.000. Pour limiter les coûts, la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom, avait donc lancé un appel d'offres européen.

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